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Les Bibliophiles de Belgique au XIXe siècle

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« Il n’est pas de pays au monde qui, toutes proportions gardées, possède plus de livres rares et précieux que la Belgique, et où l’amour des livres soit plus vif et plus général. » écrivait en 1844 le baron Frédéric de Reiffenberg (Mons, 1795-Bruxelles, 1850), conservateur à la Bibliothèque royale, en ouverture de la première livraison du mensuel Le Bibliophile belge.




Henri-Florent Delmotte (Mons, 1798-1836) fut notaire à Baudour, où naquit son fils en 1822, puis à Mons. En 1824, il remplaça son père décédé dans la place de bibliothécaire de la ville, puis, en 1832, le gouvernement lui confia la garde des archives de l’État de la province de Hainaut. Delmotte s’attacha à réunir tout ce qui était sorti des presses de sa ville, dans le but de publier une Bibliographie montoise.




La première société de bibliophiles de Belgique, la « Société des bibliophiles de Mons », fut créée le 4 avril 1835 chez Delmotte, qui en fut le premier président, où s’étaient réunis les treize autres membres fondateurs : Rénier Chalon, docteur en droit, membre de diverses sociétés savantes, receveur des contributions directes de la ville de Bruxelles, qui en fut le premier secrétaire et trésorier ; Charles Delecourt, avocat, membre du conseil communal, à Mons ; Victor François, docteur en médecine, membre de l’Académie de médecine et professeur à l’Université de Louvain ; Louis-Prosper Gachard, membre de l’Académie, archiviste général du royaume, à Bruxelles ; Frédéric Hennebert, membre de plusieurs sociétés savantes, archiviste et professeur, à Tournai ; Henri Hoyois, typographe, à Mons ; Emmanuel Hoyois, membre de la « Société des sciences du Hainaut », typographe, à Mons ; André-Joseph-Ghislain Le Glay, docteur en médecine, archiviste du département du Nord, à Lille ; Martin Leroux, libraire à Mons ; Adrien Le Tellier, avocat et membre de la « Société des sciences du Hainaut », à Mons ; Mathieu-Lambert Polain, docteur en lettres, archiviste de la Province, à Liège ; Maurice Ranscelot, membre de la députation permanente des États-Provinciaux, à Mons ; Camille Wins, avocat, président de la « Société des sciences du Hainaut », à Mons.

Le but de la société était de publier des documents historiques ou littéraires inédits et de réimprimer des opuscules d’une grande rareté intéressant de préférence la ville de Mons ou le Hainaut, tirés à 100 exemplaires sur papier ordinaire destinés au commerce, plus les 27 exemplaires sur papier de choix destinés aux sociétaires, au nombre de 25, à la Bibliothèque de Mons et à la « Société des bibliophiles françois » de Paris. La première publication de la société fut le Gouvernement du pays d’Haynnau (Mons, Hoyois-Derely, 1835).

Dès le 8 mai 1835, Delmotte fut admis au nombre des correspondants de l’Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. En 1840, le nombre des sociétaires passa à cinquante. En 1841, la société prit le nom de « Société des bibliophiles belges séant à Mons ». Leur bulletin ne commencera à paraître qu’en 1908. Ce ne sera qu’en 1949 qu’une femme, l’archéologue Germaine Feytmans (1903-1983), conservateur du musée de Mariemont, occupera pour la première fois un siège au sein de la société.


Le 10 janvier 1839, la « Société des bibliophiles flamands », ou « Maetschappy der vlaemsche bibliophilen », fut fondée à Gand par 28 amateurs menés par leur premier président, François Vergauwen (Gand, 1801-Scheldewindeke, 1881), éditeur et copropriétaire du journal gantois Den Vaderlander et futur sénateur, qui possédait, dans sa collection d’environ 3000 volumes, des manuscrits du ixe siècle et la plus riche collection jamais formée d’incunables imprimés dans les Pays-Bas, au nombre de près de 400. Philippe Blommaert, avocat et défenseur de la littérature flamande, en sera le secrétaire. Charles Pieters, futur auteur des Annales de l’imprimerie elsévirienne (Gand, Annoot-Braeckman, 1851), en sera le trésorier jusqu’en 1855 et sera remplacé par Ferdinand Vanderhaeghen (1830-1913), bibliothécaire et archiviste de la « Société royale des beaux-arts et de littérature » de Gand et auteur de la Bibliographie gantoise (Gand, E. Vanderhaeghen, 1858-1869). La préface de leurs statuts déclare que seraient publiés surtout des documents inconnus ou d’une extrême rareté concernant l’histoire de la Flandre et du Brabant. Les publications (1ère série) furent tirées à 30 exemplaires sur papier vergé de Hollande et à 100 exemplaires sur papier vélin numérotés à la presse et destinés au commerce. En 1845, le nombre des sociétaires ayant été fixé à 36, il fut décidé qu’il serait imprimé de la 2e série et des suivantes, 38 exemplaires sur papier de Hollande, dont deux seraient donnés aux bibliothèques de Gand et de Bruxelles.


À l’initiative du baron de Reiffenberg, son futur secrétaire, la « Société des bibliophiles de Belgique » fut fondée à Bruxelles, le 1er novembre 1839, pour faire imprimer, à 55 exemplaires, des ouvrages inédits ou devenus rares concernant l’histoire et la littérature du pays, par 22 amateurs de bons et beaux livres : le duc d’Arenberg, Auguste Baron, professeur de littérature à l’Université de Bruxelles, le comte Amédée de Beaufort, Julien de Bonne, avocat, H. Cattoir, Théodore de Jonghe, rentier, le chanoine Pierre-François-Xavier de Ram, le baron Étienne-Constantin de Gerlache, premier président de la Cour de cassation, le comte Jean-Baptiste d’Hane de Potter, sénateur, Adolphe Hauman, le prince de Ligne, Jean-Baptiste Nothomb, ministre des Travaux publics, Charles Pieters, le baron de Reiffenberg, le chevalier de Sauvage, le baron Goswin de Stassart, sénateur, le baron Jules de T’Serclaes, Charles-Eugène Thiry, président de la commission des monnaies, Sylvain Van de Weyer, ministre plénipotentiaire à Londres, Jules Van Praet, ministre de la Maison du roi, Hippolyte Vilain XIIII, le baron Jean-François de Wyckersloot de Weerdesteyn.

Sauvage en fut le premier président, Reiffenberg le secrétaire et Bonne le trésorier. Cette société, dont le siège était dans l’imprimerie Hauman et Cie, eut une existence éphémère.

Reiffenberg avait suivi la carrière des armes : à la chute de Napoléon, il avait quitté le service et s’était consacré aux études littéraires. Il fut nommé professeur de philosophie à l’Université de Louvain vers 1822, puis à celle de Liège en 1835. Marié en 1827, il avait eu deux fils. En 1837, il fut appelé à Bruxelles en qualité de conservateur en chef de la Bibliothèque royale qui venait d’être créée avec le fonds Van Hultem. Chevalier de 17 ordres et membre de 50 académies, Reiffenberg laissera « une quinzaine de volumes de poésies et de pièces dramatiques, quarante volumes de biographies, d’études et de réimpressions historiques et quinze volumes de brochures, de notices, d’ouvrages de philosophie et d’écrits politiques. »

Le chevalier Étienne de Sauvage (Liège, 1789-Bruxelles, 1867), qui avait été gouverneur de la province de Liège en 1830, ministre de l’Intérieur en 1831 dans le deuxième ministère du Régent, puis sous le roi Léopold, était président de chambre à la Cour de cassation depuis 1832.


La « Société des bibliophiles campagnards », que le baron de Reiffenberg, mystifié par la vente Fortsas, avait pris pour une nouvelle mystification, fut réellement fondée à Ardoye, le 1er août 1841, par Charles-Louis Carton (Pitthem, 1802-Bruges, 1863), son président. Composée de 25 membres, dont Reiffenberg et l’empereur de Chine, son but était « la publication d’ouvrages singuliers », tirés à 25 exemplaires sur papier de choix et 5 exemplaires pour le commerce. « Il parut de cette élucubration originale deux brochures et les statuts », écrivit le biographe de Carton.

Fils de médecin, Charles Carton avait été ordonné prêtre en 1825. Après avoir été vicaire à Ardoye de 1829 à 1835, il ouvrit à Bruges, cette dernière année, un Institut de sourds-muets. En 1838, il fut membre fondateur et président de la « Société d’Émulation pour l’étude de l’histoire et des antiquités de la Flandre occidentale », deviendra membre de l’Académie royale de Belgique en 1847 et chanoine de la cathédrale de Bruges.


Quatorze autres passionnés, conduits par Mathieu-Georges-Joseph Fiess (Meisenheim, 1804-Liège, 1875), docteur en droit, bibliothécaire en chef de la bibliothèque de l’Université de Liège à partir de 1825, fondèrent la « Société des bibliophiles liégeois », le 15 mars 1863, pour publier des manuscrits ou des imprimés devenus rares, concernant l’histoire politique et littéraire de l’ancien pays de Liège, à 50 exemplaires numérotés destinés aux membres : Joseph Fiess en fut le premier président ; Henri Helbig, homme de lettres, en fut le premier secrétaire ; Stanislas Bormans,  docteur en philosophie et lettres, membre de l’Académie royale de Belgique, administrateur et inspecteur de l’Université de Liège ; Mathieu Polain, membre de l’Académie royale de Belgique, administrateur et inspecteur de l’Université de Liège ; Épiphane Martial, avocat à Liège ; le chevalier Xavier de Theux, docteur en droit, président de la « Société des bibliophiles de Belgique », à Bruxelles, en fut le premier trésorier ; Gustave Francotte, à Liège ; Léonard Terry, professeur au Conservatoire royal de Liège, membre de l’Académie royale de Belgique ; Ulysse Capitaine, conseiller provincial, à Liège ; le chevalier Camille de Borman, docteur en droit, député permanent du Limbourg, à Liège ; le baron Adrien Wittert, à Bruxelles ; Eugène Dognée, avocat, à Liège ; Joseph Daris, chanoine de la cathédrale et professeur au Séminaire de Liège ; Mathieu Grandjean, docteur en philosophie et lettres, bibliothécaire de l’Université de Liège. La première publication de la société fut une Chronique des évêques de Liège (Liège, L. Grandmont-Donders, 1864). Un bulletin commença à être publié en 1882.





Vignette de la seconde Société des bibliophiles de Belgique
Gravée sur bois par François Pannemaker (1822-1900)

À Bruxelles, une seconde « Société des bibliophiles de Belgique » fut fondée en 1865 par Xavier de Theux de Montjardin (Saint-Trond, 1838-Bruxelles, 1896), docteur en droit, président, auteur d’une Bibliographie liégeoise (Bruxelles, Fr.-J. Olivier, 1867, 2 vol.), dont la bibliothèque sera dispersée en 1903 ; Jules Delecourt, secrétaire. Les autres membres étaient : le chevalier Camille de Borman, à Schalkhoven, le chevalier Léon de Burbure, à Anvers, Charles-Alexandre Campan, à Bruxelles, Ulysse Capitaine, à Liège, Jules Capron, à Ypres, le prince Alfred-Emmanuel de Croy, au Rœulx, Prosper Cuypers van Velthoven, à Bruxelles, Julien de Bonne, à Bruxelles, Frédérk-Andries-Gerardus Campbell, à La Haye, Félix Delhasse, à Bruxelles, Henri Delmotte, à Bruxelles, Jean de Meyer, à Gand, François du Bus aîné, à Tournai, Charles Duvivier, à Bruxelles, le colonel Justinus-Antonius-Felix Geisweit van der Netten, à Zwolle, Charles Grandgagnage, à Liège, Gustave Hagemans, à Bruxelles, Henri Helbig, à Liège, le comte Charles de Kerchove, à Gand, C.F. Kofoed, à Bruxelles, Simon-Édouard-Victor Legrand de Reulandt, à Anvers, le comte de Limburg-Stirum, à Gand, Charles Maus, à Bruxelles, le comte de Neudonchel, à Tournai, Fr. J. Olivier, à Bruxelles, Jules Pety de Thozée, au château de Grüne, le comte Maurice de Robiano, à Bruxelles, Charles Ruelens, à Bruxelles, Dr. Auguste Scheler, à Bruxelles, le chevalier de Schoutheete de Tervarent, à St Nicolas, Dr. Snellaert, à Gand, Ferdinand Van der Haeghen, à Gand, Dr. A. van der Linde, au château de Winkelsteeg, Alphonse van den Peereboom, à Bruxelles, Sylvain van de Weyer, à Londres, le chevalier Gustave van Havre, à Anvers, F. Vergauwen, à Gand, L. Veydt, à Bruxelles, le comte de Villermont, à Bruxelles, le baron de Vinck des Deux-Orp, à Bruxelles, Alphonse Willems, à Bruxelles, le baron Wittert, à Liège, Émile Petit, à Nivelles. La société avait pour premier but de fonder une revue trimestrielle, Le Bibliophile belge.


En 1877, Max Rooses (Anvers, 1839-1914), conservateur au musée Plantin-Moretus, et Pierre Génard (1830-1899), archiviste de la ville, fondèrent à Anvers une « Société des bibliophiles anversois » qui proposait de publier des textes concernant l’histoire de la ville. La société publia un bulletin de 1878 à 1886. Une nouvelle revue paraîtra à partir de 1923 sous le titre De Gulden passer. Le Compas d’or.

L’imprimerie et son matériel avaient été achetés par la ville l’année précédente. Diplômé de l’Université de Liège, Maximilian Rooses avait été professeur de néerlandais à l’athénée royal de Namur, puis à Gand, et fut l’auteur de Christophe Plantin, imprimeur anversois (Anvers, J. Maes, 1882) et Le Musée Plantin-Moretus (Anvers, G. Zazzarini, 1914, tirage 500 ex. numérotés).


De 1839 à 1841, la première revue bibliographique et bibliophilique publiée en Belgique fut Le Bibliologue de la Belgique et du nord de la France, à Tournai, de la librairie ancienne et moderne Hennebert frères, sous la direction de Frédéric Hennebert (Crèvecoeur, Oise, 1800-Tournai, 1857), archiviste et professeur à l’athénée royal de la ville, qui explique, dans l’introduction du premier numéro daté du mois d’août 1839 :


« Dans un temps si fertile en publications spéciales, il peut paraître assez étonnant que les sciences philologiques et bibliographiques n’aient pas la leur dans nos contrées, où l’amour des livres se propage de plus en plus [...]. Il y a donc à pourvoir à une lacune [...], avec le secours de plusieurs bibliophiles distingués, tant de la Belgique que du nord de la France [...].

Le Bibliologue paraîtra à des époques plus ou moins rapprochées suivant l’abondance des matières : chaque livraison, de 8 ou de 16 pages in-8°, contiendra, outre des notices et des variétés bibliographiques, un extrait du catalogue de notre librairie [...]. »


Hennebert avait dû renoncer à ses études médicales à la mort de son père. Pris sous la protection d’une famille de Tournai, il y devint le secrétaire du baron Léopold Lefebvre (1769-1844), puis remplaça l’archiviste de la ville en 1829 et fut nommé en 1833 professeur de français à l’athénée royal de Tournai. Il fut également secrétaire de la « Société historique et littéraire de Tournai », dont il dirigea le mensuel Bulletin des sociétés savantes et littéraires de Belgique, et membre de la « Société des bibliophiles campagnards ».

Dans le Messager des sciences historiques de Belgique (Gand, Hebbelynck, 1841, p. 281), qui annonce la 6e livraison (1841), on peut lire : « Cet intéressant recueil auquel nous ne ferons que le reproche de paraître avec trop d’irrégularité, continue à mériter les suffrages de tous les bibliophiles. »


Le baron de Reiffenberg publia, de 1840 à sa mort, un Annuaire de la Bibliothèque royale de Belgique (Bruxelles et Leipzig, C. Muquardt, 1840-1850, 11 vol. in-12). L’avertissement du premier numéro annonçait :


« On se propose d’offrir annuellement au public un volume pareil à celui-ci. Chacune de ces publications contiendra, avec un exposé de la situation de la Bibliothèque royale, des notices sur ce qu’elle renferme de rare ou de curieux, des recherches sur les anciennes bibliothèques du pays, des renseignements sur celles qui existent actuellement, des articles biographiques sur les bibliographes, les artistes et les écrivains belges, avec des mélanges bibliologiques. »


Le volume de la douzième, et dernière, année (Bruxelles, Leipzig et Gand, C. Muquardt, 1851) fut publié par Louis Alvin (1806-1887), successeur de Reiffenberg à la Bibliothèque royale.




Une nouvelle revue, mensuelle, était parue, encore à l’initiative du baron de Reiffenberg : Le Bibliophile belge (Bruxelles, A. Van Dale, 1844). La page de titre du tome I, rassemblant les douze premières livraisons, porte la date de 1845, mais la première livraison date de 1844. Ce périodique n’a rien à voir avec la première « Société des bibliophiles de Belgique » : il est édité par la librairie de Antoine Van Dale (1806-1856). La revue prit le titre de Bulletin du bibliophile belgeà partir du tome VII (1850).



C’est en corrigeant les dernières épreuves du 2e numéro du tome VII que Reiffenberg rendit le dernier soupir. Les deux livraisons qui parurent ensuite furent publiées sous la direction du capitaine Auguste-Joseph de Reume (1807-1865). La rédaction passa, à partir de la page 257 du tome VII, entre les mains de Charles Lioult de Chênedollé (1797-1862), ancien professeur de l’athénée de Liège, qui se retira vers la fin de 1852 (tome IX). Son successeur fut Adrien Sterckx, qui cessa à la page 408 du tome I-2e série (tome X de la collection) dont la publication s’est étendue sur 1853-1854. C’est Auguste Scheler, bibliothécaire du roi des Belges, qui dirigea en 1855 la première livraison du tome XI de la collection (2e série, tome II) et les tomes suivants.







Après Van Dale (tomes I-V, 1845-1848), les éditeurs successifs furent Alexandre Jamar (tome VI, 1850), J.M. Héberlé (tomes VII-VIII, 1850-1851), librairie appartenant à Heinrich Lempertz (1816-1898), et Ferdinand Heussner jusqu’à la dernière année (tomes IX-XXI, 1852-1865).


En 1864, le libraire bruxellois François-Jean Olivier (Zierikzee, 1829-Bruxelles, 1887) publia le premier numéro des Annales du bibliophile belge et hollandais :


« Il y a place pour tout le monde au soleil.

C’est en vertu de ce principe que l’éditeur entreprend ces Annales.

Malgré le grand nombre de publications périodiques consacrées à la bibliographie, [...] il nous a semblé que l’étude des produits des presses néerlandaises et belges n’est pas suffisamment représentée [...] »


Le Bulletin du bibliophile belge (tome XX, 1864, p. 435-436) annonça la parution de ce « concurrent » mensuel :


« Nous ne sommes pas compétent pour nous prononcer sur le point de savoir, si ce nouvel organe de bibliographie répond à un besoin réel, s’il y avait avantage ou non à fournir au petit nombre des bibliologues belges ou néerlandais une nouvelle occasion pour “ placer ” le fruit de leurs études, et nous serions du reste bien mal venu si nous voulions contester à M. Olivier, l’éditeur de la nouvelle feuille, la justesse du principe en vertu duquel il déclare avoir entrepris ses Annales […]. Nous avons donc accueilli les Annales sans le moindre sentiment de jalousie, persuadé que nous sommes qu’elles ne sont pas provoquées non plus par un sentiment de rivalité. »  



La publication se poursuivit jusqu’en 1866, quand Olivier l’abandonna pour devenir l’éditeur du bulletin trimestriel de la seconde « Société des bibliophiles de Belgique », fondée par Xavier de Theux, intitulé Le Bibliophile belge. Rappelant sa préface de 1864, Olivier écrivait : « C’est pour rester fidèle à ce même principe que nous nous effaçons aujourd’hui pour faire place au grand soleil à un confrère nouveau [...] » Certaines contributions sont importantes, telle la « Bibliographie bouillonnaise » de Jean-Baptiste Douret, en 1868 (p. 38-51, 101-120 et 197-211). Le bulletin cessa de paraître avec le numéro de 1879. Olivier reprit de 1881 à 1886 ses Annales, sous le titre des Annales du bibliophile belge.




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