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Channel: Histoire de la Bibliophilie
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Le Grenier du Toqué

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« Dans les sphères de la bibliophilie, il n’y a assurément personne qui ne connaisse, tout au moins en effigie, le créateur du fameux Grenier dont les préciosités affriolantes, qui vont prendre le chemin de l’hôtel Drouot, suscitent en ce moment d’ardentes convoitises. Il serait téméraire de rêver un collectionneur plus accompli, aimant les choses belles ou intéressantes avec plus de passion, y apportant plus de discernement, de goût et d’impartialité, et qui pourtant ne s’est point figé dans l’exercice du sacerdoce auprès du moderne Olympe, et chez qui ce culte, souvent exclusif, n’a pas supprimé l’Homme. Et l’Homme en lui est excellent, d’une amabilité captivante, d’un esprit aiguisé comme une fine lame de Tolède, mais “ bonhomme, nullement médisant, et ami du prochain, ” et avant tout “ Français et Lorrain jusqu’aux moelles ”. De là une existence qu’il déclare “ très agitée et très laborieuse ”, mais qu’il reconnaît aussi “ très heureuse et finissant bien ” ».

(G. Pawlowski. « La Bibliothèque et le Grenier de M. Charles Cousin. » In Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire. Paris, Techener, 1891, p. 164)    



Charles-Marie-Gabriel Cousin, né le 15 avril 1822 à Avallon (Yonne), était le fils de Gilbert-Marie Cousin (1784-1837), un ingénieur au corps royal des Ponts-et-Chaussées, qui avait épousé en 1815, à Château-Thierry (Aisne), Rose-Alexandrine-Julie Tanevot de Brasles (° 1797), dont la grand-mère maternelle descendait du poète Jean de La Fontaine.


Il fit ses études à Paris, au lycée Louis-le-Grand, fut lauréat du Concours général, répétiteur de rhétorique dans un collège, puis secrétaire du prince de Capoue, frère du roi de Naples. En 1843, il fut admis comme surnuméraire au ministère de l’Instruction publique. Trois ans plus tard, il entra au service de la Compagnie des chemins de fer du Nord, devint inspecteur et principal délégué en 1867 et secrétaire de l’exploitation en 1890. Pendant la guerre 1870-1871, il a commandé un bataillon de 2.400 hommes formé par ses soins avec le personnel de la Compagnie, assurant la protection de la voie ferrée ;






la Compagnie reconnaissante alloua à son défenseur un appartement composé de deux étages, 20 rue de Dunkerque, à Paris Xe, dont le plus élevé, le 4e, fut converti en « Grenier » où Cousin, qui était curieux de livres et d’antiquités, commença à accumuler ses richesses.

Quand le duc d’Aumale, camarade de collège et de concours de Cousin, rentra en France, il visita le « Grenier », il y dîna avec les « Amis des livres » ; Cousin vint tirer des faisans à Chantilly.







Cousin a joué un grand rôle dans la maçonnerie. De la loge « La Clémente Amitié », à l’Orient de Paris, dont il fut vénérable, il organisa en 1875 la cérémonie d’initiation d’Emile Littré et de Jules Ferry ; la loge devint la plus importante du Grand Orient, avec 250 membres en 1877. Cousin fut grand maître de l’Orient de France de 1883 à 1885 ; il démissionna avant les législatives de 1885, ne supportant pas les attaques portées par les radicaux contre Jules Ferry.   


Il a publié quelques beaux livres dont : avec de Lovenjoul, Charles Baudelaire. Souvenirs – Correspondances. Bibliographie suivie de pièces inédites (Paris, René Pincebourde, 1872) ; Voyage dans un grenier (Paris, Damascène  Morgand et Charles Fatout, 1878) ; Racontars illustrés d’un vieux collectionneur (Paris, Librairie de l’Art, 1887, 2 vol.).






Racontars, t. I, dédicace


Il fut l’un des fondateurs, en 1874, et premier vice-président de la Société des Amis des livres et de la Société des Bibliophiles contemporains.

D’humeur joviale, il affectait la loufoquerie et se surnommait lui-même « le Toqué », ce qui ne nuisait pas à son prestige de bibliophile.


« Le Toqué est bibliophile, iconophile, isophile, gynophile, chromotypophile, démesurément polyphile ; il est encore gastrolâtre et adéphagique, cynégétique, hypergenétique et arthritique à la fois. Il a élevé dans le temple de sa toquade un autel à la physiocratie et dans les cryptes une chapelle à la déesse Raison ; si sa furie ne s’arrête, le Grenier de la rue de Dunkerque menacera bientôt les dépendances de la gare du Nord, aux destinées de laquelle il préside. »

(Octave Uzanne. Les Zigzags d’un curieux. Paris, Quantin, 1888, p. 215)


Cousin possédait quatre ex-libris, dont le quatrième fut le plus utilisé :


- une étiquette dorée, estampée sur papier noir. Deux C enlacés. 10 x 10. « figure avec l’Ex-libris sur quelques livres achetés par le Toqué, il y a bien longtemps, et auxquels il attachait une certaine valeur ».     




Armes de Cousin de Crèvechamps, en Lorraine

- une petite vache rouge sur fond doré. Etiquette ronde. Diamètre 19. « extraite d’une planche d’armoiries reproduite page 138 des Racontars illustrés d’un vieux collectionneur. Cette marque destinée aux tableaux, faïences et bibelots de mon grenier a été exceptionnellement appliquée au-dessous de mon Ex-libris, sur quelques volumes peu édifiants. »






- un cartouche rocaille ; au centre, on lit : « Jean s’en alla comme il était venu », épitaphe du poète, et le monogramme J. F. T. [Jean de La Fontaine Toqué] brochant sur le tout. Autour, la légende : « C’est ma toquade » ; au bas, deux C enlacés ; à l’extérieur, marotte, livre et guirlande de roses. Signé : P. V. 110 x 78.




- un cartouche ogival. Au centre, sur un fond azuré, on lit : l’épitaphe du poète, « Jean s’en alla comme il était venu », et le monogramme J. F. T. [Jean de La Fontaine Toqué] brochant sur le tout. Autour, la légende : « C’est ma toquade » ; au bas, deux C enlacés. 37 x 29.







Un contemporain de Cousin, Georges Badillé, banquier à Fontenay-le-Comte (Vendée), utilisait aussi la devise « C’est ma toquade » dans son ex-libris : un grand livre debout ; sur la marge supérieure est assise une petite folie montrant du doigt les lettres B G enlacées sur le plat du volume ; le tout encadré par un grand C sur le plein duquel on lit la devise. Signé : Stern, Graveur. 61 x 51.   


Il prit sa retraite en décembre 1890, et conçut l’idée d’une Encyclopédie populaire illustrée qu’il pensa faire distribuer gratuitement au plus grand nombre possible d’écoles, en demandant un sacrifice de quelques centaines de francs à tous ceux qui exerçaient un mandat au nom du suffrage universel. Le numéro spécimen adressé aux sénateurs, députés et conseillers généraux n’ayant pas réussi à provoquer les souscriptions nécessaires, Cousin garda pour lui toutes les dépenses de son essai. Cette circonstance, jointe à des sacrifices qu’il avait faits pour la publication ruineuse de ses Racontars (dont il a distribué libéralement nombre d’exemplaires), le détermina à liquider prématurément la partie la plus précieuse de ses collections.





Le catalogue, qui porte le titre générique de Collections de Charles Cousin. Livres, manuscrits, faïences anciennes, tableaux, dessins, objets d’art (Paris, Maurice Delestre, Charles Mannheim, A. Durel, 1891, in-4, [4]-VI-26-[2]-XIX-[1 bl.]-236 p. et 13 pl.)  contient deux parties :   


Urbino Diana 1535

Catalogue de faïences anciennes françaises, italiennes, hollandaises, etc. de tableaux & dessins anciens et modernes et de quelques objets d’art provenant du grenier de Charles Cousin (Paris, Maurice Delestre et Charles Manheim, 1891, in-4, [2]-VI-26 p. et 7 pl., 150 lots), avec un « Avant-propos » du collectionneur de faënces Gustave Gouellain. La vente à Drouot, le lundi 6 avril 1891, a rapporté 25.159 francs.



Le Catalogue de livres & manuscrits la plupart rares et précieux provenant du grenier de Charles Cousin (Paris, Marice Delestre et A. Durel, 1891, in-4, [2]-XIX-[1 bl.]-236 p. et 6 pl., dont un portrait frontispice, 836 lots) est précédé d’une « Oraison funèbre » due à la plume de Henri Beraldi, vice-président des Bibliophiles contemporains :


« Tu quoque ! Le Toqué, lui aussi, vend ses livres ! Et au moment de la douloureuse séparation, il demande à la “ clémente amitié ” de son collègue des Amis des Livres, de son co-vice-président des Bibliophiles Contemporains, une préface ; – premières paroles de son catalogue, mais surtout dernières paroles prononcées sur ses volumes, et leur oraison funèbre. Cousin, ce franc-maçon de haut grade, entend qu’on jette de l’eau bénite sur le cadavre de sa bibliothèque ! […]

Bibliomane d’une espèce unique. Bibliophiliquement, ce Toqué était un sage. Il ne se donnait pas comme nous tous la préoccupation de se tracer un plan de bibliothèque et de le poursuivre, au prix de peines infinies, et de douleurs amères à chaque contretemps. Il n’avait pas de plan, ou il avait tous les plans. Il voulait cueillir tout ce qui lui paraissait bien ; incunables et livres du xviiie, classiques et romantiques, livres d’heures et Cheik-Neffzaoui, paradis et enfer, mosaïques et jansénistes, reliures des Eve et de Purgold, de Boyet et de Cuzin. […]

La perle du Grenier, c’était le Toqué lui-même. Le Toqué, avec sa figure rabelaisienne, son petit œil émérillonné, sa barbe malicieuse, ses airs enflammés, sa verve éblouissante, ses enthousiasmes indescriptibles, sa brillante vanité de collectionneur rendue plus qu’acceptable, – spirituelle ! – par une conversation en feu d’artifice ! […]

C’est triste ! Et en qualité de bibliophile, je n’ai jamais su voir sans une sincère douleur la disparition d’une collection amie. Adieu donc, bibliothèque du Grenier ! Adieu, livres du Toqué ! Je verse sur vous des larmes …

Ça ne fait rien ! Je suis bien curieux de savoir combien se vendra le La Popelinière ! »


On y trouve plusieurs manuscrits du xive au xviiie siècle.

L’imprimerie au xve siècle n’y est représentée que par deux œuvres : « Ces deux perles ont été, il y a plus d’une vingtaine d’années, l’objet d’une lutte héroïque entre le Grenier et la Librairie Techener. »

Il y a quelques produits des presses des Alde et de Plantin, mais ce n’est qu’en raison des reliures qui les recouvrent. Les Elzévirs sont plus nombreux, mais encore plutôt pour leurs brillants habits, ou à cause des auteurs dont ils reproduisent les œuvres.

Bien qu’il soit avant tout un moderniste, Cousin témoigne d’une singulière tendresse pour les poètes du Moyen Âge et de la Renaissance.

Dans la section consacrée au théâtre, on remarque d’excellentes éditions de Corneille, de Molière, de Racine et même l’édition originale du Misanthrope, exemplaire relié par Trautz-Bauzonnet au chiffre du duc d’Aumale. Dans l’histoire, la rarissime Chronique de Commines de 1525 et les Illustrations de Gaulle de Le Maire de Belges de 1548 en reliure du temps mosaïquée.

C’est surtout sous le rapport de l’art que cette bibliothèque brille d’un vif éclat. La taille-douce y joue un rôle important.





Mention spéciale pour la Galerie du Palais-Royal (1786), exemplaire du duc d’Orléans, en épreuves de premier choix, en 22 livraisons cartonnées en papier bleu de roi, aux armes et aux écoinçons du duc.

Le xixe siècle illustré est aux honneurs : la plupart des beaux livres s’y trouvent, en exemplaires exceptionnels, souvent avec des dessins originaux ajoutés.

Il y a aussi une section « gaillarde », dont le roi est le fameux livre du fermier général de La Popelinière.

Quant aux belles reliures de cette collection, il y en a des centaines, les unes plus riches ou plus intéressantes que les autres, de toutes les époques. Le Grenier se glorifiait encore de posséder des exemplaires dont la reliure est à l’effigie, aux armes ou au chiffre de François Ier, de la reine Margot, de Marie Leczynska, de Marie-Antoinette, du cardinal de Richelieu, de Madame de Maintenon, de la duchesse de Retz, de la comtesse de Verrue, de De Thou, du comte d’Hoym, etc.




1. Bible en hébreu, sans lieu ni date. Très petit volume relié en veau brun, couvert d’ornements en argent ciselé, milieux et coins, fermoirs composés chacun de deux cigognes.







23. Officium SS. Ursulae et sociarum ejus virginum et martyrum. In Festo et per Octavas die XXI Octobris. Paris, François Muguet, 1688. In-12 réglé, mar. rouge, tr. dor., dos et plats décorés des pièces d’armoiries du blason du cardinal de Fleury, dont l’écu figure au centre des plats, doublé de mar. bleu, dentelles, gardes de papier doré. (Padeloup).



90. Les Charactères des passions, par le Sr de La Chambre, médecin de Monseigneur le Chancelier. Paris, P. Rocolet et P. Blaise, 1640. In-4, mar. rouge, doré en plein, dos et plats, aux petits fers. (Le Gascon). Ex. d’Ambroise Firmin Didot portant son ex-libris. [Sotheby’s, Paris, 19 novembre 2012, est. 25.000/35.000 €. Selon Isabelle de Conihout, la reliure fut exécutée dans l’atelier Rocolet en 1645]

163. Bouchardon. Etudes prises dans le bas peuple, ou Les Cris de Paris. Paris, Fessard, 1737-1746. Cinq suites de 12 pièces chacune, en tout 60 pièces, la dernière suite avant les numéros. Petit in-folio, mar. rouge, tr. dor. (Hardy). 670 fr.

173. Gavarni. Œuvres choisies. Paris, Hetzel, 1846-1848. 4 vol. grand in-8, demi-mar. bleu avec coins, fil., dos orné, plats en brocart, éb., tr. sup. dorée. Ex. colorié au pinceau. 330 fr.

181. Moreau le Jeune. Seconde suite d’estampes pour servir à l’histoire des Modes et du Costume en France, dans le xviiie siècle. Année 1776. Paris, chez Moreau. In-8, mar. rouge, dos orné, tr. dor. (Cuzin). 455 fr.






187. Suitte d’estampes gravées par Madame la Marquise de Pompadour, d’après les Pierres Gravées de Guai, Graveur du Roy. Un front. par Boucher et 63 pl. gr. in-4 numérotées, glomisées dans des cadres tracés en noir et rouge. Texte explicatif et tables calligraphiés à la main. Mar. brun, dos très orné en mosaïque, larges dentelles sur les plats et milieux fleuris en mosaïque rehaussée d’argent et d’or de plusieurs nuances, tr. dor. (Padeloup). Ex. de présent. 2.100 fr.

207. Anacréon, Sapho, Bion et Moschus, traduction nouvelle en prose, suivie de la veillée des fêtes de Vénus et d’un choix de pièces par différens auteurs, par M. C. (Moutonnet de Clairfons). Paphos et Paris, Le Boucher, 1773. In-8, fig. d’Eisen, gravées par Massart. Ex. en papier de Hollande, relié sur brochure en mar. rouge, filets, comp. à la Duseuil, tr. dor. (Duru). 50 fig. ajoutées à celles de l’édition. 315 fr.

223. Ovide. Les Métamorphoses, gravées sur les dessins des meilleurs Peintres français. Par les soins des srs Le Mire et Basan, graveurs. Paris, Basan et Le Mire. In-4, mar. rouge, tr. dor. (Rel. anc.). 620 fr.

231.Œuvres en rime de Jan Antoine de Baïf. Paris, Lucas Breyer, 1573. Les Amours de Jan Antoine de Baïf. Paris, Lucas Breyer, 1572. Les Passe-Tems de Jan Antoine de Baïf. Paris, Lucas Breyer, 1573. Les Jeux de Jan Antoine de Baïf. Paris, Lucas Breyer, 1573. Ensemble, 4 vol. in-8 mar. bleu, dos orné, milieu à feuillages, doublé de mar. rouge, larges dent. à petits fers, tr. dor. (Chambolle-Duru). 280 fr.

233. Les Œuvres de maistre Alain-Chartier. Paris, Samuel Thiboust, 1617. In-4, mar. rouge jans., doublé de mar. rouge, larges dent. à petits fers, tr. dor. (Chambolle-Duru). En grand papier. 240 fr.

235. Les Œuvres poétiques d’Amadis Jamyn. Paris, Robert le Mangnier, 1579. Le Second volume des Œuvres d’Amadis Jamyn.Paris, Félix le Mangnier, 1584. Ensemble 2 vol. in-12, mar. brun, fil., dos orné, tr. dor. (Bauzonnet). 217 fr.

260. La Fontaine. Elégie, etc. In-4 de 2 feuillets, mar. orange, fil. à compart., milieux en mosaïque, tr. dor. (Lortic). Edition originale de cette célèbre Elégie, aux Nymphes de Vaux, écrite à l’occasion de la disgrâce du surintendant Fouquet. C’est une pièce volante imprimée probablement à Paris en 1661, d’une manière occulte. Les exemplaires en sont introuvables. Cet ex. a appartenu à Fouquet. On a ajouté un précieux autographe de La Fontaine : brouillon de son Ode pour la paix, qui a paru pour la première fois en 1671, écrite sur du papier aux armes du cardinal Mazarin, en filigrane, ce qui prouve qu’elle a été improvisée dans le cabinet même de ce ministre. 2.055 fr. Toqué l’avait acheté à la vente Ambroise Firmin Didot (juin 1878, p. 138) pour 1.980 fr.

261. Fables choisies, mises en vers par Jean de La Fontaine. Paris, Desaint et Saillant, et Durand, 1755. 4 vol. in-fol., front. et fig. d’Oudry. En-têtes et culs-de-lampe gravés sur bois, mar. rouge, filets, dos très ornés, tr. dor. (Rel. anc.). Premier tirage (avant l’inscription « au Léopard »). 1.525 fr.

262. Fables choisies ; mises en vers par J. de La Fontaine. Nouvelle édition, gravée en taille-douce, les Figures par le sr  Fessard, le Texte par le sr  Montulay. Paris, chez l’Auteur, Graveur ordinaire du Roy, 1765-1775. 6 vol. in-8, mar. rouge, triples filets, dos très ornés, tr. dor. (Rel. anc.). 485 fr.

272. Contes de Monsieur de La Fontaine enrichis de tailles-douces.Amsterdam, Henry Desbordes, 1685. Petit in-8 réglé, front. et figures de Romain de Hooge, mar. bleu, dos orné, trois fil., tr. dor. (Padeloup). Ex-libris Guy Pellion. 450 fr.

273. Contes et Nouvelles en vers par M. de La Fontaine. Amsterdam, 1762. 2 tomes en 2 vol. in-8, mar. rouge, filets, dos orné, tr. dor., doub. de tabis bleu. (Derome). Premier tirage de l’édition des fermiers généraux, double épreuve du « Cas de conscience », couverte et découverte ; le « Diable de Papefiguière » et le « Rossignol » découverts. 1.170 fr.

274. Contes de La Fontaine. Paris, 1875. 2 vol. in-4, mar. grenat, dos orné, fil., comp. doublé de mar. vert, riches ornements , tr. dor. Ex. composé du texte de la réimpression de Lemonnyer, avec les vignettes coloriées, et orné de 60 dessins originaux au lavis, exécutés pour le comte de R******, par un artiste inconnu. 295 fr.

278. Les Amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d’Adonis, par La Fontaine. Edition ornée de figures dessinées par Moreau le Jeune, et gravées sous sa direction. Paris, Saugrain et Didot, an V-1797. 2 vol. in-12, mar. rouge, dentelle, tr. dor., doublé de tabis (Rel. anc.).

289. Les Baisers, précédés du Mois de Mai, poème. La Haye, et se trouve à Paris chez Lambert, et Delalain, 1770. Front. gravé et vignettes, mar. vert foncé, dos orné, plats couverts d’animaux, feuillage et mosaïque, doublé de mar. orange, ornements spéciaux, comp., gardes de mroquin dorées, tr. dor., grand papier. Rel. non pas doublée, mais triplée.

290. Fables nouvelles (par Dorat). La Haye, et se trouve à Paris chez Delalain, 1773. 2 part. en 1 vol. in-8, front. et vignettes par Marillier, mar. orange, dos et plats couverts d’ornements, feuillages et animaux, doublé de mar. vert foncé, fil., comp., gardes mar. vert ornées de feuillages, tr. dor., grand papier. Rel. triplée.

296. Hero et Léandre. Poëme nouveau en trois chants, traduit du grec, sur un manuscrit trouvé à Castro, auquel on a ajouté des notes historiques. Edition ornée d’un front. et de 8 estampes en couleur, dessinées et gravées par P.-L. Debucourt, de la ci-devant Académie. Paris, Pierre Didot l’Aîné, an IX-1801. Gr. in-4, gr. papier vélin, dans son premier cartonnage, non rogné. Figures avant la lettre. 315 fr.






306. Adam et Eve, tragédie, dédiée à l’Académie française, revue et corregée [sic], par l’auteur (Tanevot). Le prix est de 24 sols, broché. Paris, Jean-Baptiste Garnier, 1752. In-8, front. de Marillier gravé par Delaunay. Mar. rouge, plats entièrement couverts d’ornements rocaille, aux armes du contrôleur des finances, comte de Boulongne, tr. dor. Ex. de Méon, de Soleinne et de La Bédoyère. 385 fr. Acheté par Cousin chez Rouquette : « Le Sr Tanevot, premier commis des Finances, quadrisaïeul du Toqué, ne se doutait guère que mon ami Rouquette demanderait à son descendant, pour le prix d’une tragédie cotée 24 sols, la somme de 450 livres tournois. » 

314. Zélis au bain. Poëme en quatre chants. Genève. In-8, mar. rouge, fil., tr. dor. (Derome). Gr. papier vélin fort, épreuves hors ligne des fig. d’Eisen, gravées par Le Mire et Longueil, portant au verso les initiales autographes de l’auteur (De Pezay) ; front. du 3e chant est avant toute lettre. 560 fr.

320.Œuvres complètes de Béranger, nouvelle édition revue par l’auteur, contenant cinquante-trois gravures sur acier, d’après Charlet, Lemud, Johannot et autres. Paris, Perrotin, 1857, 2 vol. – Dernières chansons de P. J. de Béranger, de 1834 à 1851, avec lettre de préface de l’auteur. Paris, Perrotin, 1857, avec portrait et 15 fig., 1 vol. – Ma biographie, ouvrage posthume de Béranger, avec un appendice et un grand nombre de notes inédites de Béranger sur ses chansons. Paris, Perrotin, 1859, 1 vol. avec portraits et figures. Ensemble 4 vol. in-8, pap. vélin, mar. vert, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Capé pour les 2 premiers vol. ; Marius Michel pour les 2 autres : rel. uniforme). 500 fr.

334.Œuvres de Alfred de Musset. Paris, Lemerre, 1876. 11 vol. in-12, pap. de Chine. Illustrations de Henri Pille, gravées par Monziès en trois états : avant la lettre, avec la lettre, en noir et sanguine. Fig. de Bida, gravées par Lalauze, ajoutées. Mar. vert clair, fil., dos orné à petits fers, tr. dor. (Lortic). 500 fr.

341. La Gerusalemme liberata di Torquato Tasso. Parigi, 1771. Delalain, Durand, Molini. 2 vol. gr. in-8, illustrés par Gravelot, mar. rouge, filets, tr. dor., dos ornés avec les fers spéciaux des éditeurs. (Rel. anc.). Double provenance anglaise : Westdean Library et ex-libris John Peachey. 230 fr.







415. Recueil des épistres, lettres et préfaces de Monsieur de La Chambre. Paris, Claude Barbin, 1664. In-8, front. gravé, mar. rouge, tr. dor., dos et plats dorés en plein à petits fers et au pointillé (Le Gascon). Ex. de Colbert portant l’ex-libris de La Roche Lacarelle. 

478. Les Cent Nouvelles nouvelles. Suivent les Cent Nouvelles contenant les Cent Histoires nouveaux qui sont moult plaisans à raconter. En toutes bonnes compagnies ; par manière de joyeuseté. Avec d’excellentes figures en taille-douce, gravées sur les dessins du fameux Mr  Romain de Hooge. Cologne, Pierre Gaillard, 1701. 2 vol. in-8, mar. bleu, triple fil., dos orné, tr. dor. (Boyet). Nom de la marquise d’Entraives sur le titre. Passé dans la Beckford Library. Acheté à la vente Hamilton en 1882. 400 fr.

486. Contes de Perrault, illustrés par Edouard de Beaumont. Deux vol. in-fol. contenant : le premier Cendrillon et Les Fées, avec 33 aquarelles ; le second La Barbe bleue et La Belle au bois dormant, avec 41 aquarelles reproduites en fac-similé et imprimées en couleur par les Editeurs Boussod, Valadon et Compagnie. Les deux vol. sont datés d’Asnières-sur-Seine, où l’impression a été achevée, pour le premier le 1er décembre 1886, pour le second le 1er décembre 1887. Mar. grenat, doré en plein à l’aide d’une plaque spéciale, tr. dor., doublure et gardes de satin blanc ; rel. exécutée pour les éditeurs ; chaque vol. dans un étui. 375 fr.

488.Œuvres de maître François Rabelais, avec des remarques historiques et critiques de M. Le Duchat. Amsterdam, Jean-Frédéric Bernard, 1741. 3 vol. in-4, mar. citron, fil. et coins fleuronnés, dos à petits fers (vermiculés) à la Padeloup, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de Jean, comte de Cobentzel, ministre d’Autriche aux Pays-Bas. On a ajouté le dessin original du frontispice pr Folkema, lavé à la sépia et signé du maître. « Le Toqué ne craint pas d’avouer qu’il a payé 1500 fr. ce dessin admirable et d’un effet bien supérieur à la gravure. » 1.475 fr.

492. Aline, reine de Golconde, conte par le chevalier Stanislas de Boufflers. A Paris, gravé et imprimé pour les Amis des Livres. Compositions jointes au texte dessinées par Albert Lynch, eaux-fortes au lavis gravées par Gaujean, lettres bâtardes du texte burinées par A. Leclerc. In-8, pap. de Hollande, broché en pap. de soie bleue. Ex. n° 6 sur 115. Exécuté sous la direction d’Octave Uzanne. 340 fr.

497. Jacques le Fataliste, par Diderot. Imprimé pour les Amis des Livres, 1884. In-8, fig. , broché. Papier du Japon, figures de Maurice Leloir, gravées par Mongin, Courtry, Teissonnières, de Los Rios, sous la direction de Henri Beraldi, n° 16 sur 138. 200 fr.

499. Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut (Prévost). Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1753. 2 vol. in-12, fig., mar. bleu, fil., tr. dor., doublé de mar. orange, larges dentelles (Trautz-Bauzonnet). Vendu 2.000 fr. à la vente Delbergue. 805 fr.

501. Le Paysan perverti, ou les Dangers de la ville, par Restif de la Bretonne. Impr. à La Haye et se trouve à Paris, chez Esprit, 1776, huit parties en 4 vol. – La Paysanne pervertie, ou les Dangers de la ville, impr. à La Haye et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, 1784, huit parties en 4 vol. Ensemble 8 vol. in-12, fig. de Binet, mar. bleu, fil., dos orné, dent. int., tr.dor. (Chambolle-Duru). Magnifique ex. 570 fr.

504. Primerose par M..el de V..dé (Vindé). Paris, impr. de P. Didot l’Aîné, 1797. Pet. in-12, fig., veau racine, dent., tr. dor. (Rel. anc.). Gr. pap. vélin, eaux-fortes avant la lettre. 300 fr.

513. Jules Claretie. Le Drapeau, ouvrage couronné par l’Académie française. Paris, Calmann-Lévy, 1886. In-16, gr. pap. du Japon (n° 21 sur 25), figures tirées à part, mar. bleu, couv. cons., tr. dor. (ébarbé), dos et plats ornés de filets mosaïqués tricolores, larges mors de mar. bleu à fil. fleuronnés, doublure et gardes de moire rouge (Marius Michel). Envoi autographe de l’auteur. 460 fr.

519. La Dame aux camélias, par Alexandre Dumas fils. Illustrations de A. Lynch. Paris, Quantin, pour Calmann-Lévy. Gr. in-4, mar. bleu, tr. dor. Camelia en mosaïque sur le plat recto, et chiffre du Toqué en mosaïque sur le plat verso, doublure en vieux brocart doré avec mors orné de larges compartiments mosaïqués (Ruban). Un des 30 ex. sur Japon, avec 3 suites des figures, nombreuses pièces ajoutées. Reliure exposée par Ruban à l’Exposition universelle de Paris en 1889. 399 fr.

521. Madame Bovary, mœurs de province, par Gustave Flaubert.Paris, Michel Lévy frères, 1857. Deux tomes en 1 vol. in-12, papier fort, édition originale, cart. en percaline, non rogné (Behrends). Avec une lettre autographe de l’auteur. 295 fr.

523. Salammbô, par Gustave Flaubert. Paris, Michel Lévy frères, 1863. In-8, gr. pap. de Hollande, br., éd. originale. 290 fr.

524. Mademoiselle de Maupin. Double Amour, par Théophile Gautier. Réimpression textuelle de l’édition originale, notice bibliographique par Charles de Lovenjoul. Paris, L. Conquet et G. Charpentier, 1883. 2 vol. in-8 raisin, demi-mar. vert, coins, fil., dos plats, superbe dorure originale de Cuzin, non rognés. Ex. sur Japon extra, n° 124 sur 150, double suite avant et avec la lettre des fig. de Toudouze gravées par Champollion. « Cuzin ne demandait pour ces dos merveilleusement décorés que cinquante ou cinquante-cinq francs par volume : ce n’était pas payé. » 535 fr.

525. L’Eldorado ou Fortunio, par Théophile Gautier, publié sur l’édition originale. Paris, impr. pour les Amis des Livres par Motteroz, 1880. Eaux-fortes de Milius, vignettes d’Avril. In-8, br., n° 14 sur 115. 325 fr.

528. Trois coups de foudre, par Ludovic Halevy. Dix dessins de Kauffmann, gravés par T. de Mare. Paris, L. Conquet, 1886. In-16, mar. orange, tr. dor., ébarbé, couv. cons., dos orné à petits fers, filets et fleurons mosaïqués de noir, mors de mar. à filets fleur., doublure et gardes en moire violacée (Marius Michel). Pap. du Japon (n° 138 sur 150), avec double suite des figures, aquarelles d’Henriot ajoutées, « ainsi que des eaux-fortes gracieusement offertes par l’éditeur, qui a pris la peine d’ordonner pour son Toqué la reliure de ce joli volume et de la plupart de ceux que la rue Drouot a cédés au Grenier. » 365 fr.

537. Chronique du règne de Charles IX, par Prosper Mérimée, illustrée de trente-une compositions dessinées et gravées à l’eau-forte par Edmond Morin. Paris, impr. pour les Amis des Livres, par George Chamerot, 1876. 2 vol. in-8 br. (n° 51 sur 115). Publication dirigée par Eugène Paillet. Le premier et le plus recherché des ouvrages édités par la Société des Amis des Livres. 460 fr.






567. Longus. Les Amours pastorales de Daphnis et de Chloé, avec fig. Front. de Coypel, fig. du Régent gravées par B. Audran. 1745. Pet. in-8, mar. citron, mosaïque de losanges rouges et verts alternés, dos orné avec fers spéciaux, gardes dorées, tr. dor. (Padeloup, avec son étiquette).

673. Tableaux des mœurs du temps dans les différents âges de la vie (suivi de Daïra, fantaisie orientale, par Le Riche de La Popelinière). In-4, 18 miniatures, dont 2 au lavis d’encre de Chine et 16 en couleurs, mar. rouge, tr. dor. Aux armes de l’auteur, de gueules à une chaîne d’or, supportant un coq de même, regardant une étoile au canton dextre d’argent. Dos et coins ornés de pièces d’armoiries. Ex. unique dont l’exécution a coûté plus de 60.000 livres au fermier général. A sa mort, l’imprimé fut saisi pour le Roi [2 autres exemplaires auraient été détruits] ; mystérieusement passé dans les mains du duc de La Vallière, puis dans celles du marquis de Paulmy, du Russe Michel Galitzin, du baron Pichon, de l’Anglais, vivant à Paris, Frédérick Hankey. Cousin avait acquis ce livre aux héritiers Hankey pour 20.000 fr. Adjugé 20.200 fr. à Durel pour Henri Bordes, de Bordeaux.


« Quelques jours avant la vente, il courait un bruit persistant : le La Popelinière n’était pas complet. – On se disait et répétait que le baron Pichon, lorsqu’il céda le livre à Hankey, avait, pour équilibrer le prix qui lui était offert avec celui qu’il réclamait, détaché deux des miniatures les plus aimables, dont une scène de Lesbiennes d’un pâmant intérêt. Le La Popelinière devrait donc, si ce qu’on raconte est juste, comprendre Vingt Miniatures. Il appartient au propriétaire actuel de faire la clarté sur cette question. » (Le Livre moderne. Paris, Quantin, 1891, t. III, p. 298)     






729. Suecia, sive de Suecorum Regis dominis et opibus, commentarius politicus. Lugduni Batav., ex officinâ Elzevirianâ, 1631. Très pet. in-16, réglé, mar. rouge, tr. dor., filets, comp., milieux mosaïqués de vert et dorés aux petits fers (Le Gascon). Pour Habert de Montmor.







775. L’Institution et Ordonnance des chevaliers de l’Ordre des très chrestiens Roys de France, en 1469. Manuscrit sur vélin très fort, 24 feuillets, daté in fine de 1501. Ecriture gothique, titre courant en rouge, ainsi que les numéros des 98 chapitres, commençant chacun par une lettre ornée rehaussée d’or. In-4. Rel. à la Grolier, portant au centre des plats « De die in diem salutare meum », avec la date de la reliure : 1562.                        


La vente à Drouot, en 5 vacations, du mardi 7 avril au samedi 11 avril 1891, a rapporté 110.841 francs.


Cousin mourut le 14 septembre 1894, à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), à l’Institut Joseph Magot, « asile communal desservi par les sœurs de Saint-Charles de Nancy et destiné à recevoir les vieillards indigents mais encore valides, des deux sexes », fondé par décret impérial du 22 mai 1869. Son fils Henri Cousin, ingénieur des Mines, demeurait à Nancy.


Les livres furent vendus à Drouot, en 5 vacations, du lundi 8 au vendredi 12 avril 1895 : Catalogue de la bibliothèque de feu Monsieur Charles Cousin (Paris, A. Durel, 1895, in-8, 196 p., 1.108 lots).

55. L’Arétin d’Augustin Carrache, ou Recueil de postures érotiques d’après les gravures à l’eau-forte par cet artiste célèbre, avec le texte explicatif des sujets (par Croze-Magnan). A la Nouvelle Cythère (Paris, P. Didot, 1798), in-4, portr. et fig., mar. citron, dos orné mosaïque de mar. rouge et vert, encadrem. de fil. et dent. sur les pl. doublé et gardes de tabis, dent., mors de mar. citron, tr. dor. (Bozerian). Ensemble 28 pièces. Ex-libris de Pixerécourt.
59. Aristotelis. Alexandri, et Cassii Problemata, cum Theophrasteorum quorundam collectancis … graecum et latinum. Francofurdi, Andreae Wecheli, 1585, in-4, mar. citron. Aux armes et chiffres d’Auguste de Thou.
78. Ballades dans Paris, au Moulin de la Galette, à l’Hôtel Drouot  – Sur les Quais – Au Luxembourg. Notes inédites par MM. E. R. Paul Eudel, B.-H. Gausseron et Ad. Retté. Paris, imprimé pour les Bibliophiles contemporains, 1894, in-4, fig., br.,  couv. Tiré à 160 ex. non mis dans le commerce. Double suite des pl. en noir et coloriées.  


Super ex-libris


Salon de 1845. Paris, Jules Labitte, 1845
Paris, Sotheby's, 19 juin 2013 : 25.000 €






109. Baudelaire-Dufays. Salon de 1845-1846. – Richard Wagner et Tannhauser à Paris, par Ch. Baudelaire. Paris, 1845-1861. – Ensemble 3 vol. in-12, demi-rel. mar. r., dos orné, fil., tête dor., non rog., couv.
125. Beraldi (H.). Bibliothèque d’un bibliophile (1865-1885). Lille, impr. de L. Danel, 1885, pet. in-8, pap. de Holl., br., couv. Tiré à petit nombre, rare, ex. avec envoi autographe signé de l’auteur.
129. Béranger (P. J. de). Chansons anciennes, nouvelles et inédites, avec des vignettes de Devéria et des dessins coloriés d’Henri Monnier, suivies des Procès intentés à l’auteur. Paris, Baudouin frères, 1828, 2 vol. in-8, v. br., ornem. à fr. sur le dos et les pl., tr. dor. (Thouvenin). Ex. de Lebarbier de Tinan.
139. Beroalde de Verville. Le Moyen de parvenir, contenant la raison de tout ce qui a été, est et sera. Dernière édition, exactement corrigée et augmentée d’une Table des matières. Nulle-Part, 100070039 (1739), 2 vol. pet. in-12, v. marb., dos orné, tr. r. Aux armes du marquis d’Osmont.
176. Boileau (Jacq.). De l’abus des nuditez de gorge, seconde édition, revue, corrigée et augmentée. Suivant la copie imprimée à Bruxelles. Paris, J. de Laize de Bresche, 1677, pet. in-12, mar. vert, fil. à fr., tr. dor. Ex. de J. Richard.
223. Recueil de poésies anciennes, farces et facéties, etc., publiées par Simon Caron de 1798 à 1806.– Complément du recueil de Caron et pièces diverses ajoutées, publiées par M. de Montaran (Paris, 1829-1830). Ensemble 39 pièces. Le tout en 5 vol. pet. in-8, mar. rouge, fil., dent. int., non rog. (Thouvenin). Ex. complet du marquis du Roure et du comte de La Bédoyère.
242. La Célestine en laquelle est traicte des déceptions des serviteurs envers leurs maistres, et des macquerelles envers les amoureux, traslate dytalie en fracois. Paris, Galliot du Pré, 1527, in-8 goth., fig. sur bois, mar. r., dos orné à petits fers, fil., dent. int., tr. dor. (Hardy-Ménil). Fort rare. Aux armes du baron Seillière.
294. Les Controverses des sexes masculin et femenin. Toulouse, J. Colomies, 1534. In-4 goth., fig. sur bois, mar. citron, comp. de mosaïque de mar. rouge, vert et brun, tr. dor. étui (E. Niedrée). Edition originale. Vient de la bibliothèque de Rob. S. Turner (cat. n° 285). La reliure a figuré à l’Exposition de 1853.
317. Psalterium Davidis, ad exemplar Vaticanum anni 1592.Lugduni. apud Joh. et Dan. Elzévirios, 1653, pet. In-12, titre gr., mar. vert foncé, dent. int., tr. dor. (Bauzonnet-Trautz). Vient de la bibliothèque du marquis de Ganay, avec ses armes au dos et aux angles des plats (vendu 360 fr.).
332. Delvau (Alfred). Son dernier carnet de poche, in-12, cart., dans un étui de mar. rouge, à son chiffre. Notes prises au jour le jour sur des personnages très connus. Retiré de la vente en 1891 par Cousin, désirant éviter à plusieurs journalistes l’ennui que pourrait leur causer la publication probable de ce carnet.
358. Dorat. Fables nouvelles. La Haye et se trouve à Paris chez Delalain, 1773, 2 tomes en 1 vol. gr. in-8, fig., mar. bleu, dos orné, fil., doublé de mar. bleu, clair, fil., large dent. à petits fers avec attributs, mors de mar. bleu, doubles gardes, tête dor., non rogné (Lortic). Superbe ex. en gr. pap.
465. Gérard de Nerval. Sylvie, souvenirs du Valois, préface par Lud. Halévy, 42 compositions dessinées et gravées à l’eau-forte par Ed. Rudaux. Paris, L. Conquet, 1886, in-16, pap. vél. du Marais, mar. rouge, comp. de fil. avec coins, dor. sur les pl. et le dos, doublé de mar. La Vall. avec feuillages et fleurs mosaïqués de mar. de diverses couleurs, mors de mar. rouge, doubles gardes, tr. dor. (Ruban). Superbe ex. enrichi de 8 jolies aquarelles originales par Bourdin.
502. Gringore (Pierre). Le Chasteau de labour. Lyon, Claude Nourry, 1526, pet. in-8, goth., fig. sur bois, mar. rouge, comp. de fil. avec coins dor., doublé de mar. olive, dent., mors de mar. rouge, tr. dor. (Koehler). Rare. Vient des bibliothèques Nodier et Yemeniz.
627. Lamartine (A. de). Chant du Sacre, ou la Veille des Armes. Paris, Baudouin et U. Canel, 1825, gr. in-8, cart., non rog. Ex-libris de Viollet Leduc.
758. Les Faictz et Dictz de feu de bõne memoire maistre Jehan Molinet. Paris, Jehan Petit, 1537, pet. in-8, goth., mar. rouge, dos orné, fil., tr. dor. (Derome). Vient des bibliothèques Henri Bordes et Guy Pellion.
1.054. Uzanne (O.). Caprices d’un Bibliophile. Paris, Rouveyre, 1878, pet. in-8, pap. vergé de Holl., front. à l’eau-forte de Ad. Lalauze, demi-rel. mar. gren. tête dor. non rog. couv.     
  




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