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    Le SLAM, Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne, profite du Salon du livre rare pour remettre son Prix annuel de la Bibliographie, qui récompense un travail bibliographique. David Smith a reçu la récompense de l'année 2017, pour sa Bibliographie des œuvres de Mme de Graffigny éditée par le Centre international d’études du XVIIIe siècle.
    Françoise d’Happencourt de Graffigny.png
    Gravure de C. E. Gaucher, Lettres d'une péruvienne, 1802

    David Smith, en poste à l'université de Toronto, a reçu ce week-end le Prix de Bibliographie du SLAM. C'est son ancienne collaboratrice, Marie-Térèse Hunguenot, de l’université de Paris VII, qui est venue chercher le diplôme du Prix de bibliographie 2017 et un chèque de 1500 € du SLAM en son nom.
    « [David Smith] a déjà publié la bibliographie de référence concernant Helvetius, dont il a aussi édité la correspondance. Il a procédé de la même façon pour Mme de Graffigny, et cette bibliographie est le fruit de 30 années de recherches. Les 15 volumes de la correspondance de Mme de Graffigny ont en effet mis à jour l’une des femmes les plus importantes de la littérature du XVIIIe siècle, un esprit libre et indépendant après la mort de son mari en 1730 », a souligné Henri Vignes, président du SLAM, dans son discours.
    Née à Nancy en 1695 et décédée à Paris en 1758, Françoise de Graffigny a signé une imposante correspondance avec des intellectuels de son époque, et a signé plusieurs ouvrages dont les Lettres d'une Péruvienne (1747), qui, sur le modèle des Lettres persanes (1721), dénonce l'hypocrisie des mœurs françaises à travers un regard étranger.
    « La bibliographie de David Smith recense pas moins de 133 éditions de ce livre entre 1747 et 1855, soit en moyenne plus d’une édition par an, ce qui fait de la Péruvienne peut-être le roman le plus populaire du XVIIIe siècle », a précisé Henri Vignes. La première édition, fin 1747, sera largement contrefaite, mais l'éditrice du texte original, Mme Pissot, se cache derrière la fausse adresse « À Peine », ce qui l'empêche de lancer des poursuites contre eux... Sur les 12 éditions parues en 1748 sous la même adresse d’À Peine, 10 sont des contrefaçons publiées à Limoges, à Alençon, à Liège, à Lyon ou encore à Orange. Deux « suites » du livre seront même publiées en 1748.

    « Cette bibliographie est un modèle de méthodologie. L’auteur a systématiquement consulté les exemplaires conservés dans plus de 150 bibliothèques occidentales, ce qui lui a permis d’identifier un grand nombre de variantes inconnues et d’établir de manière définitive la chronologie des éditions. La collation, la description précise des vignettes, du papier, rien ne manque à cette bibliographie, chaque exemplaire étant passé au crible de 17 points de contrôle qui permettent d’en déterminer l’édition », salue encore Henri Vignes.

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    Ville et port de Calcutta
    par Charles d'Oyly (1781-1845)

    D'une famille originaire du comté de Hampshire, sur la côte sud de la Grande-Bretagne, en face de l'île de Wight, Thomas-Frognall Dibdin est né à Calcutta [Inde], le 31 août 1776. Son père, Thomas Dibdin (1725-1778), capitaine d'un navire de la marine de guerre britannique, avait épousé, en secondes noces, Élizabeth Compton (1744-1780), en 1775, à Calcutta ; il est mort en mer, dans l'océan Indien, après avoir été frappé par la foudre.

    St. John's College, Oxford

    Orphelin de père et de mère à l'âge de 4 ans, Dibdin fut élevé par un oncle maternel, William Compton. Il commença sa scolarité à Reading [Berkshire], à Stockwell [quartier du sud-ouest de Londres] et à Isleworth [localité du Grand Londres], avant d'aller à Oxford [Oxfordshire], au St. John's College, où il commença à s'intéresser à l'histoire et à la littérature et fut un des premiers membres de l'éphémère Society for Scientific and Literary Disquisition, dite « The Lunatics », fondée en 1794.


    Dès 1797, il publia An analysis of the first volume of Blackstone's commentaries ; or, of the rights of persons (en une grande planche, tirée à 250 exemplaires, dont le cuivre a été détruit) et Poems(in-8, viii-[1]-[1 bl.]-117-[1 bl.] p., tiré à 500 exemplaires, dont plus de 250 furent détruits par l'auteur).

    Après des études de droit à Lincoln's Inn, à Holborn [quartier du centre de Londres], il épousa Sophia Humphreys et s'installa avocat à Worcester [Worcestershire]. 


    Il publia son premier ouvrage de bibliographie, An introduction to the knowledge of rare and valuable editions of the greek and roman classics (Glocester, 1802, in-8, XII-63-[1] p.), 

    George-John Spencer
    In Aedes Althorpianae, Londres, 1822, front.

    qui le fit connaître du comte George-John Spencer (1758-1834), 


    puis The History of Cheltenham and its environs (Cheltenham, 1803, in-8, [2]-xvi-358 p.).

    Après deux années à Worcester, il décida de prendre l'état ecclésiastique : il fut ordonné diacre le 24 décembre 1804, puis prêtre en 1805, et accepta un vicariat à Kensington [quartier bourgeois de Londres]. 


    Il avait donné, sous un titre modifié, la seconde édition de An introduction to the knowledge of rare and valuable editions of the greek and latin [sic]classics (Londres, 1804, 2eédition, in-8, xx-LXXIII-[1 bl.]-571-[1] p., front., 50 ex. sur grand papier avec 4 pl. supplémentaires) 

    Fenelon's treatise, front.

    et une traduction de Fénelon : Fenelon's treatise on the education of daughters (Cheltenham, 1805, in-8, [2]-ix-[3]-240 p., front.). 

    Spencer's House, Londres
    In Bibliotheca Spenceriana, t. I, p. ix

    Château d'Althop
    In Aedes Althorpianae, p. iii

    Il fut alors appelé par le comte Spencer dans sa résidence de Londres, 27 Saint-James Place, et dans son château d'Althorp [Northamptonshire], à l'effet de mettre en ordre et de cataloguer la bibliothèque.

    Premier lord de l'Amirauté, puis ministre de l'Intérieur, George-John Spencer se retira de la vie publique en 1807, pour se consacrer surtout à la bibliothèque qu'il avait commencée en 1790, en achetant, à Berlin, la collection d'un diplomate hongrois, le comte Karoly Reviczky (1736-1793). Le blocus continental, décrété par l'empereur Napoléon Ier le 21 novembre 1806, avait fermé le continent aux amateurs anglais et les livres rares se vendaient à Londres à des prix fabuleux.


    Dibdin fournit quelques articles intitulés « Bibliographiana » à un journal littéraire hebdomadaire, The Director (Londres, 1807, 2 vol. in-8, [2]-379-[1] et [4]-385-[1 bl.]-[6]-[4] p.), 

    Judgement and mercy for afflicted souls, front.

    et publia, sous le pseudonyme de « Reginalde Wolfe », Judgment and mercy for afflicted souls ; or, Meditations, soliloquies, and prayers, by Francis Quarles (Londres, 1807, in-8, lxiv-332 p., front.). 

    (Photographie Bruddenbrooks Inc., Newburyport, U.S.A.)

    Il poursuivit ses travaux bibliographiques en donnant A most pleasant, fruitful, and witty work, of the best state of a public weal, and of the new isle called Utopia (Londres, 1808, 2 ou 1 vol. in-8, [2]-VIII-clxxx-464-[2] p., fig.), 


    la troisième édition de An introduction to the knowledge of rare and valuable editions of the greek and latin classics (Londres, 1808, 3eédition, 2 vol. in-8, xxiv-430 et 460 p., front.) 


    Specimen bibliothecae britannicae, ex. sur grand papier, p. 14

    et Specimen bibliothecæbritannicæ. Specimen of a digested catalogue of rare, curious and useful books in the english language, or appertaining to british literature and antiquities (Londres, 1808, in-8, viii-77-[1 bl.], 40 ex., 8 ex. sur grand papier avec une planche en regard de la page 14).


    Suivit son ouvrage le plus célèbre, The Bibliomania ; or, Book=Madness; containing some account of the history, symptoms, and cure of this fatal disease. In an epistle addressed to Richard Heber, Esq. [Esquire : Monsieur] (Londres, 1809, in-8, iv-87-[1] p.).


    Il commença la publication de ses Typographical antiquities ; or the History of printing in England Scotland and Ireland : containing memoirs of our ancient printers, and a register of the books printed by them. Begun by the late Joseph Ames […]. Considerably augmented by William Herbert […] ; and now greatly enlarged, with copious notes, and illustrated with appropriate engravings (Londres, 1810-1819, 4 vol. in-4, [2]-xx-95-[3]-cxxxviii-390, [6]-v-[1 bl.]-614, [6]-iii-[1]-615-[1 bl.] et [6]-ii-[2]-623-[1 bl.] p., 2.926 articles, front., fig. et pl.).

    Parallèlement, il publia Specimen of an english De Bure (Londres, 1810, in-8, 32 p., 50 ex.), Book rarities ; or a descriptive catalogue of some of the most curious, rare and valuable books of early date ; chiefly in the collection of the right honourable George John earl [comte] Spencer, K. G. [Knight Garter : chevalier de l'Ordre de la Jarretière] (Londres, 1811, in-8, [IV]-34 p., 36 ex.), 


    Here begyneth a little tome and hathe to name The Lincolne Nosegay [Le Bouquet de Lincoln] : beynge a brefe table of certaine bokes in the possession of maister Thomas Frognall Dibdin clerk. Which bookes be to be sold to him who shal gyue the moste for yEsame (Londres, s. d. [1811], in-8, 16 p., 19 articles, 36 ex.), description de quelques volumes de la bibliothèque de la cathédrale de Lincoln [Lincolnshire], 


    Thomas-Frognall Dibdin
    In Bibliomania, 1811, p. 746

    Tranche peinte représentant le château d'Althorp
    Bibliomania, 1811, exemplaire d'Estelle Doheny (1875-1958)

    la deuxième édition de The Bibliomania, intitulée Bibliomania ; or Book Madness : a bibliographical romance, in six parts. Illustrated with cuts (Londres, 1811, in-8, ix-[1 bl.]-[2]-782-[1]-[1 bl.] p., fig., 18 ex. sur gr. pap. en 2 vol. in-8) et Bibliography, a poem in six books(Londres, 1812, in-8, 50 ex. dont la plupart furent détruits par l'auteur).


    Àla vente de la bibliothèque de John, 3e duc de Roxburghe (1740-1804), qui eut lieu du lundi 18 mai au samedi 4 juillet 1812, en 42 vacations, et qui rapporta 23.397 £ 10 s. 6 d., le comte Spencer et le marquis de Blandford (1766-1840) se disputèrent, le mercredi 17 juin, 


    Il Decamerone di Boccaccio
    Reliure aux armes de Roxburghe
    (photo John Rylands Library)

    un exemplaire de la première édition datée de Il Decamerone di Boccaccio (Venise, Christofer Valdarfer, 1471, in-fol., 267 f. chiffrés à la main) [n° 6.292], et le poussèrent jusqu'au prix de 2.260 livres sterling. Ce fut un événement qui donna lieu, le soir même, à la fondation de la première Société de bibliophiles : Dibdin eut une grande part à la création du Roxburghe Club, et il en devint le vice-président. En 1890, Enriqueta-Augustina Rylands (1843-1908), veuve de John Rylands (1801-1888), industriel du textile, fit construire la Bibliothèque universitaire John Rylands, à Manchester [Grand Manchester], selon les dernières volontés de son mari, et acheta, en 1892, la bibliothèque du comte Spencer, pour 250.000 £, qu'elle offrit à la ville : le fameux exemplaire du Decamerone se trouve donc aujourd'hui à la John Rylands Library de Manchester.

    Poursuivant la construction de sa bibliothèque, le comte Spencer acheta, en février 1813, une partie de la bibliothèque de Stanesby Alchorne (1727-1800) et fit revendre les doubles le 22 mai 1813 : Catalogue of a portion of the valuable library of the late Stanesby Alchorne (Londres, 1813, in-8).

    (Photographie James Cummins Bookseller, New York)

    Parut enfin la Bibliotheca Spenceriana ; or a descriptive catalogue of the books printed in the fifteenth century, and of many valuable first editions, in the library of George John earl Spencer, K. G. (Londres, 1814-1815, 4 vol. in-8, [6]-x-[2]-lii-384, [6]-504, [4]-509-[1 bl.]-[6] et viii-[2]-589-lxxvii-[2] p., front. et fig., 1.004 articles, 550 ex., 50 ex. sur gr. pap.).


    On trouve dans les deux premiers volumes : les livres imprimés avec des planches de bois ; les anciennes Bibles, en différentes langues, et leurs parties séparées ; les livres de liturgie ; les SS. Pères ; les classiques grecs et latins, par ordre alphabétique. Les 3e et 4e volumes sont consacrés aux anciennes éditions des ouvrages latins, italiens, français et anglais, qui ne font pas partie des classes précédentes ; le tout est accompagné d'une table.


    Faisant suite à sa Bibliomania, Dibdin publia The Bibliographical Decameron ; or, Ten Days Pleasant Discourse upon illuminated manuscripts, and subjects connected with early engraving, typography, and bibliography (Londres, 1817, 3 vol. in-8, fig. et pl., 750 ex., 50 ex. sur gr. pap.), qui eut un succès mérité. Les dialogues qui en forment le fond sont faits pour amener des notes très longues et fort nombreuses qui ne tiennent pas toujours au sujet. Le premier dialogue est consacré à l'histoire de la calligraphie et de la peinture, en ce qui concerne les livres manuscrits, jusque vers le XVIesiècle. Dans le second et troisième dialogue, l'auteur s'est occupé des anciens missels et bréviaires, et en général des livres du premier siècle de l'imprimerie qui sont ornés de gravures, sujet qu'il affectionnait particulièrement. Les cinq dialogues suivants ont pour objet l'histoire des imprimeurs de notre continent, et offrent la représentation fidèle des différentes marques et devises des plus célèbres typographes du XVIesiècle, et en même temps beaucoup de détails curieux sur les imprimeurs anglais modernes les plus distingués. Les reliures et les ornements des livres ont fourni le sujet du huitième dialogue. Le neuvième traite des ventes publiques et le dixième de l'histoire de la littérature bibliographique en Italie, en France et en Allemagne, à quoi sont ajoutés des détails sur les principaux amateurs de livres existant en Angleterre.


    Du 26 au 28 juin 1817, Dibdin mit en vente un certain nombre de ses livres : Catalogue of the library of an eminent bibliographer (Londres, 1817, in-8, 38 p., 770 lots, 24 ex. avec le titre de Bibliotheca Rosicrusiana).

    Voulant voir depuis longtemps les trésors bibliographiques que refermaient les grands dépôts publics du continent, bien plus riches alors que ceux de l'Angleterre, Dibdin débarqua à Dieppe le 17 avril 1819, se rendit à Paris en traversant Rouen, Jumièges, Caudebec, Caen et Bayeux, et de là prit la route pour Vienne, en passant par Épernay, Vitry-le-François, Toul, Nancy, Héming, Lunéville, Saverne, Ittenheim, Strasbourg, Bischoffsheim, Stuttgart, Ulm, Augsbourg et Munich. Revenu à Paris, par Ratisbonne et Manheim, il débarqua à Douvres, après plus de six mois d'absence. 

    (Photographie James Cummins Bookseller, New York)


    Partout il visita les bibliothèques, s'entretint avec les libraires et les typographes, et, de retour à Londres, publia A bibliographical antiquarian and picturesque tour in France and Germany (Londres, 1821, 3 vol. in-8, [4]-xxv-[7]-462-lxxix-[1], [4]-555-[1 bl.] et [4]-622-lxii p., fig., 900 ex. et 100 ex. en gr. pap.). Il avait été accompagné par George Lewis (1782-1871), habile dessinateur et graveur à l'eau-forte, qui publia plus tard A series of groups, illustrating the physiognomy, manners, and character of the people of France and Germany (Londres, 1823, in-4, [10]-15-[1 bl.] p. et 60 planches).


    Commençant à être empêtré dans des difficultés financières, Dibdin publia des Sermons, doctrinal and practical ; preached in King Street, Brompton ; Quebec, and Fitzroy Chapels (Londres, 1820, in-8, viii-515-[1 bl.] p.), d'autres Sermons (Londres, 1825, in-8, xii-[2]-447-[1 bl.] p.) prononcés en l'église St. Mary's Bryanston Square, et collabora, de 1822 à 1825, au journal hebdomadaire The Literary Museum, and Register of Arts, Sciences, and General Literature.

    Ce fut en 1820 que le comte Spencer acheta la collection de Luigi Serra, duc de Cassano (1747-1825) ; il n'en garda que les éditions qu'il n'avait pas et les exemplaires plus beaux que ceux qu'il possédait déjà ; 


    il fit vendre le surplus en plusieurs ventes, dont celle du 2 mars 1821, pour laquelle Dibdin publia A catalogue of rare and valuable duplicates from the library of the Rt. Hon. [Right Honourable : très honorable]earl Spencer, K. G. including a considerable portion of the library of the duke di Cassano (Londres, 1821, in-8, [4]-59-[1] p., 609 lots).

    Théodore Licquet (1787-1832) et Georges-Adrien Crapelet (1789-1842) publièrent séparément, et dans le même format que le texte anglais, la traduction de deux parties de l'ouvrage de Dibdin, avec des notes critiques : Lettre neuvième relative à la Bibliothèque de Rouen, traduite de l'anglais, avec des notes par T. Licquet, conservateur de cette bibliothèque (Paris, 1821, in-8, 48 p., 100 ex.) et Lettre trentième concernant l'imprimerie et la librairie de Paris, traduite de l'anglais, avec des notes, par G. A. Crapelet, imprimeur (Paris, impr. Crapelet, 1821, in-8, [4]-viij-71-[1 bl.] p., 100 ex.). Dibdin a répondu à cette dernière dansA Roland for an Oliver ; or, Brief Remarks upon the preface and notes of G. A. Crapelet, attached to his translation of the thirtieth letter of the Bibliographical, antiquarian, and picturesque tour. By the author of that town (Londres, 1821, in-8, [4]-v-31-[1 bl.] p., 36 ex.).
    Le bibliographe anglais ayant critiqué les relieurs français, sans en avoir vu aucun, le relieur parisien Mathurin Lesné (1777-1841) contre-attaqua dans une Lettre d’un relieur français à un bibliographe anglais(Paris, Crapelet, 1822, in-8, 28 p., 100 ex., 32 ex. en gr. pap.).


    Bibliothèque du château d'Althorp
    In Aedes Althorpianae, p.20

    Constituant le 5evolume de la Bibliotheca Spenceriana, Ædes Althorpianæ; or an Account of the mansion, books, and pictures, at Althorp ; the residence of George John earl Spencer, K. G. To which is added a supplement to the Bibliotheca Spenceriana(Londres, 1822, in-8, VIII-[6]-lxii-280 p., front., portr. et pl.), contient la description du château d'Althorp et de ses dépendances, particulièrement de la bibliothèque et de la galerie de tableaux. On y donne des détails intéressants sur la collection des Bibles, en différentes langues, sur les exemplaires en grand papier des classiques grecs et latins et de différents ouvrages anglais remarquables ; sur une suite d'éditions précieuses de l'Arioste, et sur des exemplaires enrichis de nombreuses gravures. Ce volume est orné de 31 grandes planches bien gravées, qui pour la plupart sont des portraits de famille. Il y a en outre plusieurs vignettes sur les pages du texte.


    Le 6evolume constitutif de la Bibliotheca Spenceriana est du même genre que les quatre premiers, auxquels il sert de supplément : Supplement to the Bibliotheca Spenceriana ; or a descriptive catalogue of the books printed in the fifteenth century, in the library of George John earl Spencer, K. G.(Londres, 1822, in-8, [6]-322 p., fig., articles 1.005 à 1.318).


    Le 7evolume complétant la Bibliotheca Spenceriana, dont le titre fait assez connaître le contenu, fut rédigé avec beaucoup moins de soin et d'exactitude que les six autres : A descriptive catalogue of the books printed in the fifteenth century, lately forming part of the library of the duke Di Cassano Serra, and now the property of George John earl Spencer, K. G.With a general index(Londres, 1823, in-8, [2]-x-296 p., front. et fig., 397 articles).


    Livre fort incomplet et inexact, The Library Companion ; or, the young man's Guide, and the old man's Comfort, in the choice of a library (Londres, 1824, 2 vol. in-8 ou 2 parties en 1 vol. in-8, [4]-li-[1]-912 p., 100 ex. en gr. pap.) eut néanmoins un succès momentané, qui a même nécessité une seconde édition l'année suivante (2 parties en 1 vol. in-8, [8]-l-899-[1] p.).


    La traduction française de l'ouvrage de Dibdin, intitulée Voyage bibliographique, archéologique et pittoresque en France, par le Rév. Th. Frognall Dibdin. Tome Premier[Tome Quatrième], traduit de l'anglais, avec des notes, par Théod. Licquet(Paris, Crapelet, 1825, 4 vol. in-8, xxiv-344, [4]-374-[1]-[1 bl.], viij-383-[1] et [4]-446-[2] p., fig.), ne contient pas le voyage en Allemagne, mais elle présente une foule de notes curieuses qui relèvent les erreurs du voyageur anglais et suppléent à quelques-unes de ses omissions.


    Après la quatrième édition de An introduction to the knowledge of rare and valuable editions of the greek and latin classics (Londres, 1827, 4eédition, 2 vol. in-8, [4]-xiii-[1 bl.]-562 et [4]-579-[1] p., fig.), 


    Dibdin publia Of the Imitation of Jesus Christ, translated from the latin original ascribed to Thomas à Kempis (Londres, 1828, in-8, clvii-[3]-389-[1] p., fig.).


    Thomas-Frognall Dibdin
    In A bibliographical antiquarian and picturesque tour in France and Germany, 1829, t. I, front.

    Quoique faite avec moins de luxe que la première, la seconde édition de A bibliographical antiquarian and picturesque tour in France and Germany (Londres, 1829, 2e édition, 3 vol. in-8, [6]-xlii-[2]-422, [6]-iv-[10]-428 et [6]-iv-[4]-482 p., front. et fig.) a reçu quelques augmentations et plusieurs rectifications tirées de la traduction française. La neuvième lettre, relative à la Bibliothèque de Rouen, a été supprimée. Les nombreuses planches de la première édition ne se trouvent pas dans la seconde, remplacées par douze seulement, dont quatre sont des copies réduites des quatre mêmes planches de la première édition, et les autres sont nouvelles, dont le portrait de l'auteur, gravé par James Thomson (1788-1850), d'après Thomas Phillips (1770-1845). Outre ces douze planches en taille-douce, un certain nombre de vignettes en bois reproduisent plusieurs dessins de la première édition ; le fac-similé de l'écriture d'une partie des personnes dont il est question dans l'ouvrage a été ajouté.

    Dibdin publia encore une collection de sermons de différents auteurs, intitulée The Sunday Library ; or, the Protestant's Manual for the Sabbath-Day (Londres, 1831, 6 vol. in-8, fig.), puis ses Lent lectures ; preached in the church of St. Mary, Bryanstone Square (Londres, 1833, 2 vol. in-12).

    Àl'engouement extrême qu'avaient inspiré les livres rares, avait succédé l'indifférence, les amateurs les plus opulents et remplis d'ardeur étant bientôt disparus. 


    Dibdin eut alors l'idée de composer une contrepartie à sa Bibliomania, sous le pseudonyme de « Mercurius Rusticus » : Bibliophobia. Remarks on the present languid and depressed state of literature and the book trade. In a letter addressed to the author of the Bibliomania. By Mercurius Rusticus. With notes by Cato Parvus (Londres, 1832, in-8, 102 p., 100 ex.).


    Thomas-Frognall Dibdin
    In Reminiscences, t. I, front.
    Gravé par J. Posselwhite, d'après G. Richmond

    Bibliothèque de Eshton Hall
    In Reminiscences, t. II, front.
    Gravé par S. Bawle, d'après F. Mackenzie

    Quatre ans plus tard, il donna une autobiographie, sous le titre de Reminiscences of a literary life (Londres, 1836, 2 vol. in-8 ou 2 parties en 1 vol. in-8, [2]-xxxii-[4]-982 p., portrait et pl.). Il y avoue que Joseph Haslewood (1769-1833), bibliographe et antiquaire, membre fondateur du Roxburghe Club, l'a aidé pour les recherches nécessaires à la composition de ses différents ouvrages. Les 100 exemplaires en grand papier renferment de plus que les exemplaires ordinaires : une double épreuve coloriée de la planche placée à la page 345, une vue intérieure de Eshton Hall [Yorkshire] appartenant à Frances-Mary Richardson Currer (1785-1861), une autre vue prise des croisées de la bibliothèque du même château.


    Dibdin mit bientôt au jour son dernier ouvrage, A bibliographical antiquarian and picturesque tour in the northern counties of England and in Scotland (Londres, 1838, 2 vol. in-8, [2]-xv-[9]-436-xxx-[2] et [6]-654 p. [chiffrées 437-1.090]), 

    (Photographie Bruddenbrooks Inc., Newburyport, U.S.A.)


    avant de publier une troisième édition de sa Bibliomania ; or Book=Madness ; a bibliographical romance. Illustrated with cuts (Londres, 1842, in-8, [2]-viii-618-[34] p., front. et fig.) 


    et The Old Paths : being two sermons preached […] in the district church of St. Mary, Bryanston Square (Londres, 1844).

    In The Gentleman's Magazine (Londres, 1827, vol. 97, t. II, front.)

    Pasteur de St. Mary's Church, Bryanston Square, depuis 1824, pasteur de Exning [Suffolk], et aumônier ordinaire du roi Guillaume IV, puis de sa nièce, la reine Victoria Ire, Thomas-Frognall Dibdin mourut à Kensington, le 18 novembre 1847, des complications d'un accident vasculaire cérébral. Malgré les revenus importants attachés à ses places, il était tombé dans un état voisin de la misère, par suite des dépenses dans lesquelles l'avait engagé sa passion pour l'édition de ses livres. Il avait été membre de la Royal Society of Arts, de la Royal Society, de l'Académie royale de Rouen et de l'Académie d'Utrecht. 

    Photographie de The Friends of  Kensal Green Cemetery (9 avril 2017)

    Il fut inhumé au cimetière de Kensal Green [carré 68], ouvert en 1832, sur le modèle du cimetière parisien du Père Lachaise. Une plaque commémorative fut installée dans St. Mary's Church :
    « Sacred
    to the Memory of
    Thomas Frognall Dibdin, D. D. [Doctor Divinatis : docteur en théologie],
    first Rector of this Church,
    Vicar of Exning, Suffolk,
    and Chaplain in Ordinary to
    their Majesties
    King William the Fourth and
    Queen Victoria.
    This Monument
    is erected by his Friends
    as a tribute of respect to his Learning.
    His Literary Talents as an Author,
    His Urbanity and Zeal
    in discharge of his Ministerial Duties
    during an Incumbency of 24 years,
    and to his firm Support of
    The Established Church.
    He died Novr18th, 1847,
    In the 72dyear of his age. »

    Il avait perdu son fils cadet en 1810 et son fils aîné en 1827; seules, sa femme et sa fille lui survécurent.

    Arbre généalogique simplifié






































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    Jean-Charles-Emmanuel Nodier est né à Besançon [Doubs], le 29 avril 1780, de Suzanne Paris et de Antoine-Melchior Nodier (1738-1808), avocat au Parlement de Besançon. Il fut légitimé, ainsi que sa soeur Jeanne-Claude-Elisabeth (1784-1865), lors du mariage de ses parents, le 12 septembre 1791.

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    Le manque de rigueur des historiens qui choisissent de répéter des données anciennes, souvent erronées, - voire des légendes -, plutôt que de retourner aux sources, a toujours choqué le chercheur besogneux. Si le talent d'écrivain aide à l'analyse d'une histoire complexe, sans repères biographiques incontestables, le risque est grand de trahir la vérité historique. L'étude des Crozat, famille d'origine languedocienne, qui joua un grand rôle à Paris dans la finance et dans l'art aux XVIIeet XVIIIesiècles, est à ce titre exemplaire.

    Antoine [I] Crozat, fils de Guillaume Crozat, marchand chaussetier à Albi [Tarn], et de Marguerite Boissonade, de Marvejols [Lozère], est né à Albi en 1630.

    Arbre généalogique simplifié

    Devenu marchand de pastel et banquier à Toulouse [Haute-Garonne], il épousa Jeanne de Cardon, fille de Jean de Cardon, marchand, et de Marie de Gleyset, le 14 février 1651, en l'église Sainte-Martianne d'Albi ; elle lui donna un fils, Guillaume Crozat, né le 22 décembre 1651 à Albi et baptisé en l'église Sainte-Martianne le 1er janvier 1652, prêtre, chapelain du Roi et abbé de Genlis [Villequier-Aumont, Aisne] le 15 avril 1702, maître des requêtes, décédé le 3 mars 1710 au château de Bourgon [Valence, Charente].

    Château de Barthecave, Préserville

    Après la mort prématurée de sa femme, à Albi, le 25 octobre 1652, qui fut enterrée le lendemain dans l'église des Frères Mineurs, Antoine [I] Crozat acheta, le 27 septembre 1653, la terre de Barthecave [Préserville, Haute-Garonne]. Dès cette époque, il porta pour armoiries « de gueules, au chevron d'argent, accompagné de trois étoiles de même, 2 en chef et 1 en pointe », qui furent conservées par sa descendance.
    De son second mariage avec Catherine de Saporta, fille de Rigail de Saporta, avocat, et de Gabrielle de Rossignol, le 2 juin 1654, en l'église de la Daurade de Toulouse, naquirent 8 enfants :
    • Antoine [II] Crozat, qui fut baptisé le 24 avril 1655 en l'église de la Daurade ;
    • Jean Crozat, ondoyé à la maison le 6 décembre 1656, devint abbé de Genlis et mourut en 1729 ;
    • Anne Crozat, née le 14 mai 1658, baptisée le 22 mai en l'église Saint-Étienne, mariée le 21 février 1679 à Marc Sabatier de Labourgade, écuyer âgé de 30 ans, en l'église cathédrale Saint-Étienne ;
    • Pierre Crozat, né le 31 décembre 1659, baptisé en l'église Saint-Étienne le 10 novembre 1661, inhumé aux Jacobins le 25 juillet 1676 ;
    • Marie-Jeanne Crozat, née le 24 juin 1661, baptisée en l'église Saint-Étienne le 24 juillet, mariée en la même église le 3 février 1682 à Nicolas Daguin, 35 ans, conseiller du Roi et greffier en chef du bureau des finances de la généralité de Toulouse ;
    • Pierre Crozat, né le 14 mars 1665, baptisé en l'église Saint-Étienne le 16 mars ;
    • Joseph-Guillaume, né le 26 juillet 1668 et baptisé le même jour en l'église Saint-Étienne ;
    • Gabrielle Crozat, née le 19 février 1667 et baptisée le lendemain en l'église Saint-Étienne, religieuse hospitalière en la Maison Professe.

    Hôtel du Silence, Toulouse

    En 1673, Antoine [I] Crozat quitta la rue Sainte-Ursule [ancienne rue des Trois-Rois-Vieux] pour habiter 3 rue Peyras [rue du Musée à partir de 1794, rue Genty Magre depuis 1938], dans l'hôtel de son beau-père, qui fut appelé, plus tard, au XIXe siècle, pour des raisons sans rapport avec la famille Crozat, l'« hôtel du Silence ». Il devint capitoul de Toulouse l'année suivante. Catherine de Saporta, baptisée le 27 avril 1632 en l'église Saint-Étienne, mourut le 15 décembre 1677 sur la même paroisse et fut inhumée le lendemain aux Jacobins.
    Antoine [I] Crozat se maria une troisième fois, le 12 janvier 1683, en la chapelle des Pénitents noirs de Toulouse [paroisse Saint-Étienne], avec Jeanne d'Estadens, qui n'eut pas d'enfant. Il fut capitoul de Toulouse une seconde fois en 1684 et mourut le 6 novembre 1690.

    Les deux frères, Antoine [II] Crozat (1655-1738) et Pierre Crozat (1665-1740), exercèrent conjointement des fonctions financières.


    Antoine [II] Crozat
    par Alexis-Simon Belle (1674-1734)
    Château de Versailles

    Antoine [II] Crozat, dit « le Riche » ou « le Traitant », fut baptisé le 24 avril 1655 en l'église de la Daurade de Toulouse.
    Il eut le génie des affaires. En 1679, Pierre-Louis Reich (1614-1711), seigneur de Pennautier [Aude], receveur général du Clergé et trésorier des États du Languedoc, ami de son père, le prit comme caissier à Paris, où il logea rue des Bourdonnais [Ier], puis le nomma son premier commis et le logea rue Coq-Héron [Ier]. En 1682, Antoine [II] Crozat acheta la charge de receveur des tailles de Lavaur [Tarn] et de Saint-Papoul [Aude], qu'il conserva jusqu'en 1686 et qu'il fit exercer par son frère, Pierre Crozat.

    Marguerite Le Gendre
    par Jacques-André-Joseph Aved (1702-1766)

    Devenu receveur des tailles au diocèse d'Albi en 1686, puis receveur général des finances pour Bordeaux en 1689 – poste qu'il conserva jusqu'en 1707 -, Antoine [II] Crozat épousa, le 10 juin 1690, à Paris, Marie-Marguerite Le Gendre (1670-1742), fille cadette de François Le Gendre, fermier général, et de Marguerite Le Roux - renforçant ses positions dans le monde des financiers -, et loua une maison 6 place des Victoires [IIe], proche la rue La Feuillade. Le couple eut 4 enfants, qui naquirent à Paris : Louis-François Crozat, le 1erseptembre 1691 ; Marie-Anne, en 1695 ; Joseph-Antoine, le 12 janvier 1696 ; Antoine-Louis, le 13 juillet 1700.

    Armes de Antoine [II] Crozat
    De gueules, au chevron d'argent accompagné de 3 étoiles de même [Crozat]
    et D'azur, à la bande dentelée d'or chargée de 3 papillons de sable [Le Gendre]

    Devenu l'un des financiers de l'État, sa fortune, ainsi que l'estime que lui porta Louis XIV, ne firent que s'accroître, et le Roi le désigna bientôt à Louis-Joseph de Bourbon (1654-1712), duc de Vendôme, pour la gestion de ses affaires.

    Portail de la propriété de Clichy

    Le 29 avril 1697, Antoine [II] Crozat acheta une propriété à la campagne, à Clichy [Hauts-de-Seine], 13 rue du Landy, qui fut détruite au XIXe siècle et dont il ne reste que le portail d'entrée.

    Plan de Turgot (1734-1739)

    Le 22 mars 1698, il acquit le plus grand des immeubles de la place des Victoires [Ier], l'hôtel de Soyecourt, construit par Jean-Baptiste Prédot au n° 3, bordé par la rue Croix-des-Petits-Champs.
    En 1701, il dirigea la Compagnie de Guinée, fondée en 1685, l'une des plus importantes sociétés de la traite négrière et du commerce triangulaire entre Nantes [Loire-Atlantique] et l'île de Saint-Domingue [Haïti].

    Hôtel Crozat, 17 place Vendôme, Paris I

    En 1702, il fit construire sa résidence principale, 17 place Vendôme [Ier, partie de l'hôtel Ritz], qu'il occupera jusqu'à sa mort, tandis que la maison de la place des Victoires restait habitée par sa belle-mère. En 1705, il acheta une charge de conseiller secrétaire du Roi, qu'il résigna en 1719. 


    L'abbé Alexandre Le François dédia à sa fille une Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie(Paris, Augustin Brunet et Jacques Quillau, 1705, in-12), célèbre sous le nom de « Géographie de Crozat ».

    En 1706, il succéda à Reich de Pennautier comme trésorier des États du Languedoc et comme receveur général du clergé. 

    Hôtel d'Evreux, 19 place Vendôme, Paris I

    Il fit construire alors, 19 place Vendôme [Ier, hôtel d'Évreux, propriété de l'émir du Qatar], un hôtel pour sa fille qui, âgée de 12 ans, épousa Henri-Louis de La Tour (1679-1753), comte d'Évreux, le dimanche 3 avril 1707, aux Capucins. Il lui donna une dot de 2 millions de livres, qui permit à son mari de faire construire en 1720, dans le marais des Gourdes, au faubourg Saint-Honoré [55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, VIIIe], un autre hôtel d'Évreux, futur palais de l'Élysée, résidence du président de la République. Mais le 14 décembre 1720, le jour du bal de l'inauguration de ce deuxième hôtel d'Évreux, à laquelle assistait sa maîtresse - la duchesse de Lesdiguières (1671-1740) -, le comte d'Évreux, qui avait remboursé la dot à son beau-père, congédia sa jeune épouse, provoquant une séparation judiciaire. Marie-Anne Crozat, que la duchesse de Bouillon, sa belle-mère, avait appelée « le petit lingot d'or », rentra chez son père, où elle mourut le 11 juillet 1729, sans postérité.

    Château de Moÿ
    in Bulletin monumental. Paris, 1867, 4e série, t. III, 33e vol., p. 320

    Tandis qu'il revendait ses propriétés en Languedoc, Antoine [II] Crozat acheta de nombreuses terres septentrionales, particulièrement Moÿ [Aisne, une des quatre communes françaises comprenant un ÿ dans leur nom, avec Aÿ-Champagne (Marne), L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) et Faÿ-lès-Nemours (Seine-et-Marne) ; château détruit en 1917] et Vendeuil [Aisne] en 1707, Blanville [Saint-Luperce, Eure-et-Loir] en 1710, et Le Châtel [Finistère] en 1714 ; mais aussi Lafauche [Haute-Marne] en 1707, Thiers [Puy-de-Dôme] et Saint-Fargeau [Yonne] en 1714, Thugny-Trugny [Ardennes] en 1721, etc.

    Château de Thugny

    Antoine [II] Crozat s'engagea dans les entreprises maritimes et coloniales de la fin du règne de Louis XIV. Le Roi lui concéda, le 14 décembre 1712, le privilège du commerce exclusif de la Louisiane pour quinze années. Il devint trésorier général des Ordres du Roi en 1715, charge dont il se démit en 1724. Son activité économique fut quelque peu entravée par la lourde taxe qui le frappa en 1716 et par les entreprises de John Law. Les bénéfices ne répondant pas aux avances qu'il avait faites, il résilia en 1717 son privilège du commerce avec la Louisiane, qui fut donné à une nouvelle compagnie de commerce, la Compagnie d'Occident ou du Mississippi, puis fut concédé à la célèbre Compagnie des Indes.
    Il bénéficia encore de puissantes alliances en mariant ses fils à la haute noblesse.
    • L'aîné, Louis-François Crozat, marquis du Châtel, acheta en 1717 la cornette des Mousquetaires Noirs, et obtint le régiment de Languedoc, Dragons, le 21 janvier 1718, fut fait brigadier le 20 février 1734, maréchal-de-camp le 1er mars 1738, lieutenant-général des armées du Roi le 2 mai 1744, et est mort à Paris, rue de Richelieu, le 31 janvier 1750. Il avait épousé par contrat du 5 septembre 1722, Marie-Thérèse-Catherine Gouffier, fille de Charles-Antoine Gouffier, marquis de Heilly [Somme], et de Catherine-Angélique d'Albert-de-Luynes, dont il a eu : Antoinette-Eustachie Crozat (1727-1747), mariée le 21 janvier 1744, à Charles-Antoine-Armand de Gontaut-Biron, et Louise-Honorine Crozat (1737-1801), mariée le 22 décembre 1750, à Étienne-François de Choiseul-Stainville.
    • Le second, Joseph-Antoine Crozat, marquis de Thugny, lecteur du cabinet du Roi en 1719, devint conseiller au Parlement, puis maître des requêtes et enfin président de la 4e chambre des enquêtes du Parlement de Paris. Il se maria, le 27 mars 1725, avec Michelle-Catherine Amelot de Gournay, fille de Michel-Charles Amelot, marquis de Gournay, président à mortier au Parlement de Paris, et de Marguerite-Pélagie Danican de l'Espine. Il mourut à Paris, le 6 janvier 1751, sans postérité.
    • Le troisième fils, Antoine-Louis Crozat, baron de Thiers, est mort à Paris le 15 décembre 1770, brigadier des armées du Roi, lieutenant-général et commandant pour Sa Majesté dans la province de Champagne. Il avait épousé le 19 décembre 1726, Marie-Louise-Augustine de Laval-Montmorency, fille de Claude-Charles de Laval-Tartigny et de Marie-Thérèse de Hautefort, qui lui donna : Adélaïde-Marguerite-Charlotte, le 1er juillet 1728 ; Antoinette-Louise-Marie Crozat, le 28 avril 1731, mariée le 19 mars 1749 à Joachim-Casimir-Léon, comte de Béthune ; Louise-Augustine-Salbigothon Crozat, le 25 octobre 1733, mariée le 11 avril 1752 au duc Victor-François de Broglie ; Louise-Thérèse Crozat, le 15 octobre 1735, qui a épousé le 22 avril 1755, Armand-Louis, marquis de Béthune.
    En 1724, Antoine [II] Crozat fut placé à la tête de la Compagnie créée pour ouvrir le canal de Picardie [canal de Crozat], qui unit l'Oise à la Somme, de Chauny [Aisne] à Saint-Simon [Aisne], partie du canal de Saint-Quentin, qui unit l'Oise à l'Escaut, de Chauny à Cambrai [Nord].
    Antoine [II] Crozat mourut à Paris le 7 juin 1738 et fut inhumé au cimetière Saint-Joseph [fermé en 1781, vendu le 18 floréal An V (7 mai 1797), les ossements transportés aux Catacombes], rue Montmartre [IIe], près de la rue du Croissant, où avaient été enterrés Molière et La Fontaine.
    L'hôtel d'Évreux de la place Vendôme passa à Antoine-Louis Crozat, qui le donna en 1752 à sa fille Louise, mariée au maréchal de Broglie. L'hôtel Crozat, de la même place, resta à sa veuve jusqu'en 1742, puis passa à Joseph-Antoine Crozat et, en 1751, à Antoine-Louis Crozat, qui le loua à partir de 1764.

    Pierre Crozat
    par Rosalba Carriera (1675-1757)

    Pierre Crozat, qui ne fut pas moins célèbre que son frère par sa grande fortune, et qui fut appelé « le Pauvre » par dérision, est né le 14 mars 1665 et a été baptisé en l'église cathédrale Saint-Étienne de Toulouse le 16 mars.
    Il manifesta une préférence pour les arts. Receveur des tailles de Lavaur et de Saint-Papoul de 1682 à 1686, il quitta Toulouse pour rejoindre son frère, Antoine [II] Crozat, chez Reich de Pennautier. Devenu en 1691 trésorier de France à Montauban, il loua, en 1695, un appartement près de la place des Victoires, au coin de la rue Vide-Gousset [IIe] et de la rue des Petits-Pères [IIe].

    Petit château de Montmorency

    En 1702, il succéda au peintre Charles Le Brun (1619-1690) dans sa maison de campagne à Montmorency [Val-d'Oise], appelée le « petit château ». De 1704 à 1706, il fit construire sa résidence parisienne rue de Richelieu [93 rue de Richelieu, IIe, rasée en 1770] :

    « L'hôtel Crozat étoit situé rue de Richelieu, au coin du boulevard [des Italiens] où se trouvent maintenant toutes les maisons qui entourent l'hôtel des Princes. Il couvroit tout un côté de cette rue, depuis la rue Saint-Marc jusqu'au boulevard, alors le rempart. Par sa profondeur il alloit toucher aux terrains où s'ouvre aujourd'hui la rue de Grammont, et où commençoient alors les jardins de l'hôtel de Tresme ; venoient ensuite, sur le boulevard, le petit hôtel de Conti, qui disparut en 1777 pour faire place à la rue de la Michodière, et l'hôtel Richelieu, qui ne prenoit place sur le boulevard que par le pavillon de Hanovre.
    Pierre Crozat avoit fait construire son hôtel en 1704, dans un terrain qui n'avoit pas moins de neuf arpents. Cartaut en avoit été l'architecte. En 1730, un corps de logis sur la rue y fut ajouté sous la direction d'Oppenor. » [sic]
    (Alfred Sensier. Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721. Paris, J. Techener, 1865, p. 24)

    L'hôtel construit, Pierre Crozat hébergea le peintre Charles de La Fosse (1636-1716), appelé pour la décoration des galeries, puis Antoine Watteau (1684-1721), chargé de peindre les quatre saisons pour la salle à manger. En 1720, il reçut la pastelliste vénitienne Rosalba Carriera (1675-1757), accompagnée de quatre personnes de sa famille.

    Grand château de Montmorency

    En 1709, il fit élever, à Montmorency, le « grand château » [démoli en 1817].

    Dès 1683, à Toulouse, Pierre Crozat, dit aussi « le Curieux » ou le « roi des collectionneurs de dessins », avait commencé à acquérir des dessins de Raymond La Fage (1656-1684). En 1714, il passa un an en Italie, où il fit d'intéressantes découvertes. Son hôtel de la rue de Richelieu fut orné d'incomparables collections de tableaux, de dessins, de sculptures et de pierres gravées.
    Pierre Crozat fit graver sur bois les principaux tableaux de sa galerie, rassemblés dans un recueil connu sous le titre de « Cabinet Crozat » et intitulé : Recueil d'estampes d'après les plus beaux tableaux et d'après les plus beaux desseins qui sont en France dans le Cabinet du Roy, dans celuy de Monseigeur le Duc d'Orléans, & dans d'autres Cabinets (Paris, Imprimerie royale,1729 et Paris, s. n., 1742, 2 vol. in-fol.).
    Pierre Crozat fut aussi un mélomane et organisa chez lui, une fois par mois, des concerts. 

    Concert chez Crozat, rue de Richelieu

    Concert chez Crozat, au grand château de Montmorency

    Deux tableaux peints par Nicolas Lancret (1690-1743) vers 1720 montrent l'ambiance de ces concerts, rue de Richelieu et à Montmorency.
    Pierre Crozat mourut célibataire, rue de Richelieu, le 24 mai 1740.
    Selon sa volonté, les pierres gravées et les dessins furent vendus au profit des pauvres.


    La vente des 19.048 dessins produisit 36.213 livres : Description sommaire des desseins des grands maistres d'Italie, des Pays-Bas et de France, du cabinet de feu M. Crozat (Paris, Pierre-Jean Mariette, 1741, in-8, xij-4*-128 p., 1.086 lots), suivie du « Catalogue des planches qui composent le Recueil d'estampes » (p. 129-140, 182 lots). Le plus cher fut un grand dessin peint à l'huile et coloré, représentant la chute des mauvais Anges et des réprouvés, par Rubens [n° 830], provenant du célèbre cabinet du banquier Everhard Jabach (1618-1695), dont Mariette devint propriétaire pour 337 livres.
    Le cabinet de pierres antiques fut acheté en bloc pour la somme de 67.000 livres, par le duc d'Orléans, qui en fit détruire les nudités. 

    Frontispice, t. I

    Le reste fut décrit en un superbe ouvrage intitulé Description des principales pierres gravées du cabinet de S. A. S. Monseigneur le duc d'Orléans, premier prince du sang (Paris, abbés de La Chau et Le Blond, Pissot, 1780-1784, 2 vol. in-fol.). Ces pierres gravées demeurèrent au Palais-Royal jusqu'en 1787, date à laquelle un marché conclu par Grimm les fit passer à Saint-Pétersbourg, et non en Angleterre, comme l'avance Clément de Ris dans Les Amateurs d'autrefois (Paris, E. Plon et Cie, 1877, p. 205), confondant la vente des pierres gravées avec celle des tableaux de la galerie d'Orléans, qui eut lieu effectivement en 1792.
    Pierre Crozat avait laissé à l'aîné de ses neveux, Louis-François Crozat, marquis du Châtel, ses résidences de Paris, rue de Richelieu, et de Montmorency, ainsi que sa collection de 472 tableaux. Àsa mort, en 1750, ses collections furent partagées en trois lots :



    • le premier se vendit publiquement. Une partie en décembre1750, rue de Richelieu : Description sommaire des statues, figures, bustes, vases, et autres morceaux de sculpture, tant en marbre qu'en bronze,& des modéles en terre cuite, porcelaines,& fayences d'Urbin, provenans du cabinet de feu M. Crozat (Paris, Louis-François Delatour, 1750, in-8). Une autre partie en juin 1751, place Vendôme, après la mort de Joseph-Antoine Crozat, marquis de Thugny : Catalogue des tableaux et sculptures, tant en bronze qu'en marbre, du cabinet de feu M. le président de Tugny [sic],& de celui de M. Crozat (Paris, Louis-François Delatour, 1751, in-8).
    • le second, moins important, fut attribué à sa fille, Louise-Honorine Crozat, et figura dans ses apports dotaux lorsqu'elle épousa Étienne-François de Choiseul en décembre 1750.

    • Antoine-Louis Crozat, baron de Thiers, hérita de la dernière part, la plus considérable des trois et l'installa dans son hôtel de la place Vendôme : dans le Catalogue des tableaux du cabinet de M. Crozat, baron de Thiers (Paris, De Bure l'aîné, 1755, in-8), rédigé par l'historien Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye (1697-1781), qui se distribuait aux visiteurs, les tableaux ne sont pas numérotés, mais décrits selon la place qu'ils occupaient dans les divers appartements de l'hôtel.


    Catalogue de Crozat de Thugny
    Exemplaire aux armes de Louis-Hyacinthe Boyer de Cremilles
    Librairie Bruce McKittrick : 5.500 $

    La vente de la bibliothèque de Joseph-Antoine Crozat, marquis de Thugny, eut lieu au mois d'août 1751 : Catalogue des livres de Monsieur le président Crozat de Tugny [sic] (Paris, Thiboust, 1751, in-8, xvj-472 p., 5.002 + 68 doubles [*] = 5.070 lots), avec une « Table des auteurs ».

    « Pour ne point laisser perdre de vûe les meilleurs Livres Italiens de Belles-Lettres, j'ai interrompu l'Ordre des Divisions de ce Catalogue, pour les rassembler ensemble, & j'ai retiré des différentes Classes dans lesquelles ils devoient étre naturellement placés tous les Mythologues, Romans & Fictions, Philologues & Polygraphes Italiens, & les ai joints aux Poetes ; par ce moyen l'on voit d'un coup d'œil une des plus curieuses & des plus rares Classes de cette Bibliotheque. » [sic] (p. viij)

    Théologie [296 lots = 5,83 %], Jurisprudence [144 lots = 2,84 %], Sciences et Arts [374 lots = 7,37 %], Humanités et Belles Lettres [2.296 lots = 45,28 %], Histoire [1.960 lots = 38,65 %].

    Armes du marquis de Thugny


    L'ex-libris manuscrit du marquis de Thugny figure au verso de la page de titre des livres.
    Les acquéreurs gardèrent un mauvais souvenir de cette vente : non seulement la plus grande partie des livres de cette nombreuse collection étaient imparfaits et le reste très mal conditionné, mais en outre aucun livre, même rapporté aussitôt l'adjudication faite, n'était repris. Des livres rares s'y donnèrent à très bon marché, à l'exception du Morlini novellae (Naples, Jean Pasquet de La Salle, 1520, in-4), par Girolamo Morlini [n° 2.665]. Le marquis de Paulmy eut quatre manuscrits, qui furent adjugés à des prix très faibles.

    52. MatthiæUgonii, de Conciliis Synodia Ugonia, seu Liber de omnibusque ad Concilia ritè ac legitimè celebranda pertinentibus. Venetiis, 1564, in-fol. 75 livres.


    254. Nouveauté du Papisme opposée à l'antiquité du vrai Christianisme, contre le Livre du Cardinal du Perron, par P. du Moulin. Sedan, 1627, in-fol. 17 livres.
    332. Corpus juris civilis, cum Dyonisii Gothofredi & aliorum notis. Amstelodami, Blaeu & Elzevir, 1663, in-fol., 2 vol. 64 livres.
    392. Les Édits et Ordonnances des Rois, Coutumes des provinces, Réglemens, Arrêts & Jugemens notables sur le fait des Eaux & Forêts, recueillis par Sainctyon. Paris, 1610, in-fol. 27 livres 5 sols.
    432. Causes célèbres & intéressantes, avec les jugemens qui les ont décidées, par M. Gayot de Pitaval. Paris, 1734 et suiv., in-12, 20 vol. 39 livres, 19 sols.


    629. Hortus Eystettensis, sive accurrata omnium plantarum, florum, stirpium ex variis orbis terræ partibus singulari studio collectarum. 1613, in-fol. 192 livres.
    933. Pindari Olympia, Pythia, Nemea, Istmia. Robert Steph., 1612, in-16. 16 livres.
    1.316. La Guirlande de Julie-Lucine d'Angennes (M. de Rambouillet), 1641, in-4. 3 livres.


    1.343. Les Poésies de Jules de la Mesnardière. Paris, 1656, in-4. 14 livres.
    1.393. Les Œuvres diverses de Boileau Despreaux, avec des figures de Bernard Picart. Amsterdam, 1718, in-fol., 2 vol. 60 livres.
    1.850. Hypnerotomachia Poliphili. Venetia, 1500, in-fol. 54 livres 19 sols.
    1851. Discours du Songe de Poliphile. Paris, 1561, in-fol. Exemplaire du peintre François Quesnel (1543-1619). 13 livres 19 s.
    2.009. Histoire du Saint Graal, qui est le premier livre de la Table ronde, et de Perceval, qui est le dernier. Paris, 1523, in-fol. 42 livres.
    2.011. Histoire de Lancelot du Lac, des chevaliers de la Table ronde. Paris, 1498, in-fol., 2 vol. 84 livres 4 sols.
    2.052. Histoire du très noble Perce-Forest. Paris, 1526 & 1532, in-fol., 3 vol. 120 livres.

    Vignette de la page de titre

    2.665. Hieron. Morlini Novellæ, Fabulæ& Comedia. Neapoli, 1520, in-4. 399 livres.
    2.856. Les Lettres d'Étienne Pasquier. Paris, 1586, in-4. 15 livres.
    3.671. Les Monumens de la monarchie françoise, par le P. Bernard de Montfaucon. Paris, 1729 & 1723, in-fol., 5 vol. 88 livres.


    4.756. Histoire de Cicéron, tirée de ses écrits, des monumens de son siècle, avec les preuves & des éclaircissemens, traduite de l'Anglois, par M. Prévost. Paris, 1743, in-12, 4 vol.

    Antoine-Louis Crozat, baron de Thiers
    par Jean-Marc Nattier (1685-1766)

    Après la mort de Antoine-Louis Crozat, baron de Thiers, ses héritiers acceptèrent, le 8 octobre 1771, le chiffre d'évaluation de 460.000 livres fixé par le collectionneur-marchand genevois François Tronchin (1704-1798) pour la collection de tableaux. Le 4 janvier 1772, le marché définitif fut signé par Diderot, au nom de l'impératrice de Russie, et par les trois filles et les deux gendres du baron de Thiers. Dix-sept caisses demeurèrent trois mois sur les berges de la Seine, avant de pouvoir être dirigées sur Rouen et partir pour le musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.


    Le démembrement des collections se termina par une vente, en février 1772 : Catalogue des estampes, vases de poterie étrusques, figures, bas-reliefs & bustes de bronze, de marbre & de terre cuite, ouvrages en marqueterie du célebre Boule pere, pieces de méchanique, & autres objets curieux du cabinet de feu M. Crozat, baron de Thiers, brigadier des armées du Roi, lieutenant général pour Sa Majesté de la province de Champagne au département de Reims, & commandant en ladite province (Paris, Muzier père, 1772, in-12), rédigé par Pierre Remy.


    La vente de la bibliothèque de Antoine-Louis Crozat, baron de Thiers, eut lieu du 7 janvier au 23 février 1772, en son hôtel de la place Vendôme : Catalogue des livres de feu M. Crosat [sic], baron de Thiers, brigadier des armées du Roi, lieutenant-général pour Sa Majesté pour la province de Champagne au département de Reims, & commandant en ladite province (Paris, Saillant & Nyon, et Moutard, 1771, in-8, 16-254 p., 3.763 – 17 absents + 18 doubles [*] + 2 triples [**] = 3.766 lots).
    Théologie [202 lots = 5,36 %], Jurisprudence [70 lots = 1,85 %], Sciences et Arts [907 lots = 24,08 %], Belles Lettres [1.275 lots = 33,85 %], Histoire [1.312 lots = 34,83 %].
    Le catalogue est suivi d'un « Supplément » de 46 [i.e. 47]-[1 bl.] p. et 781 + 3 doubles [*] = 784 lots : théologie [54 lots = 6,88 %], jurisprudence [27 lots = 3,44 %], sciences et arts [90 lots = 11,47 %], belles lettres [356 lots = 45,40 %], histoire [257 lots = 32,78 %].

    Armes du baron de Thiers


    Ex-libris du baron de Thiers
    par François Boucher (1703-1770)

    L'ex-libris [127 x 76 mm.] du baron de Thiers, gravé par François Boucher (1703-1770), n'est pas toujours signé « F. Boucher, sclp. » (Bulletin du bouquiniste, 15 avril 1875, p. 212) : deux écussons ovales accolés, surmontés d'une couronne de comte, un aigle sur la droite, un sauvage sur la gauche ; l'écusson à gauche porte « de gueules au chevron d'argent, accompagné de trois étoiles du même » [Crozat] ; l'écusson à droite porte « d'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent et cantonnée de seize alérions d'azur » [Montmorency-Laval].


    103. Le Fouet des Paillards, ou Punition des voluptueux charnels, conforme aux arrêts divins & humains, par M. L. P. Curé du Mesnil Jourdain. Rouen, 1628, in-12.
    343. Traité touchant les Sorciers, & touchant les Jeux de Cartes & de Dez, par Lambert Daneau. 1579, in-8, mar.


    345. Histoire des Spectres, Visions & Apparitions des Esprits, Démons, &c., par Pierre Le Loyer. Paris, 1605, in-4.


    661. Histoire de la nature des oiseaux, par Pierre Belon. Paris, 1555, in-fol.
    715. AndreæVesalii, Libri Septem de Humani Corporis Fabricâ. Basilea, 1555, in-fol.


    764. La Pratica della Perspettiva di Daniele Barbaro. In Venetia, 1568, in-fol.
    913. Vita di Paolo Caliari Veronese, descritta da Carlo Ridolfi. Venetia, 1646, in-4.


    1.119. La Castramétation descrite, par Simon Stevin. Leyden, 1618, in-fol.
    1.324. Le Romant de la Rose, nouvellement reveu & corrigé, oultre les précédentes impressions. Paris, Galliot du Pré, 1529, in-8.
    1.326.Œuvres de Clément Marot. La Haye, 1700, 2 vol. in-12.
    1.329. L'Espadon satyrique, en vers, par le Sieur Desternod. Lyon, 1623, in-12.
    1.331. La Guirlande de Julie, pour Mademoiselle de Rambouillet, Julie Lucine d'Angenes ; faite en 1641. Manuscrit in-4, mar.
    La présence de ce manuscrit dans le Catalogue du baron de Thiers ne semble pas avoir retenu l'attention des bibliographes : n'était-ce pas celui de son frère, le marquis de Thugny [n° 1.316] ?

    « Nicolas Jarry, écrivain inimitable du dernier siècle, fit trois manuscrits de la Guirlande de Julie dans la même année 1641, […].
    Le premier, annoncé dans le Catalogue des livres de M. le président Crozat de Tugny, Paris, 1751, p. 119, n° 1316, n'étoit pas imprimé. C'est une erreur de ne pas l'avoir annoncé manuscrit. Il est de la propre main de Jarry, sur papier in-quarto, à longues lignes, et contient cinquante-trois feuillets très-bien écrits, en lettres bâtardes. Il paraît avoir été l'esquisse et le modèle de l'in-folio présenté à mademoiselle de Rambouillet. M. le marquis de Courtanvaux en a été ensuite possesseur [pour 3 livres]. Il est passé, à sa vente [1783], entre les mains de P. F. Didot [pour 3 liv. 75], imprimeur de Monsieur [c'est d'après cet in-4 que l'édition de 1784 fut donnée par cet imprimeur].
    Le second, très précieux, sur vélin in-folio, […], est supérieurement écrit en lettres rondes ; les figures de toutes les fleurs, peintes par le fameux Robert, et la reliure magnifique, en maroquin rouge, de ce livre, orné, en dehors et en dedans, du chiffre entrelacé de J. L., ajoutent au très-grand mérite de cet ouvrage unique en son genre.
    Il paraît qu'après M. de Gaignières, ce manuscrit passa entre les mains du chevalier de B*** [Bauche] ; il fut acheté, en 1726, à la vente de ses livres [n° 785], par M. l'abbé de Rothelin, qui […] en fit présent quelque temps après à M. de Boze. M. de Cotte l'acheta des héritiers de M; de Boze, avec une partie de sa bibliothèque, et le céda à M. Gaignat, à la vente duquel il fut acheté par M. le duc de La Vallière [pour 780 livres]. M. Peyne, libraire de Londres, l'a payé, à la vente de ce dernier [n° 3247], quatorze mille cinq cent dix livres. Nous ignorons entre les mains de qui il est passé [Après la vente de La Vallière, il fut acquis par madame la duchesse de Châtillon, à la mort de laquelle il passa chez la duchesse d'Uzès, sa fille.Il appartient aujourd'hui à M. de Crussol, qui l'a reçu de son père, le duc d'Uzès].
     Le troisième et dernier manuscrit de la Guirlande [vient de la bibliothèque de l'abbé de Rothelin] contient quarante feuillets sur vélin in-octavo, écrits en lettres bâtardes. Il ne renferme que les madrigaux seuls, sans aucune peinture. La reliure est la même que celle du manuscrit précédent (1641), parce qu'ils furent présentés, tous les deux en même temps, à mademoiselle de Rambouillet, par M. le duc de Montausier. L'on ignore absolument comment il est passé dans la bibliothèque de M. le duc de La Vallière. M. G. Debure fils aîné, chargé de la vente de cette bibliothèque, l'a payé quatre cent six livres, et en est actuellement le possesseur (1784) [Brunet annonce cet in-octavo vendu 406 francs à la vente La Vallière, 622 francs à la vente d'Hangard, 250 francs à la vente de Febvre, et enfin 2900 francs à la vente du dernier De Bure, en 1853. Il fut alors acquis par le marquis de Sainte-Maure). » [sic]
    (Octave Uzanne. La Guirlande de Julie. Paris, Librairie des bibliophiles, 1875, p. XXVIII-XXXI)

    1.337. La Pucelle, ou la France délivrée, poëme par Chapelain, avec figures. Paris (Hollande), 1656, in-12.
    1.343. Fables choisies, mises en vers, par de La Fontaine, avec un nouveau Commentaire, par Coste. Paris, 1743, 2 vol. in-12.


    1.344. Les mêmes, avec des figures gravées d'après les dessins d'Oudry, par M. Cochin. Paris, 1758, 4 vol. in-fol., gr. pap., mar. r., premières épreuves.
    1.345. Les mêmes gravées, par M. Fessard, avec figures. Paris, 1765, 3 vol. in-8, mar. Nota. Il a été payé la somme de 30 livres pour le 4evol.


    1.397.Œuvres de Vadé. Paris, 1758, 4 vol. in-8.
    1.451. Théâtre de Pierre Corneille, avec les Commentaires de M. de Voltaire. Genève, 1764, 12 vol. in-8.
    1.454.Œuvres de J. B. Poquelin de Molière, avec figures. Paris, 1734, 6 vol. in-4.


    1.758. Le Rime di Franc. Petrarca, rivedute ed ampliate con le Offervazioni di Lod. Antonio Muratori. In Modena, 1711, in-4.
    1.954. Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile, trad. de l'italien de Columna, & revu par Jean Martin. Paris, 1561, in-fol.
    2.192. Les Mille & une Nuits, par Galland. Paris, 1704 & 1723, 6 vol. in-12.
    2.249. Relation d'un voyage fait dans la Lune. 1751, in-12.
    2.268. Le Chef-d'Œuvre d'un inconnu, par Chrysostome Mathanasius. La Haye, 1744, 2 vol. in-12.


    2.284. Ressource contre l'ennui, ou l'Art de briller dans les conversations. Paris, 1766, 2 vol. in-12, br.
    2.287. Emblêmes d'Alciat, translatez en François, vers pour vers, avec figures. Lyon, 1549, in-8.
    2.379. Mélanges amusans de saillies d'esprit, par le Sage. Paris, 1743, in-12.


    3.185. Description de la place de Louis XV à Reims, par M. le Gendre. Paris, 1765, in-fol., gr. pap., fig.
    3.256. Histoire métallique de la République de Hollande, par Bizot. Paris, 1687, in-fol.
    3.341. Histoire de la Laponie, trad. du latin de Scheffer, par L. P. A. L. Paris, 1678, in-4.
    3.361. Histoire de l'empire de Russie, par M. de Voltaire, 1759, in-8, br.


    3.430. Histoire de la navigation de Jean-Hugues de Linschot aux Indes orientales. Amsterdam, 1638, in-4, figures.


    3.510. Essai historique sur les lanternes, par M. Dreux Duradier. Dole, 1755, in-12, br.
    3.535. Pierres antiques gravées sur les originaux, ou d'après les empreintes, par Bernard Picart, expliquées par Philippe de Stosch. Amsterdam, 1724, in-fol.














































































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    Armes de la famille De Selle

    Descendant d’une famille originaire de Liège [Belgique], installée en Lorraine au début du XVIIe siècle, et portant pour armes « D’argent, à trois barres de gueules, au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’or », Marcellin-François-Zacharie de Selle, est décédé à Paris, le 15 octobre 1759, à l’âge de 57 ans.

    Son père, Marcellin-Florent de Selle, avait épousé, en 1692, Madeleine Dacurus et avait été receveur général des consignations et commissaire aux saisies réelles de Rouen, avant d’être trésorier général de la Marine, à Paris.

    Son frère cadet, Charles de Selle (1707-1786), baptisé le 16 mars 1707 en l’église Sainte-Croix-Saint-Ouen de Rouen, fut conseiller au Parlement de Paris, seigneur du Mesnil-Saint-Denis [Yvelines] à partir de 1737.


    Arbre généalogique simplifié

    Intendant et Contrôleur général de l’Argenterie, Menus-Plaisirs et Affaires de la Chambre du Roi depuis 1731, Zacharie de Selle, qui habitait rue Saint-Denis [Ier], épousa, le 22 mars 1737, Louise-Constance Eynard (1720-1786), fille aînée de Benoît Eynard (1682-1758), seigneur de Ravannes [Essonne] et grand maître des eaux et forêts de Touraine, et de Françoise Auvray († 1769), qui habitaient, depuis 1728, le château du Rocher [Mézangers, Mayenne].

    Louise-Constance Eynard fut souvent confondue avec sa sœur cadette Benoîte-Marie-Louise Eynard (° 1722), épouse, le 14 février 1741, de Jacques-Raymond Galluccio (1721-1774), marquis de L’Hôpital.


    Reçu à la Chambre des comptes le 10 décembre 1740, Zacharie de Selle succéda à son père l’année suivante, dans la charge de Trésorier général de la Marine, et acquit, en 1748, un hôtel rue Sainte-Anne, butte Saint-Roch [Ier].

    Il eut cinq enfants : Adélaïde-Constance, le 31 janvier 1746, mariée en 1763 au marquis Nicolas-Mathieu de Bausset ; Marie-Françoise, le 25 juillet 1747, mariée en 1763 au marquis Roger de Verdusan de Miran ; Joachim-Louise, le 17 septembre 1749 ; Charles-Antoine, le 7 novembre 1750 ; Félicité-Victoire, le 18 juin 1752.


    Il collectionna des tableaux des écoles italienne, des Pays-Bas et française ; des bustes et vases de marbre ; des figures et groupes de bronze ; des porcelaines ; des laques ; des meubles précieux de André-Charles Boule (1642-1732) et de Charles Cressent (1685-1768) ; des pièces de mécanique et de physique ; des bijoux, pierreries ; des dessins et miniatures ; des estampes, etc.



    La vente du cabinet de Zacharie de Selle eut lieu en l’hôtel de la rue Sainte-Anne, du jeudi 19 au samedi 28 février 1761 : Catalogue des effets curieux du cabinet de feu M. de Selle, Trésorier Général de la Marine […]. Par Pierre Remy(Paris, Didot l’aîné, 1761, in-12, [4]-v-[1]-68-[3]-[1 bl.] p., 235 + 2 doubles [*] = 237 lots), avec un frontispice dessiné et gravé par Augustin de Saint-Aubin (1736-1807), daté 1757.

    Le n° 148, passé chez le baron Ferdinand de Rothschild, Boni de Castellane, Édouard Chappey, E. M. Hodgkins et sir Robert Abdy, est au Musée du Louvre depuis 1973 :


    Armoire de Charles Cressent (1685-1768)
    Musée du Louvre

    « Deux très belles Armoires de bois satiné & amaranthe, chacune a des portes à deux battans fermant à clef, elles sont garnies d’ornemens, d’agraffes & de baguettes, formans des paneaux & pilastres en bronze doré d’or moulu ; sur le haut de chaque battant, est représenté aussi en bronze un grouppe de deux enfans, avec les attributs qui indiquent chaque sujet, qui sont l’astronomie, la musique, l’architecture, la peinture et la sculpture : l’exécution de toutes ces piéces est aussi bien qu’on puisse le desirer : ces deux Armoires ont chacune 6 pieds 2 pouces de haut, sur 5 pieds de large & 18 pouces de profondeur [H. 1,99 m. ; L. 1,73 m. ; Pr. 0,54 m.]. » [sic]



    La vente de sa bibliothèque suivit, du 9 mars au 9 mai 1761 : Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. de Selle, trésorier général de la marine (Paris, Barrois et Davitz, 1761, in-8, xlviij-310-[1]-[1 bl.] p., 2.857 + 13 doubles [*] + 1 triple [**] = 2.871 lots), avec des « Éclaircissemens » [sic] (p. ix-xlviij) sur quelques livres – comme Barrois l’avait fait en 1759 dans le catalogue de la bibliothèque de J. B. Denis Guyon de Sardière -  et une « Table alphabétique des noms des Auteurs & des Ouvrages sans nom d’Auteur » (p. 274-310). Mais les numéros 318, 319, 320, 1.655 et 2.189, et ceux qui sont marqués à la page 311 [155, 190, 298, 346, 347, 348, 1.423, 1.508 et 1.509] de ce catalogue ayant été supprimés, le total des lots doit être ramené à 2.857 : Théologie [323 lots = 11,30 %], Jurisprudence [82 lots = 2,87 %], Sciences et Arts [553 lots = 19,35 %], Belles Lettres [635 lots = 22,22 %], Histoire [1.181 lots = 41,33 %], Supplément [83 lots = 2,90 %].

    Ce catalogue est suivi d’un « Supplément au catalogue » (8 p., 168 + 1 double [*] = 169 lots).


    « Le choix & le goût caractérisent la Bibliotheque dont nous présentons le Catalogue au Public. La rareté des livres, les éditions choisies, & leurs conditions rendent cette collection précieuse : elle peut passer pour une des plus étendues qui ait paru depuis long-tems. On y verra une suite assez complette des Auteurs des premieres impressions & des éditions les plus estimées par les curieux & les savans. La plus grande partie des livres est en grand papier ; les reliûres, soit en veau, soit en maroquin &c. sont élégantes *.

    * Elles sont, pour la plus grande partie, des fameux Relieurs Boyet, de Seuil, Padeloup & Anguerran. Ce dernier, qui vit encore, est très connu par la bonté de ses reliûres. Il relioit pour MM. l’Abbé de Rothelin, de Boze, de la Lande, & autres ; & MM. d’Argenson, de Côtes & autres curieux l’emploient encore. » [sic] (« Avertissement », p. iii)


    Des incunables, des éditions des classiques grecs et latins en grand papier, quatre reliures de Grolier [numéros 1.244, 1.513, 1.521 et 1.572] et de nombreux ouvrages reliés en maroquin.


    81. Missale ad usum Monasterii (Shisborn, Sherburn) in Anglia Ordinis S. Benedicti. Manuscrit du XIVe siècle, in-fol., mar. r. Catalogue Rothelin n° 248. 800 livres.



    82. Breviarium fratrum minorum secundum consuetudinem Romanae Ecclesiae. Manuscrit. 252 livres 1 s. [Bréviaire de René II de Lorraine, exécuté vers 1493, in-fol., 423 feuillets à deux colonnes, 16 miniatures pleine page, 25 petites miniatures ; reliure attribuée à Antoine-Michel Padeloup ; des bibliothèques du comte de Hoym, de Gaignat, du duc de La Vallière, du comte de La Bédoyère, de Dutuit ; aujourd’hui au Petit Palais]

    226. Le Trésor de l’âme, extrait des Saintes Ecritures de latin en franç. par Robert. Paris, Ant. Vérard, in-fol., impr. sur vélin, avec fig. enlum., lavé, réglé et couvert en velours cramoisi. 55 livres. [3.000 fr. à la vente Solar].



    935. Rob. Valturius de re militari. [Verona], 1472, in-fol., mar. r. 73 livres.

    1.005. Guillermi Ficheti Rhetoricorum Libri V. Acced. Rob. Gaguini Panegyricus in autorem. In Parisiorum Sorbona (circa annum 1470). In-4, mar. cit. 100 livres.

    1.040. Ejusdem Ciceronis Libri Tusculanarum quaestionum. Romae per Magistrum Hulricum Han de Wienna : anno 1469, die vero prima mensis Aprilis, in-fol., mar. r. (Editio princeps). 81 livres.

    1.075. Homeri Opera (Ilias, Odyssea, Batrachomyomachia, & Hymni). Florentiae, typis Bern. & Nerii Tanaidis Nerlii 9 mensis Decemb. 1488. 2 vol. in-fol. mar. r. (Editio princeps). 240 livres 10 sols.

    1.081. Hesiodi Ascraei Theogonia. Venet. characteribus ac studio Aldi Manucii Romani, 1495 mense februario. In-fol., mar. r. (Editio princeps). 24 livres 15 s.

    1.083. Apollonii Rodii Argonauticon gr. (litteris capitalibus) cum scholiis graecis. Florentiae, 1496, in-4, mar. b. (Editio princeps). 63 livres 1 s.



    1.086. Aristophanis Comoediae IX, gr. cum antiquis comment. & scholiis, recensitae ad veteres cod. & emendatae studio Marci Musuri. Venet., apud Aldum, 1498, in-fol., v. f. (Editio princeps). 55 livres 5 s.

    1.094. Anthologia Graecorum Epigrammatum gr. (litteris capitalibus impressa) studio Joan. Lascaris. Florentiae, Laur. Franc. de Alopa Venetus, 1494, Id. Aug., in-4, m. cit. (Editio princeps). 48 livres.

    1.099. Plautine viginti Comedie, lingue latine delicie : magna ex parte emendate per Georgium Alexandrinum. Impresse fuere opera & impendio Joannis de Colonia Agripinensi atque Vindelini de Spira. Venetiis, 1472. Nicolao Throno Principe &c. In-fol., mar. b., lavé, réglé (Editio princeps). 160 livres.

    1.128. Pub. Virgilii Maronis Opera. Editio anni 1471, in-fol., mar. r. 120 livres.

    1.151. Quinti Horatii Flacci Venusini Carmina. Venet., 1479, in-fol., mar. b. 35 livres 10 s.

    1.177. Pub. Ovidii Opera. Parmae, Lucantonii Florentini impensa, à Mattheo Capcasa Parmensi, accuratissime impressa : felici faustoque auspicio hic clauduntur anno 1489. pridie calendas januarias. 2 tom. 1 vol. in-fol., mar. r. 23 livres 10 s.

    1.212. C. Valerii Flacci Argonauticon libri cum Aegidii Maserii Commentariis. Paris, Joan. Parvus, 1519, in pergameno, cum fig. minio & auro depictis. In-fol., mar. r. 80 livres 1 s. [a successivement appartenu à Marck, 1712 ; Wassenaer, 1750 ; Selle, 1761 ; Gaignat]

    1.244. Jo. Jov. Pontani Poemata : Amorum libri duo. Venet., in aedibus Aldi, 1518, in-8, mar. b. Exemplar Grolierii. Litterae majusculae sunt auro depictae. 11 livres 1 s.



    1.277. Romant de la Rose, nouvellement revu et corrigé, oultre les précédentes impressions (par Clément Marot) avec fig. Paris, Galliot du Pré, 1529, in-8, mar. b., lavé, réglé. 20 livres 19 s.
    1.280. Le Champion des Dames, contenant la défense des Dames, (ou Critique du Roman de la Rose) par Martin Franc. Paris, Galiot du Pré, 1530, in-8, mar. cit., fig. 19 livres 19 s.



    1.281*. La Grant Danse macabre des hommes & des femmes, hystoriée & augmentée de personnages & beaulx dits en latin, en vers. Troyes, Nic. le Rouge, in-fol., fig., goth., v. f. 9 livres 1 s.

    1.283. Le Séjour d’honneur par Octavien de S. Gelais. Paris, Ant. Vérard, 1519, in-8 goth., v. f. 12 livres.

    1.346. Le Mystère de la Passion de N. Seigneur J. C. jouée à Angiers & à Paris. Paris, Ant. Vérard, 1499, avec une table manuscrite & additions manuscrites faictes par véner. & scientifique Docteur M. Jehan Michel. In-4, lavé, réglé, couvert de velours cramoisy. 200 livres.

    1.347. La Destruction de Troye la Grant mise par personnaiges, (par Jacques Milet). Lyon, Mathis Huss, 1491, in-fol., goth., mar. r. 39 livres 19 s.

    1.405. Histoire des quatre fils Aymon & de Regnauld de Montauban. Très ancienne édition, goth., in-fol., fig., v. b. 48 livres.



    1.410. Poliphili Hypnerotomachia, ubi humana omnia non nisi somnium esse ostendit. Venet., Aldus Manucius, 1499, in-fol., v. f. 35 livres.



    1.433. Les Songes drolatiques de Pantagruel, où sont contenues plusieurs figures de l’invention de Fr. Rabelais, avec 120 figures. Paris, Ric. Breton, 1565, in-8, mar. r. 25 livres 10 s.

    1.475. Pasquillorum Tomi duo. Eleutheropoli. 1544, in-8, parch. 48 livres.



    1.482. L’Intitulation & Rec. (en 98 Livres) de toutes les Œuvres de Bernard de Bluet Darberes, comte de Permission, in-12, mar. r., fig., s. l., s. d. 48 livres.

    1.513. Luciani Opuscula ex interpret. Des. Erasmi. Venet., in aedibus Aldi, 1516, in-8, mar. r. exemplar Grolierii : Litterae majusculae sunt auro depictae. 11 livres. [vendu à Londres, 1828, 16 livres, par Renouard]

    1.521. Joan. Jov. Pontani Opera soluta oratione composita. Venet., in Aedibus Aldi, 1518, in-8, mar. bl., c. m., exemplar Grolierii. 7 livres.



    1.526. Essais de Michel, seigneur de Montaigne. Paris, Abel l’Angelier, 1588, in-4, mar. cit. 8 livres 1 s.

    1.572. C. Plinii Epistolae : Panegyricus ; Suetonius de claris Grammaticis ; Julius obsequens de prodigiis, &c. Venet., in aedibus Aldi, 1518, in-8, mar. r. Exemplar Grolierii ; litterae majusculae auro depictae. 17 livres 1 s.

    1.775. Liber conformitatum vitae B. Francisci cum vita Jesu Christi, edente Joan. Mapello. Mediolani, Zanotus Castilioneus, 1513, in-fol., mar. r. 102 livres.

    1.807. Cathalogue des saincts & sainctes, tant du vieil que du nouv. Testament, translaté du latin de Pierre de Natalles. Paris, Galliot du Pré, 1524, 2 vol. in-fol. sur vélin, avec des fig. enlumin. 100 livres.

    1.843. Herodoti Halicarnassei historiarum libri novem ex versione Laur. Vallensis. Venet., Jacobus Rubeus natione Gallicus, 1474, Nicolao Marcello Duce Ven. in fol., mar. r. 12 livres 5 s.

    1.890. Appiani Alexandrini Romana Historia, è graeco latine reddita à Petro Candido. Venet., Vindelinus de Spira, 1472, in-fol., v. f. (Editio princeps). 41 livres.

    1.892. C. Crispi Sallustii Conjuratio Catilinae, & Bellum Jugurthinum. Venet., Vindelinus de Spira, 1470, in-fol., mar. r. (Editio princeps). 51 livres.

    1.913. Corn. Taciti Opera (Editio princeps). In-fol., mar. cit. Catalogue Claude de Boze, n° 1.718. 34 livres.

    1.953. Corpus historiae Byzantinae. Paris, è Typ. regia, 1648 et suiv., 31 vol. in-fol. mar. r. Catalogue bibliothèque Dom. Bernard de Rieux n° 2.461. 1.100 livres [avec les numéros 487, 1.941, 1.955 et 1.961]. 2.023. Croniques de Fr., d’Anglet., Descoce, Depaigne, de Bretaigne, de Gascongne, de Flandres & lieux circonvoisins, depuis l’an 1326 jusqu’en 1400 par Jehan Froissart. Paris, Ant. Vérard, 2 vol. in-fol. goth. sur vélin, avec des miniatures en or et en couleurs. Les sommaires des chapitres sont écrits à la marge. 95 livres 10 s. [4.250 fr. à la vente Mac-Carthy, 1816]


    2.354. Thesaurus graecarum antiquitatum, congestus & editus à Jac. Gronovio. Lugd. Bat. Pet. vander Aa, 1697 et suiv., 14 tom. 12 vol., in-fol., c. m. vel. 1.762 livres [avec les numéros 2.355 et 2.356].


     
    Cabinet de De Selle en 1757
    par Augustin de Saint-Aubin (détail)
                                                                                    







       






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    La famille Perrichon, originaire de Saint-Bonnet-le-Château [Loire], « le Mont Saint-Michel du Forez », s’est installée à Lyon, sur la paroisse Saint-Nizier, au XVIIe siècle.


    Arbre généalogique simplifié

    Pierre Perrichon, né à Lyon le 19 novembre 1645, sur la paroisse Saint-Nizier, fils de Pierre Perrichon, marchand maroquinier, et de Catherine Mossier, fut marchand lui aussi avant de devenir avocat en Parlement, notaire royal, échevin en 1700-1701 et secrétaire de la ville. Il épousa, le 1er janvier 1676, en l’église Saint-Nizier, Marguerite Severt, baptisée le 4 mai 1651, en l’église de Saint-Nizier, fille d’André Severt, marchand, et de Jeanne Lager. Il mourut le 26 mai 1721 et fut inhumé le lendemain en l’église Saint-Pierre-les-Nonnains, où fut également inhumée Marguerite Severt décédée le 7 octobre 1734. Ils avaient élevé 10 enfants, tous baptisés en l’église Saint-Nizier, sauf l’aînée :

    -          
             Jeanne, née le 4 avril 1676, baptisée le 21 avril 1677 en l’église Saint-Pierre-Saint-Saturnin, épouse, le 24 avril 1695, en l’église Saint-Nizier, de Benoît Biclet, docteur en médecine, agrégé au collège de Lyon.

    -          Camille, né le 8 février 1678

    -          Catherine, née le 7 mai 1679

    -          André, né le 20 août 1681

    -      Marguerite, née le 10 novembre 1682, épouse, le 24 septembre 1702, de Jérôme Valoux, avocat au Parlement.

    -          Antoine, né le 19 décembre 1683

    -          Pierre, né le 26 décembre 1684

    -          Louis, né le 21 mars 1687

    -          Jacques, né le 30 mars 1689

    -          Mathieu, né le 3 avril 1691


    Camille Perrichon (1678-1768)
    In Dreux du Radier. L'Europe illustre. Paris, Nyon l'aîné, 1777, t. IV

    L’aîné, Camille Perrichon, fut baptisé le 10 février 1678 en l’église Saint-Nizier. Secrétaire de la ville de Lyon en 1696, il épousa Suzanne Ollivier, fille de David Ollivier, échevin de Lyon, et de Françoise Araison, le 3 septembre 1701. Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel en 1720, il fut nommé prévôt des marchands [premier magistrat du consulat] et commandant de la ville de Lyon en 1730 et le resta dix ans. De l’Académie de Lyon, il protégea les hommes de lettres et encouragea le poète Pierre-Joseph Bernard (1708-1775), dit « Gentil-Bernard », à suivre la carrière des lettres, à la suite du succès remporté par son « Ode sur les grandeurs humaines », qu’il lui avait dédiée et qui ne parut qu’un demi-siècle plus tard, dans le Journal de Lyon (21 juillet 1784, p. 227-231). 

    Portrait de Camille Perrichon, faisant pendant à celui du dictateur Camille
    In Revue numismatique (VIe série, t. XXXIV, année 1992, p. 211)

    En 1733, il décida la création du médaillier municipal. 
    Sa bibliothèque fut dispersée du lundi 10 au mercredi 19 janvier 1763, dans une salle de la maison des chanoines réguliers de Saint-Antoine, rue Mercière : Catalogue des livres de M. C. P.******** (Lyon, Frères Duplain, s. d. [1762], in-8, 31-[1 bl.] p., 687 lots). Sa mort arriva le 7 mai 1768. Il avait eu 4 enfants, baptisés en l’église Saint-Pierre :
    -          
            Françoise-Suzanne, née le 29 septembre 1702, épouse en 1719 de Antoine-Joseph Boesse, chevalier commandant la compagnie franche au régiment du Lyonnais, fils de Christophe Boesse, trésorier de France à Lyon, et de Catherine Pecoil.

    -          Françoise, née le 24 janvier 1704, épouse en 1721 de Christophe de La Frasse, seigneur de Seynas et autres lieux, conseiller à la Cour des monnaies de Lyon.

    -             David, né le 23 janvier 1705

    -             Suzanne, née le 16 janvier 1706


    Le troisième, André Perrichon, qui ne sera baptisé en l’église Saint-Nizier que le 14 avril 1682, avocat au Parlement, chevalier de l’Ordre du Roi, secrétaire de la ville de Lyon et du commerce, garde des archives et garde-scel du Consulat [institution détenant le pouvoir municipal jusqu’en 1790], de la Conservation et de la Police de ladite ville depuis 1705, épousa, le 25 mars 1712, Agathe Estienne (1696-1776), fille de Raymond Estienne, échevin de Lyon, et de Françoise Guillet, qui lui donna 9 enfants, tous baptisés en la paroisse Saint-Pierre-Saint-Saturnin :

    -          
             Pierre, né le 14 avril 1714

    -          François-Paul-Judith-Timoléon, né le 8 juin 1715

    -          Raymond-Bonaventure, né le 14 juillet 1716

    -          Camille-Louis, né le 24 juillet 1717

    -          Jacques-André, né le 22 août 1718

    -          Jeanne, née le 5 mars 1721

    -          Dominique, né le 1er mars 1722

    -          Thérèse, née le 11 avril 1723

    -          Benoît, né le 22 juin 1724


    Il mourut le 26 décembre 1758 et fut inhumé dans l’église Saint-Pierre. Le Consulat laissa à sa veuve la jouissance de l’appartement qu’il avait occupé à l’Hôtel de Ville et lui octroya une pension.



    Sa bibliothèque ne tarda pas à être vendue dans une salle de la maison des chanoines réguliers de Saint-Antoine, rue Mercière, du lundi 25 février au jeudi 20 mars 1760 : Catalogus librorum D. Andreæ P. (Lyon, Frères Duplain [Pierre et Benoît], 1759, in-8, [12]-140 p., 1.688 + 8 doubles [*] = 1.696 lots).

    Théologie [162 lots = 9,55 %], Jurisprudence [137 lots = 8,07 %], Sciences et Arts [252 lots = 14,85 %], Humaniores Litteræ [434 lots = 25,58 %], Histoire [711 lots = 41,92 %].

      

    « Les Livres de Feu M. André P*** l’un des Magistrats de cette Ville, forment une partie considérable du Catalogue que nous présentons au Public ; nous y avons joint ceux qui étoient doubles dans une des plus nombreuses & des plus belles Bibliotheques du Royaume. » [sic] (« Avis des libraires », p [3])


    Au cours de la vente, onze lots ont été retirés par les frères Duplain [numéros 1.097-1.100-1.323-1.521-1.523-1.536-1.545-1.551-1.552-1.612-1.626]. 


    Septième enfant d’André Perrichon, Dominique Perrichon fut baptisé le 2 mars 1722 en l’église Saint-Pierre :


    « Dominique fils d’André Perrichon Escuyer Advocat en Parlement Garde des sceaux des Juridictions dépendantes du consulat receu en survivence et concurrence de la charge de secretaire de cette ville et de Made.Agathe Estienne sa femme, né hier, a esté baptizé par moy curé soussigné ce 2me mars 1722, et ont estés parrein Sr Dominique Estienne Escuyer son oncle, et marreine Made.Marguerite Perrichon femme de Jherosme Valous Escuyer Adat.en Parlement et ez cours de Lion sa tante qui ont signé. » (Lyon, paroisse Saint-Pierre-Saint-Saturnin)



    Il entra au collège de Juilly [Seine-et-Marne] le 23 septembre 1733. Au mois d’avril 1736, il reçut  la permission d’aller à Meaux pour solliciter la tonsure auprès du cardinal de Bissy. De ce jour, « Ninique » quitta la salle commune et vécut en chambre particulière. Le 28 juillet 1738, il quitta le collège après sa rhétorique.


    Saint-Paul et Saint-Laurent au XVIIIe siècle

    Licencié de Sorbonne, il fut élu chanoine de l’église collégiale de Saint-Paul en 1743 ; plus tard, il fut nommé vicaire général de l’archevêché de Vienne, prieur de Saint-Nicolas du Mottier [Mottier, Isère], sur la grande route de Lyon à Grenoble, syndic du clergé du diocèse de Lyon ; en 1765, il succéda comme chamarier [chambrier] de Saint-Paul à Jean-Claude Croppet de Varissan (1711-1765). Ce dernier avait formé un cabinet qui « n’étoit point assez considérable pour exiger un Catalogue par ordre de matière. » et dont la vente eut lieu du lundi 17 février au samedi 1er mars 1766 : 


    Inventaire des livres de feu Monsieur le chamarier de Saint Paul, selon l’ordre journalier de la vente qui sera faite (Lyon, Benoît Duplain, 1766, in-8, 54 p.).


    Refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé, l’abbé Perrichon se sépara de ses tableaux, dessins, pierres gravées et non gravées, ainsi que de sa collection considérable d’estampes. 


    Il rédigea le catalogue de sa bibliothèque pour la mettre en vente : Bibliothéque [sic] choisie, ou Notice de livres rares, curieux et recherchés, qui font partie d’une Bibliothéque de province, appartenante [sic] à M. L. P. [i. e. L’abbé Perrichon, p. viij] (Lyon, J. B. Delamolliere, 1791, in-8, XVI-306 p., 1.406 + 2 doubles [*] = 1.408 lots), avec une « Notice des livres imprimés dans le quinzième siècle, dont il est fait mention dans le présent catalogue » (p. 241-250) et une « Table alphabétique des Auteurs et des Ouvrages, sur le frontispice desquels les Auteurs ne sont pas nommés » (p. 251-306).

    Théologie [263 lots = 18,67 %], Jurisprudence [54 lots = 3,83 %], Sciences et Arts [248 lots = 17,61 %], Belles Lettres [427 lots = 30,32 %], Histoire [416 lots = 29,54 %].


    Elle fut achetée en bloc, en 1792, moyennant 21.000 livres, par François Bret (1745-1793), libraire place du Collège. Les bibliophiles lyonnais Louis Coste (1784-1851) et Nicolas Yemeniz (1783-1871) en possédèrent un certain nombre. Le catalogue de l’abbé Perrichon constituait une des plus belles collections de livres formées en province avant la Révolution :


    « Indépendamment des premières productions de l’imprimerie, dont plusieurs sont très-précieuses, et des magnifiques éditions sorties des presses, de Baskerville, de Didot l’ainé et autres célébres artistes, elle [cette collection] renferme dans tous les genres une infinité de raretés littéraires qu’on ne rencontre que très-difficilement, et dont la plupart réunissent le mérite d’une belle conservation à celui d’une reliûre très-recherchée. » [sic] (p. v)    



    2. Biblia latina. Venetiis, opera et impensis Nicolai Jenson gallici, anno 1479, in-fol., mar. rouge avec dentelles. Exemplaire imprimé sur vélin ; la page où commence sa genèse est décorée d’une miniature avec un cadre peint en or et en couleur, et toutes les lettres initiales sont peintes de même.

    19. Le Mirouer de la rédemption de l’humain lignage, translaté de latin en françois, par frère Julien des Augustins de Lyon, et imprimé l’an de grâce 1482, le 11 jour de mai, s. l. [Lyon], s. n. [Mathias Husz], in-fol. de forme carrée, v. écaill., fil. Cette édition est plus ancienne que celle de la bibliothèque du duc de La Vallière, n° 125 de son catalogue.

    25. L’Exposition des évangiles et des épîtres de tout l’an, translatée du latin, de Maurice, évêque de Paris, en françois : Chambéry, [Antoine Neyret], 1484, in-4. Premier livre imprimé à Chambéry.

    50. Heures à l’usage de Rome : Paris, Jean Poitevin, 1498, imprimées sur vélin avec figures, grand in-8, v. fauve, fil., tr. dor.

    77. Le Livre des saints anges, compilé par François Eximenès, de l’Ordre des Frères Mineurs : Genève, 1478, s. n., veau écaille, fil., tr. dor., première édition. Première impression de Genève.

    348. Le Doctrinal de sapience (par Guy de Roye), s. l. [Genève], s. d. [1478], in-fol., v. fauve, fil., tr. dor. Troisième impression de Genève.

    352. Chapelet des vertus, auquel est traité de l’effet de plusieurs vertus et des vices contraires à icelles, en alléguant à propos les dits moraux de plusieurs saints et aucuns philosophes, et plusieurs exemples contenus ès histoires anciennes : Lyon, Guillaume Le Roy. S. d. [v. 1485], in-4.

    360. Le Miroir de la vie humaine, translaté de Rodérique Hispaignol, évêque de Zamora, en françois, par frère Julien, docteur en théologie, du couvent des frères de St Augustin : Lyon-sur-le-Rhône, Barthélemi Buyer, 1477, in-fol., v. fauve, fil., tr. dor. Première traduction française. Bibliographie De Bure n° 1.333.

    490. Libellus de epidemiâ quam vulgo morbum gallicum vocant, a. Nicolao Leoniceno Vicentino : Venetiis, in domo Aldi Manutii, mense junio MIIID [1497], in-4, v. fauve. Extrêmement rare. Premier volume publié sur cette maladie qu’on ne connaissait en Europe que depuis quelques années.

    629. Theocriti eclogæ XXX, genus Theocriti et de inventione bucolicorum, nec non Hesiodi Ascræi poetæ theogonia, scutum Herculis et georgicorum, libri duo, græce : Venetiis, cura et studio Aldi Manutii romani, anno 1495, in-fol., mar. rouge (editio prima, pulchra et rara). Bibliographie De Bure n° 2.480, Catalogue Goutard n° 493.

    638. Aristophanis comoediæ IX, græce, cum commentariis antiquis et scholiis, ex veteribus codicibus recensitæ ac emendatæ studio et labore Marsi Musuri, cujus præfatio græca præfigitur : Venetiis, apud Aldum, 1498, in-fol., mar. rouge (editio prima et rarissima). Bibliographie De Bure n° 2.570, Cat. La Vallière n° 2.405, Cat. Goutard n° 590.

    707. Philogenia, comoedia, in actus nonos distributa : editio vetus, sine loci, anni et typographi indicatione, in-4, veau fauve. Edition citée par aucun bibliographe.

    728. Le Roman de la Rose : Paris, Galliot Dupré, 1529, 2 vol. in-8, mar. rouge. Bibliographie De Bure n° 2.985.

    729. Le Champion des dames contre Mallebouche et ses consors, composé par Martin Franc, secrétaire du pape Félix V : Paris, Galliot Dupré, 1530, in-8, mar. r. Bibliographie De Bure n° 2.990.



    730. Les Œuvres de feu maître Alain Chartier : Paris, Galliot Dupré, 1529, in-8, mar. r., dent. Bibliographie De Bure n° 3.000.

    731. Les Œuvres de maître Coquillard : Paris, 1532, in-16, v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.003.

    732. Les Œuvres de François Villon, par Clément Marot : Paris, Galliot Dupré, 1533, in-8, v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.014.

    734. Les Vigiles de la mort de Charles septième, contenant la chronique et les faits advenus durant la vie dudit feu roi, composées par Martial de Paris, dit d’Auvergne : Paris, s. d., in-fol. goth., fig., v. brun.

    735. Le Vergier d’honneur de l’entreprise et voyage de Charles VIII, composé en rime françoise, par Octavien de St. Gelais : Paris, Philippe Lenoir, s. d. [1530], in-fol. goth., fig., v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.035*.



    736. Les Renards traversant les perilleuses voies des folles fiancés du monde (Jean Bouchet) : Paris, Michel Lenoir, 1504, pet. in-fol., v. fauve, fil., tr. dor.

    737. Le Siècle doré, contenant le temps de paix, amour et concorde, en rime, par Guillaume Michel : Paris, Lefevre, 1521, in-4, fig., goth., v. écaille, fil. Catalogue La Vallière n° 2.947.

    739. Les Triomphes de la noble et amoureuse dame, et l’Art de honnêtement aimer, composé par le Traverseur des voies périlleuses (Jean Bouchet), en vers et en prose : Paris, Nicolas Cousteau pour Galliot Dupré, 1535, in-fol. goth., v. écaille, fil.



    740. Notables enseignemens et adages, composés par Pierre Gringoire, avec plusieurs autres nouvellement ajoutés : Lyon, Arnoullet, 1533, in-8. Bibliographie De Bure n° 3.028*.

    744. Le Secret d’amour, composé par Michel d’Amboise, avec rondeaux, ballades et épigrammes : Paris, les Angeliers, 1542, in-8, v. fauve, fil., tr. d. Bibliographie De Bure n° 3.092.



    745. Marguerites de la Marguerite des princesses, très-illustre reine de Navarre (Marguerite de Valois), publiées par J. de la Haye : Lyon, Jean de Tournes, 1547, 2 vol. in-8, mar. bleu à compart., doublé de tabis. Bibliographie De Bure n° 3.119.

    749.Œuvres en rimes de Jean Antoine Baïf : Paris, Breyre, 1573. – Les Amours de Jean Baïf : id., 1572. – Les Jeux du même, qui renferment ses comédies : Paris, id., 1573. – Les Passe-temps, de même : Paris, id., 1573, 2 vol. in-8, v. f. Bibliographie De Bure n° 3.145.    



    752. Les Œuvres poétiques de Pontus de Thyard, seigneur de Bissy : Paris, Galliot Dupré, 1573. – Mantisse ou discours de la vérité de divination par astrologie : Paris, Galliot Dupré. – Solitaire premier, ou dialogue de la fureur poétique : Paris, Galliot Dupré, 1575, in-4. Bibliographie De Bure n° 3.147.



    762. L’Image de la constance, où sont despeintes les amours du brave Polidon avec la belle Pangeliris, ensemble le combat du baron d’Arion, et autres diverses poësies. Par le sr Ybot du Montlimard : Lyon, Simon Rigaud, 1609, in-12, v. fauve.

    773. Le Mystère du vieux testament, mis en rime françoise et par personnages : Paris, Jean Trepperel et J. Jehanot, in-4, s. d., goth., mar. r. Bibliographie De Bure n° 3.179.

    774. Le Mystère de la conception, nativité, mariage et annonciation de la Vierge, avec la nativité de Jésus-Christ, en rime françoise et par personnages : Paris, Sergent, s. d., goth. – Le Mystère de la passion de Jésus-Christ, avec des additions de Jean Michel : Paris, Lenoir, 1532. – Le Mystère de la résurrection de Jésus-Christ, en rime françoise et par personnages : Paris, Chrétien, s. d., in-4 goth., v. fauve. Ex. de la bibliothèque de Gaignat.



    775. Le Mystère des actes des apôtres ; avec celui de l’apocalypse de St. Jean : Paris, les Angeliers, 1541, 2 tomes en 1 vol. in-fol. Bibliographie De Bure n° 3.211. Catalogue Gaignat n° 1.902.

    776. La Nef de santé, avec le gouvernail du corps humain, et la condamnation des banquets à la louange de diète et sobriété, et le traité des passions de l’âme : Paris, Vérard, 1507, in-4.

    779. Les Comédies facétieuses de Pierre de la Rivey, à l’imitation des anciens grecs, latins et modernes italiens : Lyon, Rigaud, 1597. 

    796. La Comedia di Dante col commento di Jacopo Lana, di Martino Paulo Nidobeato, e di Guido Terrago : in Milano, per Ludovicum et Albertum Pedemontanos, 1478, in-fol., bas. rouge (edizione rara).

    870. Polyphili hypnerotomachia ; opus italica lingua conscriptum, ubi humana omnia non nisi somnium esse docet, author Franciscus Columna : Venet., Aldus Manutius, 1499, in-fol., fig., mar. rouge. Bibliographie De Bure n° 3.766.

    884. Les Deux Tomes de la Toison d’or, composés par messire Guillaume Fillastre, évêque de Tournay : Paris, Antoine Bonnemère, 1517, 2 tomes en 1 vol. in-fol. goth., v. marbr.

    885. Le Roman de Méliadus le Léonnoys, ensemble des nobles prouesses de chevalerie faites par le roi Arthus, Palamèdes, Galaad et autres chevaliers du temps de Méliadus : Paris, Galliot Dupré, 1533, in-fol., v. brun.

    889. Le Livre de Baudoin, comte de Flandres, et de Ferrand, fils au roi de Portugal : imprimé sur le Rhosne [par Barthomieu Buyer], 1478, pet. in-fol. Bibliographie De Bure n° 3.834, Catalogue La Vallière n° 4.100.

    890. La Fleur des batailles d’Oolin de Mayence : Paris, Lorrian et Janot, s. d., in-4 goth. Catalogue Prefond n° 921.

    969. Petri de Boissat opera omnia, s. l., s. d., in-fol., v. fauve. (De Boze, 1753, n° 1.416, 100 livres). Bibliographie De Bure n° 4.066.   

    1.011. Justini historici in Trogi Pompeii historias, libri XLIIII : Venetiis, Nicolaus Jenson, 1470, in-4, mar. vert. Bibliographie De Bure n° 1.088.

    1.044. Bartholomæi de Pisis liber conformitatum vitæ Sti Francisci ad vitam Domini J. Christi, in lucem editus curis et studio fratris Zenonis : Mediolani, per Got. Ponticum, 1510, in-fol., mar. r. [Derome]. Bibliographie De Bure n° 4.540, Catalogue Gaignat n° 2.745, Catalogue La Vallière n° 4.673.



    1.099. La Conjuracion de Catilina, y la guerra de Jugurta, por Caio Sallustio Crispo : Madrid, Ibarra, 1772, in-fol., mar. r., dentelle. Un des chefs-d'œuvre de la typographie espagnole.


    Tandis que l’abbé était réfugié en Suisse, l’acquéreur de sa bibliothèque, François Bret, l’imprimeur de son catalogue, Jean-Baptiste Delamollière (1759-1794) et Joseph-Benoît Duplain (1747-1794), fils et successeur de Benoît Duplain, furent condamnés à mort comme contre-révolutionnaires. De retour à Lyon, l’abbé Perrichon ne tarda pas à s’éteindre, le 15 pluviose An VI [3 février 1798], rue du Peyrat [rue Alphonse Fochier ; rue Antoine de Saint Exupéry depuis 2000].






















































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  • 07/07/17--00:01: In Memoriam Paul Culot

  • En ce jour de funérailles de mon ami Paul Culot, en l’église Notre-Dame-du-Rosaire, à Uccle [Bruxelles], je pense bien à lui, à nos rencontres et à nos échanges passionnés.


    Paul Culot (à droite) et Christian Galantaris
    à la Bibliothèque municipale de Reims
    le 13 mars 1999



    Paul Culot était licencié en histoire de l’art et archéologie de l’Université de Louvain, ancien bibliothécaire au Musée royal de Mariemont, assistant scientifique honoraire à la Bibliothèque royale de Belgique, membre du Comité scientifique de la Bibliotheca Wittockiana, membre de la Société royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la reliure.







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    Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Bouillon s’émancipe ! Le duché emboîte le pas à l’esprit des Lumières qui brille à Paris et illumine le monde. Sans en estimer sa réelle portée, l’encyclopédiste Pierre Rousseau, et sa manufacture littéraire installée rue du Moulin, dote ses lecteurs d’un moyen d’action redoutable : la liberté de penser par soi-même ! Bien que semée d’embûches, l’imprimerie se révèle en effet une voie de communication efficace dans le voyage des idées. 

    Près de trois décennies avant la grande Révolution, et la petite révolution bouillonnaise qui s’inscrit dans son sillage, l’émulation typographique gagne le duché. Des artisans cantonnés essentiellement à l’impression de documents officiels. Mais pas que. Car les nouveaux concepts de société véhiculés avec habileté par les imprimeurs ont aussi généré des frustrés plein de rancune, exclus des débats.

    Avec une écriture presque cinématographique, le roman "Se perdre dans la lumière" transporte véritablement le lecteur au cœur de ce Bouillon du XVIIIe où vivent en plutôt bonne intelligence aristocrates, bourgeois et petit peuple. Sans appartenir à l’une de ces franges de la société, Hyacinthe Piette, homme instruit, empreint d’idéalisme, et de pondération, est le protagoniste attachant de cette "vision" de l'histoire locale, glorieuse puis décadente. 

    Accompagnée de magnifiques planches des illustrateurs Palix, David Caryn, et de Jean-Claude Servais en participation, cette publication constitue une singulière opportunité pour découvrir et s’interroger sur les dernières années de ce siècle bouillonnant qui fit route à marche forcée vers un nouveau monde. 

    Complétée par un volet historique très instructif, largement illustrée par les collections du Musée ducal, cette publication inédite mérite d’être saluée. 

    Soyons pratiques

    "Se perdre dans la lumière"
    Jacques Nicolas, Roger Nicolas (auteurs)
    David Caryn, Palix, Jean-Claude Servais (illustrateurs)
    Edition Weyrich, 25 €
    Point de vente au Musée ducal (à partir du 9 septembre 2017)

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    Parisiens et amoureux de Paris !!!
    Nous, bouquinistes des quais de Paris, porteurs d'une aventure qui a débuté au XVIème siècle, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO (2011), gardiens soucieux de quelques 900 "boîtes" vertes célèbres dans le monde entier, contenant 300.000 livres, dessins, photos et gravures, et autres biens culturels, sommes en danger de disparition, de plus en plus de ces boîtes étant accordées à des marchands de souvenirs. Or, ces marchands de souvenirs dénaturent l'objectif qui est à l'origine même de notre création et du charme de nos quais parisiens.
    Nous en appelons à tous les amoureux de Paris, à travers le monde, à tous les amoureux tout court, qui ont un jour embrassé entre deux de nos boîtes, qui ont aimé flâner le long de la Seine avec nous, bref, à tous ceux qui veulent conserver ce patrimoine auquel nous tenons plus que tout, par son caractère unique.
    Paris vous remercie de signer cette pétition et d'en parler autour de vous pour faire signer vos proches et vos amis et éviter le naufrage de notre merveilleux métier !!!
    https://www.change.org/p/david-nosek-bouquinistes-en-danger-de-disparition-par-n%C3%A9gligence-ou-volont%C3%A9-de-la-ville-de-paris/fbog/45326299?recruiter=45326299&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish.instant_experiences.fake_control&utm_term=share_for_starters_page.instant_experiences.fake_control

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    D’une très ancienne famille qui tirait son nom de la terre de Clinchamp [sans "s"] [Chemilli, Orne], dans le Perche, le baron Louis-Alexandre-Jean de Clinchamp (1769-1835), « co-seigneur » [sic] du Tertre [Montbizot, Sarthe], fut admis, le 19 mars 1782, comme page attaché à la personne de la reine Marie-Antoinette. En 1788, il passa, en la même qualité, au service de Monsieur. L’année suivante, il devint officier dans le régiment de la Reine-Infanterie.

    Exilé un temps à Mons [Belgique], où naquit son fils Auguste-Alexandre, le 5 juin 1792, il s’était uni, en 1793 à Paris, à sa cousine-germaine, Augustine-Anne de Clinchamp (1773-1835), fille d’Antoine-Étienne-François de Clinchamp (1726-1786) et deMadelaine-Thérèse Hurault (1750-1798). Ils eurent deux autres enfants : Virginie-Gabrielle (1794) et Jules (1795).

    Au déclin de l’Empire et sous la Restauration, il représenta le canton de Ballon au Conseil général de la Sarthe.


    Le vicomte Jules de Clinchamp, né à Saint-Marceau [Sarthe], le 19 pluviôse An III [8 février 1795], officier au régiment des Chasseurs de la Sarthe, est décédé au Mans, le 26 novembre 1855. Il s’était allié, au Mans, le 20 novembre 1816, à Émelie [sic] Larsonneau, née au Mans le 25 floréal An V [17 mai 1797], fille d’Ambroise-Denis Larsonneau et Marie-Louise Defoisy. Émelie Larsonneau précéda son mari au tombeau, le 9 mars 1852, lui laissant un fils unique, Maximilien-Louis de Clinchamp.




    Né le 29 novembre 1817 au château du Tertre [détruit], Maximilien-Louis de Clinchamp mourut prématurément, sans postérité, succombant à une longue et douloureuse maladie, à Paris, le 18 février 1857, et non en 1852, comme le prétend l’Annuaire de la noblesse de France (1894, 50e vol., p. 272) : Clinchamp était à la vente Le Roux de Lincy (novembre 1855) et sa mort fut annoncée dans le Bulletin du bibliophile (février 1857, p. 84).



    La vente de la bibliothèque de Maximilien de Clinchamp devait avoir lieu à la Maison Silvestre, 28 rue des Bons-Enfants, salle du premier, du mardi 1er au samedi 5 mai 1860, en 5 vacations : Catalogue d’une belle collection de livres rares et précieux, surtout remarquable par le choix exquis des exemplaires, provenant du cabinet de M. M. de C*** (Paris, J. Techener, 1860, in-8, [3]-[1 bl.]-III-[1 bl.]-209-[1 bl.]-[2] p., 819 + 16 doubles [bis] + 3 triples [ter] – 1 [n° 280 absent] = 837 lots), dont Théologie [71 lots = 8,48 %], Sciences et Arts [71 lots = 8,48 %], Belles-Lettres [484 lots= 57,82 %], Histoire [176 lots = 21,02 %], Manuscrits [15 lots = 1,79 %], Lettres autographes [20 lots = 2,38 %].


    « Nous avons peu de mots à dire sur une collection aussi remarquable que celle dont nous publions aujourd’hui le catalogue ; les acquisitions en sont si récentes que tous les bibliophiles connaissent à l’avance les raretés qui la composent et les sources d’où elles proviennent. Nous citerons, par exemple, les ventes de MM. Nodier, Pixerécourt, prince d’Essling, de Soleinne, Renouard, Debure, Chenest, Coste, Le Roux de Lincy, et surtout la bibliothèque de M. Armand Bertin. Presque toutes ces curiosités bibliographiques sont d’ailleurs mentionnées au Manuel [Quatrième édition originale. Paris, 1842-1844, 5 vol. gr. in-8, à deux colonnes] de M. Brunet, et le degré de rareté de chacune d’elles y est si bien apprécié que nous n’avons eu, le plus souvent, qu’à répéter une partie des notes qui les accompagnent, en renvoyant le lecteur à ce guide sûr et indispensable pour les descriptions qui y sont données. » (Préface, p. I-II)


    Maximilien de Clinchamp utilisait un ex-libris [30 x 25 mm] portant des lettres d’or sur pièce de papier ou de maroquin rouge, avec la devise « Beatus vir qui implevit desiderium ex ipsis » [Heureux l’homme qui a accompli son désir en eux], tirée du Psaume CXXVI.

    Les exemplaires ayant appartenu à Armand Bertin et les reliures de Trautz-Bauzonnet dominaient : 74 exemplaires provenaient de la bibliothèque Bertin [1848 et 1854], 33 de celle de Nodier [1829 et 1844], 12 de celle de Pixerécourt [1838], 11 de celle de Debure [1853], 6 de celle de Aimé-Martin [1847], 6 de celle de Soleinne [1844], 6 de celle de Renouard [1854], 5 de celle de Cigongne, 5 de celle de Destailleurs, 4 de celle de Le Roux de Lincy [1855], 4 de celle d’Essling [1847], 3 de celle de Gaignat [1769], 3 de celle de Chenest [1853], 2 de celle de Cailhava [1845], 2 de celle de Giraud [1855].


    1. Biblia Sacra vulgatæ editionis (jussu ducis de Richelieu edita). Parisiis, Seb. Martin, 1656, pet. in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Derome). Célèbre Bible imprimée au château du cardinal de Richelieu. En grand papier. Ex. Nodier [1844, n° 3].

    7. Le Nouveau Testament, trad. sur la Vulgate (par Le Maistre de Sacy, Arnauld, Nicole, etc.). Mons, Gasp. Migeot, 1667, pet. in-8, mar. bleu, tr. dor. (Padeloup). Ex. Pixerécourt [1838, n° 8].

    12. Histoire sacrée en tableaux, avec leur explication et quelques remarques chronologiques, par Oronce Finé de Brianville. Paris, Ch. de Sercy, 1670-1675, 3 vol. in-12, mar. rouge, fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. Delessert [1848].

    14. Histoire du Vieux et du Nouveau Testament, par David Martin, enrichie de plus de 400 figures en taille-douce. Anvers, Pierre Mortier, 1700, 2 vol. gr. in-fol., mar. rouge, fil., comp., tr. dor. (Rel. anc. avec armoiries). Grand papier. A appartenu originairement à Perrinet, fermier général. Ex. Bergeret.

    59. Les Imaginaires et les Visionnaires, ou Lettres sur l’hérésie imaginaire, par le sieur de Damvilliers (c’est-à-dire Nicole). Liège, 1667, 2 vol. pet. in-12, mar. bleu, fil., tr. dor. Ex. Cigongne.

    63.Dialogue de M. Bernardin Ochin Senois, touchant le Purgatoire (Genève), par Antoine Cercia, 1559, in-8, mar. rouge, fil., larges dent., tr. dor. (Padeloup). Ex. Pixerécourt [1838, n° 57].

    65. Le Franc-Archer de la nouvelle église, contre les abus et les énormités de la fausse, par noble Anth. Fusi, iadis prothonotaire apostolique, docteur sorboniste, prédicateur et confesseur de la maison du Roy, curé des églises parochiales St-Bathelemy, St-Loup et St-Gilles à Paris (Genève), aux despens de l’auteur, 1619, 2 vol. in-8, mar. vert, fil., larges dent., tr. dor. (Derome). Ex. Gaignat.

    67. Résolution de tous les poincts de la religion chrestienne par Henry Bullingere, ministre de l’église de Zurich, nouvellement traduits et mis en lumière pour facilement instruire le fidèle en ce qu’il doit cognoistre et croire : contre tous assauts et doutes, persécutions et espouvantements de la mort (Genève, 1556), in-16, mar. rouge, fil., tr. dor. (Derome). Ex. Méon [1803, n° 309].

    69. Anatomie de la messe où est montré par l’escriture sainte et par les témoignages de l’ancienne église, que la messe est contraire à la parole de Dieu et éloignée du chemin du salut, par Pierre du Moulin. Leyde, chez Bonaventure et Abraham Elsevier, 1638, pet. in-12, mar. viol., fil., tr. dor. (Thouvenin). Ex. Nodier [1829, n° 74].

    71. Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, représentées par des figures dessinées par B. Picart, avec des explications historiques, etc. Amsterdam, 1723-1743, 8 tomes en 9 vol. in-fol. – Superstitions anciennes et modernes, Amsterdam, 1733-1736, 2 vol. in-fol. Ensemble 11 vol. in-fol., mar. rouge, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Grand papier. Ex. Martainville.

    74. Les Morales d’Épictète, de Socrate, de Plutarque et de Sénèque (choisies et traduites par Desmarets de Saint-Sorlin). Au chasteau de Richelieu, 1653, très petit in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Rel. anc.) [Derome]. Ex. Pixerécourt [1838, n° 156].

    75. Montaigne. Les Essais de Michel, seigneur de Montaigne […] livres premier et second. Bourdeaux, par Simon Millanges, imprimeur du Roy, MDLXXX, 2 part. reliées en 1 vol. pet. in-8, mar. r., fil., tr. dor., doublé de mar., dentelle (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 96].

    81. Réflexions ou sentences et maximes morales (par le duc de La Rochefoucauld). Paris, Claude Barbin, 1665, pet. in-12, veau fauve, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. marquis du Roure [1848, n° 309].


    Emblema XI. Dealbate Latonam & rumpite libros (p. 53)

    92. Atalanta fugiens, hoc est, emblemata nova de secretis naturæ chymica, authore Michaele Majero. Oppenheimii, ex typographia Hieronymi Galleri, sumptibus Joh. Theodori de Bry, 1608 [i. e. 1618], in-4, mar. citron à compartiments, doublé de mar. rouge, dent., tabis, tr. dor. (Padeloup). Signature de Th. Gale sur le titre, armes de Brancas Lauraguais à l’intérieur du volume. Ex. Debure [1853, n° 325].

    93. Apomazar, des significations et événements des songes, selon la doctrine des Indiens, Perses et Egyptiens, pris de la bibliothèque de Sambucus, puis tourné du grec en latin, par J. Leunclaius et mis en franç. (par J. Duval). Paris, 1581, in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Derome). Originairement de la bibliothèque de Mirabeau [1791, n° 791]. Ex. Nodier [1829, n° 151, rel. Duseuil] et Pixerécourt [1838, n° 148].

    107. Callot. Balli di Sfessania di Jacomo Callot. (Figures de bouffons représentés deux à deux, dans des postures burlesques). S. l. n. d., pet. in-12 obl., mar. bl. doublé de mar. citr., dent., tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin [1854, n° 197].

    109. Rabel. Costumes du temps de Louis XIII, 12 jolies figures de modes, dessinées et gravées par Daniel Rabel (vers 1630), gr. in-4, dos et coins de mar. Ex. H. Destailleurs.

    110. Abraham Bosse. Le Jardin de la noblesse françoise, dans lequel ce peut cueillir leur manierre de vettements. – La Noblesse françoise à l’église. Paris, Melchior Tavernier, 1629, 24 pièces dessinées par Saint-Igny, gravées par Abraham Bosse, en 1 vol. in-4, dos et coins de veau fauve. (Trautz-Bauzonnet). Ex. H. Destailleurs.

    111. Callot. Les Images de tous les saincts et saintes de l’année suivan le martyrologe Romain, faictes par Jacques Callot, dédiées à Monseigneur le cardinal duc de Richelieu. Paris, Israel Henriet, 1636, pet. in-fol., d-rel., cuir de Russie, non rogné (Trautz-Bauzonnet). Ex. H. Destailleurs.

    112. Callot. Habillement de la noblesse française sous le règne de Louis XIII. In-4, d-rel., v. fauve (Trautz-Bauzonnet). Ex. H. Destailleurs.

    113. Callot. Capitano de’ Baroni, diverses attitudes de gueux. In-4, dos et coins de veau fauve (Trautz-Bauzonnet). Ex. H. Destailleurs.



    135. Nouvelle invention de chasse, pour prendre et oster les loups de la France : avec trois discours aux pastoureaux françoys, par Louis Gruau, prestre curé de Sauge, diocese du Mans. Paris, 1612 [i. e. 1613], in-8, pl. gravées sur bois, veau fauve, tr. dor. (Capé). Ex. Huzard [1842, t. II, n° 5.104].

    141. La Maison des jeux, où se trouvent les divertissements d’une compagnie, par des narrations agréables et par des jeux d’esprit, et autres entretiens d’une honneste conversation. Paris, de Sommaville, 1657, 2 vol. pet. in-8, mar. or., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 274].

    144. Traicté de la conformité du langage françois avec le grec, par Henri Estienne, avec une préface remonstrant quelque partie du désordre et abus qui se commet aujourdhuy en l’usage de la langue françoise. Paris, Robert Estienne, 1569, pet. in-8, mar. vert russe, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Le Roux de Lincy [1855, n° 130].

    146. Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé et autrement desguizé, principalement entre les courtisans de ce temps ; de quelques courtisanismes modernes et de quelques singularitez courtisanesques, par Henry Estienne. Genève, 1578, pet. in-8, mar. bleu, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Fossé d’Arcosse.

    147. Proiect du livre intitulé : De la précellence du langage françois, par Henri Estienne. Paris, Mamert Patisson, 1579, in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Le Roux de Lincy [1855, n° 125].

    156. Virgilius. Parisiis, Mich. Fezandat, 1541, in-4, mar. orange, fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Meermann.

    171. Alcimi Aviti, archiepiscopi Viennensis, opuscula, correctius edita e recensione M. Joachimi Zehneri. Lipsiæ, Michael Lantzenberger, 1604, pet. in-8, fig. sur bois, mar. vert, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de De Thou et de Gasparde de La Chastre. Ex. Debure [1853, n° 562].

    172. Eryci Puteani Bruma, Chimono pægnion de laudibus hiemis ; accedunt Andr. Valerii breves notæ, imaginibus Raph. Sadeleri illustratæ. Monacii, 1619, pet. in-8, mar. bleu, dent., doubl. et gardes de moire rose, tr. dor. (Bozerian). Ex. Nodier [1829, n° 350].

    174. Merlini Cocaii (Theophili Folengo), poetæ Mantuani, opus macaronicorum, totum in pristinam formam per Magistrum Acquarium Lodolam optime redactum, et in his infra notatis titulis divisum. Tusculani, apud Lacum Benacensem, Alex. Paganinus, 1521, in-16, mar. bleu, fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Gaignat.

    176. Meygra entreprisa catoliqui imperatoris quando de anno Domini MDXXXVI, veniebat per Provensam bene corrossatus in postam prendere Fransam cum Villis de Provensa. Lugduni, 1760, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Derome). Grand papier. Ex. Nodier [1829, n° 357].

    179. Recueil de l’origine de la langue et poésie françoise, par Claude Fauchet. Paris, Mamert Patisson, 1581, in-4, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 287].

    180. Lart et science de réthorique pour rimes et ballades (par Henry de Croy). Imprimé à Paris, par Jehan Trepperel, s. d., in-4 goth., mar. bleu, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 363].

    181. L’Art poétique de Jacques Pelletier du Mans. Lyon, J. de Tournes, 1555, in-8, mar. r., tr. dor., jans. (Bauzonnet-Trautz). Ex. A. Bertin [1854, n° 362].


    Paris, Piasa, 19 octobre 2016 : 95.357 €

    185. Le Romant de la rose. S. l. [Lyon], s. n. [G. Le Roy], s. d. [1487], in-fol goth. à 2 col., fig. en bois, mar. rouge, fil. à comp., dorures sur les plats, doublé de mar. bleu, larges dent. (Trautz-Bauzonnet).

    187.Les Cent Hystoires de Troye (par Christine de Pisan). Paris, Philippe Le Noir, 1522, pet. in-fol., mar. vert olive, fil., comp., tr. dor. (Koehler). Ex. A. Bertin.

    190. La Dance aux aveugles (par Pierre Michault). Lion, s. d., in-4 goth., fig. en bois, mar. vert, larges dent., fil., tr. dor. (Duru). Ex. A. Bertin [1854, n° 387].

    193. Les Ballades de bruyt commun sur les alliances des roys, des princes et provinces, avec le tremblement de Venyse, fait par M. A. de la Vigne, secrétaire de la royne, s. l. n. d., in-4 goth., mar. r., fil. tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. acheté 175 fr. à la vente Heber, et relié depuis, par Nodier.


    Saint-Gilles [Belgique], Ferraton, 6 mars 2010 : 43.000 €

    196. Les Lunettes des princes, par noble homme Jehan Meschinot. Paris, Galliot du Pré, 1528, pet. in-8, mar. r., fil., comp. riche dorure à petits fers, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet).

    199. Le Livre de Matheolus. S. l. n. d., in-4 goth. à 2 col., gravures en bois, mar. bl., fil. à froid, tr. dor., rel. jans. (Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 312].

    200. Sensuyt le Pater et Ave des solliciteurs de procès surnommez bateurs de pane de crédit souvent repoulsez (par Eustorg. de Beaulieu). S. l. n. d., in-8 goth., fig., mar. vert, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Cailhava [1845, n° 315].

    205.Œuvres poétiques de Mellin de Saint-Gelais. Paris, 1719, in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Nodier [1844, n° 383, rel. Derome].


    Paris, Tajan, 14 septembre 2017 : 5.308 €

    206 bis. Les Faictz et Dictz de feu de bonne mémoire maistre Jehan Molinet. Paris, Arnoul l’Angelier, 1540, in-8, mar. r., comp., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    213.Épitres, élégies, épigrammes et épitaphes composées sur et pour raison du décès de feu Renée de Bourbon abesse de Fontevrault. Poictiers, Jehan et Enguilbert de Marnef frères, 1535, in-4 goth., mar. bleu, fil. à comp., tr. dor., pet. fers (Niedrée). Ex. A. Bertin.

    215. La Complainte douloureuse du nouveau marié. Paris, Firmin Didot, 1830, in-8, d-rel., mar. vert. Seul ex. sur peau de vélin. Ex. prince d’Essling [1847, n° 98, rel. Closs].

    220.Villon. Le Grant Testament Villon et le Petit. Paris, Jehan Treperel, 1497, in-4, fig. goth., mar. r., fil., tr. dor., doublé de mar. bleu, dent. (Bauzonnet-Trautz). Ex. A. Bertin [1854, n° 382].

    221. Villon. Le Grant Testament Villon et le Petit. Paris, Pierre Caron, s. d. (avant 1500), in-4 goth., mar. vert, riches comp. dor. à petits fers, tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin [1854, n° 381].

    222. Villon. Les Œuvres de Françoys Villon de Paris, reueues et remises en leur entier, par Clément Marot. Paris, Galiot du Pré, 1533, pet. in-8, mar. brun, fil., doublé de mar. rouge à comp., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Renouard.

    225. Clément Marot. Les Œuvres de Cl. Marot, de Cahors, valet de chambre du Roy.Lyon, Gryphius, 1538, in-8 goth., vél., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 410].

    227. Les Œuvres de Clément Marot, de Cahors, vallet de chambre du Roy. Lyon, Guillaume Rouille, 1558, 2 part. en 1 vol. in-16, mar. vert, larges dent., doubl. de mar. rouge, fil., tr. dor. (Koehler). Ex. Nodier [1844, n° 358, mar. bleu doublé de mar.].



    230. Le Rabais du caquet des Fripelippes et de Marot dict Rat pele, adictione auec le comment. faict par Mathieu de Boutigni, page de maistre Fr. Sagon. – Epistre à Marot, par Fr. de Sagon. – Le Valet de Marot contre Sagon. Paris, Jehan Morin, 1537. – Appologie faicte par le grand abbé des Conards sur les inuectives Sagon, en 1 vol. in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Vogel). Provient de la vente Audenet. Ex. A. Bertin [1854, n° 415].

    231.Œuvres poétiques de Louis des Masures Tournisien. Lion, Jean de Tournes, 1557, in-4, mar. rouge, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.



    235. Recueil des œuvres poétiques du sieur David Rigaud, marchant de la ville de Crest en Dauphiné. Lyon, Claude de La Rivière, 1553 [1653], pet. in-8, mar. r., fil., comp., tr. dor. (Koehler). Ex. Nodier [1844, n° 471].

    236.Œuvres de Louise Labé, lyonnoise (avec notice par M. Montfalcon). Paris, 1853, in-8, mar. vert, fil. à compt. dor. (Duru). Ex. Cailhava.


    Paris, Rossini, 3 novembre 2010 : 6.000 €

    245. Desportes. Les Premières Œuvres de Philippe Desportes, dernière édition reueue et augmentée. Paris, Mamert Patisson, 1600, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). 

    248. La Métamorphose d’Ovide, interprétée en rime, par Fr. Habert. Paris, 1557, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    249.La Puce de Madame des Roches, recueil de divers poëmes. Paris, L’Angelier, 1582, in-4, mar. vert, fil., comp., tr. dor. (Thouvenin). Signature de Baluze sur le titre. Ex. Nodier [1844, n° 429, mar. bleu].

    250.  La Puce de Madame des Roches, recueil de divers poëmes. Paris, L’Angelier, 1582, in-4, mar. rouge, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Cigongne.

    254. Les Œuvres de Virgile Maron, traduittes de latin en françois par Robert & Anthoine le Cheualier d’Agneaux frères, de Vire en Normandie. Paris, Guillaume Auuray, 1552 [i. e. 1582], in-4, mar. vert, fil., comp., dent., tr. dor. (Rel. anglaise de Lewis). Ex. R. Heber et A. Bertin.

    261. Le Sirène de Messire Honoré d’Urfé. Jouxte la copie imprimée à Paris, J. Micard, 1618, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 449].

    265. La Musette D. S. D. (du sieur d’Alibray). Paris, 1646, pet. in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.



    266. Les Œuvres poétiques du Sr d’Alibray. Paris, Ant. de Sommaville, 1653, gros vol. pet. in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.



    272. Les Poésies de Jules de La Mesnardière, de l’Académie françoise. Paris, Ant. Sommaville, 1655 [i. e. 1656], in-fol., veau fauve, fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin.

    274.Les Rimes redoublées de Mrd’Assoucy. Paris, Claude Nego, 1671, pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Aimé-Martin [1847, n° 424, signature de l’auteur sur le titre, rel. Bauzonnet-Trautz].

    279. Les Œuvres de Bouillon. Pet. in-12, 1663, mar. r., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 483].

    281. La Magdeleine de F. Remi de Beauvais. Tournay, Ch. Martin, 1617, in-8, mar. bleu, tr. dor. (Duru). Ex. A. Bertin [1854, n° 530].

    288. Nouveau recueil de divers rondeaux (par l’abbé Cotin). Paris, Aug. Courbé, 1650, 2 part. en 1 vol. pet. in-12, front. par Daret, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 559].

    293. Les Satyres du sieur D*** (Despréaux). Paris, L. Billaine, 1666, in-12, mar. rouge de Tanger (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 499].

    296. Le Parnasse satyrique du sieur Théophile. Holl. Elzévir, 1660, pet. in-12, mar. bleu, fil., dent., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Ch. Giraud [1855, n° 1.491, rel. Bauzonnet-Trautz].



    300. Le Grand Combat des ratz et des grenouilles, en vers burlesques. Paris, Wechel, 1540, pet. in-4, mar., tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin [1854, n° 408].

    302. La Petite Varlope, en vers burlesques. Châlon, in-16, mar. v., fil., tr. dor (Koehler). Ex. Nodier [1844, n° 594].

    309. Contes et nouvelles en vers de M. de La Fontaine. Paris, Claude Barbin, 1665. – Deuxiesme partie de contes et nouvelles en vers de M. de La Fontaine. Paris, Louis Billaine, 1646 [sic]. 2 part. en 1 vol. pet. in-12, mar. rouge, fil., tr. dor., doublé de mar. vert clair, dent. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 544].

    320. Les Chansons de Gaultier Garguille, troisiesme édition. Paris, François Targa, 1636, pet. in-12, front., mar. vert, fil., tr. dor. (Thompson). Ex. Nodier [1844, n° 539].

    321. Recueils des plus beaux airs accompagnés de chansons à dancer, ballets, chansons folâtres et bacchanales autrement dites Vaudeuire, non encore imprimés. Caen, Jacques Mangeant, 1615 (1ère partie). – Le Recueil des plus belles chansons de dances de ce temps. Caen, Jacques Mangeant (2epartie). 2 part. en 1 vol. pet. in-12, mar. rouge, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Duplessis.

    325. Noei tô nôvea. Dijon, J. Ressayre, 1701, pet. in-12, mar. rouge, fil., tr. dor. (Thouvenin). Ex. Nodier [1829, n° 430].

    326. Noei tô nôvea. Ai Pleumeire, in-12, mar. rouge, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Nodier.

    327. Virgile, virai en borguignon. Dijon, Ant. de Fay, 1718, in-12, mar. r., fil., non rogné (Ginain). Ex. Nodier [1829, n° 429].

    332.Jardin deys musos prouençalos, per Claud. Brueys. Aix, 1628, 2 viol. in-16, mar. r., fil., tr. dor., dos à la rose (Trautz-Bauzonnet). Ex. Aimé-Martin.

    334. Lou Jardin deys musos provençalos. Marseille, 1665, pet. in-12, mar. bleu, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Soleinne [1844, T II, n° 3.892].

    335. Le Ramelet moundi de tres flouretos ou las gentillessos de tres Boutados del S. Goudelin. Toulouso, 1638, in-8, mar. r., large dent., tr. dor., fleurs de lys. Ex. Soleinne [1844, T II, n° 3.941, rel. Sicard].

    338. Toutos las obros d’Augié Gailliard Roudié de Rabastens. Paris, Simon Ribardière, 1583, pet. in-8, mar. bleu, fil., comp., dorure à la rose, tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Nodier.

    343. Dubbii amorosi, altri dubbii e sonetti lussuriosi di P. Aretino. Nella stamperia del formo, alla Corona de cazzi (Parigi, Grangé). In-16, mar. r., non rogné (Vogel). Ex. Nodier [1829, n° 440].

    344. Satire alla Carlona di Andrea da Bergamo. Vinegia, P. Gherardo, 1548, 2 part. en 1 vol. in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Mac-Carthy [1815, T I, 2e partie, n° 3.112].

    348 ter. Il meo patacca. Roma, Piet-Leone, 1695, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Libri.

    353. Les Comédies de Térence. Rotterdam, Gaspard Fritsch, 1717, 3 vol. in-12, fig., rel. en vélin, dent. à froid, grand papier. Ex. Nodier [1844, n° 707].

    354. Le Théâtre françois, divisé en trois livres. Lyon, 1674, pet. in-12, mar. vert, fil. comp., tr. dor. (Duru). Ex. A. Bertin [1854, n° 651].

    355. Le Cry et Proclamation publique pour jouer le mistère des actes des Apostres, en la ville de Paris. Paris, Denys Janot, 1541, in-8 goth., mar. r., comp., doublé de mar., dent., comp., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    356. L’Homme pécheur, par personnages joué en la ville de Tours. Paris, Pierre Le Dru, 1508, in-fol. goth., mar. r., fil., doublé de mar. bleu, dent., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Debure [1853, n° 757, rel. mar. bleu de Bozerian] et A. Bertin [1854, n° 669, rel. mar. bleu de Bozerian], relié depuis.

    358. Maistre Pierre Pathelin, attrib. à Pierre Blanchet. Paris, Pierre le Caron, s. d., in-4 goth., mar. r., comp. fil., mosaïque doublé de mar. vert, dent. tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin [1854, n° 673].

    359. La Comédie des tromperies. Rouen, 1656, in-12, mar. br., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    361. L’Histoire de l’enfant prodigue. Anvers, J. Waesberghe, 1564, pet. in-8, mar. r., tr. dor., janséniste (Duru). Ex. Soleinne.

    363. Le Mirouer et exemple moralle des enfants ingratz. Paris, 1836, pet. in-8, pap. vél., mar. orange, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 666].



    364. Moralité nouvelle très fructueuse de l’enfant de perdition qui pendit son père et tua sa mère. Lyon, P. Rigaud, 1608 ; Paris, Pinard, 1833, in-8, mar. bleu, comp., fil., doublé de mar. r., dent. (Bauzonnet). Un des 2 ex. imprimés sur peau de vélin. Ex. A. Bertin [1854, n° 681].

    365. Nouvelle moralité d’une pauvre fille villageoise, laquelle ayma mieux avoir la teste coupée par son père que destre violée par son seigneur. Paris, Sim. Calvarin, s. d. – Les Dictz de Salomon avecques les responces de Marcou. Londres, 1829. – Le Banquet des chambrières faict aux estuves, 1541 ; 3 part. en 1 vol. pet. in-8, mar. bl., comp., fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 671].

    367. Le Testament de Carmentrant. S. l. n. d. [Paris, 1830], pet. in-8 goth., mar. bleu, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 688, rel. Bauzonnet].

    368. Lyon marchant, satyre françoise. Lyon, Pierre de Tours, 1542 ; Paris, Pinard, 1831, pet. in-8, mar. bl., fil., doublé de mar. r., riches comp. à petits fers (Bauzonnet). Un des deux imprimés sur peau de vélin. Ex. A. Bertin [1854, n° 687].

    372. Jephté, ou le Vœu, tragédie traduite du latin. Paris, Mamert Patisson, 1587, pet. in-12, mar. bl., fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. Ch. Giraud [1855, n° 1.578].

    375. La Rodomontade, mort de Roger, tragédies et amours de Catherine de Méligosse. Paris, Clovis Eve, 1605, pet. in-8, mar. r., fil., dent., tr. dor. (Biziaux). Ex. Soleinne [1843, T I, n° 899].

    377. Esau ou le chasseur en forme de tragédie. Rouen, Raphaël du Petit Val, 1606, pet. in-12, mar. br. de Tanger, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 701, rel. m. r. jans. de Bauzonnet-Trautz].

    383. Les Sosies, comédie (par Rotrou). Paris, Cl. Barbin, 1668, pet. in-12, mar. bl. à comp., fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. A. Bertin [1854, n° 738].

    385. P. Corneille. Le Théâtre de P. Corneille. Paris, Th. Jolly, 1664-1666, 6 vol. in-8, mar. r., fil. à comp., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. Soleinne [1843, T I, n° 1.132].

    386. Le Théâtre de Pierre Corneille. – Poèmes dramatiques de Th. Corneille. Paris, 1747, 11 vol. in-12, mar. citron, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Grand papier. A successivement appartenu à Hangard, Chateaugiron, Soleinne, Aimé-Martin.

    390.Œuvres de Molière. Paris, 1739, 8 vol. in-12, mar. r., fil., dent., tr. dor. (Derome). Ex. Debure [1853, n° 765].

    393.Œuvres de Molière. Paris, 1835, 2 vol. gr. in-8, mar. bl., fil., tr. dor. (Bauzonnet). Sur papier de Chine. Ex. A. Bertin [1854, n° 845].

    394. Les Prétieuses ridicules, comédie nouvellement mise en vers (par Beaudeau de Somaize). Paris, Jean Ribou, 1660. – Les Véritables Prétieuses, comédie. Paris, Estienne Laysou, 1660. – Le Procès des prétieuses, en vers burlesques, comédie. Paris, Jean Guignard, 1660. – Le Grand Dictionnaire des prétieuses. Paris, Jean Ribou, 1660. Pet. in-12, mar. bl., fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. Aimé-Martin [1847, n° 594].

    396. La Vie de Molière (par de Grimarest). Paris, 1705. – Addition à la Vie de Molière. Paris, 1706. En 1 vol. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 890].

    397. Vie de Molière avec des jugements sur ses ouvrages. Paris, 1739, in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 891].



    398. La Cocue imaginaire (par Fr. Doneau), comédie. Suivant la copie imprimée à Paris (Elzévir), 1662, pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 911].

    405. Le Légataire universel, comédie (par Regnard). Paris, P. Ribou, 1708, in-12, fig., mar. r., fil., tr. dor. (Duru). Ex. A. Bertin.

    406. Les Œuvres de M. Montfleury. Amsterd., 1698, 2 vol. pet. in-12, fig., mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 904, rel. Bauzonnet-Trautz].

    416. La Célestine, tragi-comédie, traduit d’espagnol en françois. Rouen, Téodore Reinsart, 1598, pet. in-12, mar. vert, fil., tr. dor. (Derome). Ex. La Bédoyère [1837, n° 895].

    417. La Célestine, tragi-comédie, traduit d’espagnol en françois. Paris, Nicol. Bonfons, 1598, in-16, mar. cit., fil., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. Soleinne.

    422. The Youth of Shakspeare. London, 1846, 3 vol. in-8, dos et coins de mar. orange (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.072].

    423. Citation and examination of William Shakspeare. London, 1834, in-8, v. ant., fil. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.073].

    428. Les Amours de Clitophon et de Leucippe. Paris, 1568, in-8, mar. citron, fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Nodier.

    432. Les Aventures de Télémaque. Paris, 1785 [i. e. 1735], 2 vol. très gr. in-4, dos et coins de mar. viol., non rognés (Koehler). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.150].

    434 bis. Le Liure du iouvencel, traictant de diuerses matières bellicques et munitions. Paris, Phelippe [sic] Le Noir, 1529, in-4 goth., mar. vert, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.140].

    435. La Conqueste du grant roy Charlemaigne des Espaignes. Rouen, François Regnauld, (vers 1520), in-4 goth., mar. vert, fil., doublé de mar. r. à comp., tr. dor. (Duru). Ex. R. Heber et A. Bertin, qui l’a fait relier.

    437. Theseus de Coulongne. Paris, Jean Bonfons, s. d. (vers 1520), in-4 goth. à 2 col., mar. olive, fil., tr. dor. (Thouvenin). Ex. prince d’Essling [1847, n° 226].

    438. L’Histoire et cronicque du petit Jehan de Saintré et de la ieune dame des belles cousines. Paris, Nicolas Bonfons, 1553, in-4 goth., fig. en bois, mar. vert, fil. à comp., tr. dor. (Rel. anglaise de Wright). Ex. Utterson.

    439. La Belle Maguelonne. Michel Angiers à Caen, Jehan Macé à Rennes et Richard Macé à Rouen, (vers 1525), in-4 goth., mar. vert, dent., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.142].

    440. Paris et la belle Vyenne. Lyon, Claude Nourry, 1520, in-4 goth., mar. bleu, comp., fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    442. La Plaisante et Amoureuse Histoire du chevalier doré e de la pucelle surnommée Cueur d’acier. Lyon, 1542, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. du duc de La Vallière et du prince d’Essling [1847, n° 292].

    443. Histoire merveilleuse et notable de trois excellens et très renommez filz de Roys. Lyon, Benoist Rigaud, 1579, in-8, mar. bleu, fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. Cigongne.

    449. Les Œuvres de François Rabelais. Holl. Elzevir, 1663, 2 vol. pet. in-12, mar. r., doublé de mar. r., dent. tr. dor. (Thouvenin). Ex. Cigongne.

    450. Pantagruel. Tiers livre. Paris, Ch. Wechel, 1546, in-8, mar. r., doublé de mar. vert, dent., à petits fers, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Provient de la bibliothèque Walkenaer. Ex. A. Bertin [1854, n° 1.157].

    451. Pantagruel. Le Quart Livre. Paris, Mich. Fezandat, 1552 [1558 Cat. Bertin], in-8, mar. r., doublé de mar. vert, dent., à petits fers, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.158].

    453. Hochepot, ou salmigondi des folz. Imprimé à Pincenarille, ville de la Mirosophie, par Geofroy à la Grand dent, 1596, in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Capé). Ex. Nodier [1844, n° 885, pap. réglé, mar. r. doubl. fil. de Koehler].

    457. La Semaine de Montalban ou les Mariages mal assortis. Suiv. la copie imprimée à Paris, 1686, 2 part. en 1 vol. pet. in-12, mar. bleu, tr. dor. (Duru). Ex. Nodier [1844, n° 850, mar. vert].



    458. Le Diable boiteux (par Le Sage). Paris, Cl. Barbin, 1707, in-12, mar. r., fil. tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    462. Histoire de Manon Lescaut et du chevalier des Grieux, par l’abbé Prévost. Paris, gr. in-8, mar. bleu, fil., comp., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Adrien Feart.

    468. Le Paysan et la Paysane, pervertis, ou les Dangers de la ville, histoire récente, par Rétif de la Bretonne. Paris, 1784, 8 vol. in-12, veau viol., fil., tr. dor. Ex. A. Bertin.

    473. Histoire amoureuse des Gaules (par le comte de Bussy Rabutin). Liège, Elzévir, pet. in-12, mar. bleu, tr. dor., à la rose (Trautz-Bauzonnet). Édition elzévirienne dite « à la croix de Malte ». Ex. A. Bertin.

    474. Histoire amoureuse des Gaules, par le comte de Bussy Rabutin. Cologne, Pierre Marteau, 1722, pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Duru). Ex. A. Bertin.



    482. La Princesse Agathonice, ou les Différents Caractères de l’amour. Paris, G. de Luines, 1693, pet. in-12, mar. r., fil., très riches comp., tr. dor. (Padeloup). Ex. du comte de Toulouse provenant des bibliothèques Méon [1803, n° 2.696] et Pixerécourt [1838, n° 1.257].

    484. L’Alcoran de Louis XIV, ou le Testement politique du cardinal Jules Mazarin. Roma, 1695, pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Derome). Ex. marquis de Chateaugiron [1827, n° 1.980] et Pixerécourt [1838, n° 1.953].

    492.  Les Cent Nouvelles nouvelles. Cologne, P. Gaillard, 1701, 2 vol. pet. in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Derome). Ex. Caillard [1810, n° 1.529] et Pixerécourt [1838, n° 1.369].

    499. Les Nouvelles Récréations et Joyeux Devis de feu Bonaventure Desperiers, valet de chambre de la royne de Navarre. Lyon, G. Rouille, 1561, in-4, mar. rouge de Tanger, fil. tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.262, mar. chocolat].

    502 bis. Bandello. Titi Romani et Egesippi Atheniensis, amicorum historia. Mediolani, Gottardus Ponticus, 1509, pet. in-4, mar. citron à comp., doublé de mar. rouge, dent. et tabis, tr. dor. (Padeloup). L’écusson de Girardot est à l’intérieur de la reliure, ses armoiries en maroquin rouge et blanc en ornent l’extérieur : on ne connait pas d’autre vol. de Girardot qui soit relié de cette manière. Cet ex. a appartenu à Girardot de Préfond et à Debure [1853, n° 850].

    503. Il Decameron di G. Boccaci. Amsterdamo, (Holl. Elzévir), 1665, in-12, mar. brun, fil., comp., tr. dor., doublé de mar. brun (Thouvenin). Ex. Cigongne.

    521. Les Deuis amoureux traduitz par Claude Colet, Champenois. Paris, Gilles Corrozet, 1545, in-8, mar. vert, fil., tr. dor. cisel. (Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 769].

    527. Les Récréations, Devis et Mignardises : demandes et responces que les amoureux font en l’amour. Lyon, 1592 [i. e. 1692], in-16, veau fauve, fil. Ex. R. Heber et Nodier [1844, n° 991].

    529. La Messagère d’amour ou Instruction pour inciter les ieusnes dames à aymer. S. l., 1612, pet. in-8, mar. rose, fil., tr. dor. Ex. Nodier [1844, n° 1.011].

    530. Le Bouquet printanier ou Recueil des plus belles fleurs de ce temps. Autun, 1662, in-16, fig., mar. vert, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. R. Heber et Nodier.

    535. Almanach perpétuel d’amour, selon les observations astronomiques de Cupidon. A l’Isle d’Adonis, par Fidelle Soupirant, l’an 1681, in-12, mar. bleu, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 937, Bauzonnet].

    540. Le Prenostication de maistre Albert Songecreux bisscain. S. l. n. d. [v. 1527], pet. in-4 goth. à 2 col., fig. sur bois, mar. vert, large bordure à 4 doubles filets, tr. dor. (Bauzonnet). A appartenu à La Vallière. Ex. A. Bertin [1854, n° 1.349, rel. Bauzonnet-Trautz].

    544. L’Espadon satyrique, par le sieur d’Esternod. Lyon, Jean Lautret, 1619, in-12, mar. rouge de Tanger, comp., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 552, rel. Bauzonnet-Trautz].

    545 bis. L’Origine des masques, momeries, bernez, et revennez ès iours gras de caresmeprenant. Lengres, Chauvelet, 1609, in-8, mar. r., fil., comp., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Essling et A. Bertin.

    546. Formulaire fort récréatif de tous contracts, donations, testamens, codicilles et autres actes qui sont faicts et passez par devant notaires et tesmoins, faict par Bredin le Cocu, notaire rural et contreolleur des basses marches au royaume d’Utopie. Lyon, Jean Huguetan, 1627, in-16, mar. brun, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Coste [1854, n° 992].

    548. Procez et amples examinations sur la vie de Caresme-prenant. 1609, fig. en bois. – Le Masque confus de Caresme prenant. Paris, 1650. En 1 vol. pet. in-8, mar. r., fil. (Derome). Ex. Nodier [1844, n° 900].

    548 bis. Recueil général des Caquets de l’accouchée. 12 pièces (1622) en 1 vol. pet. in-8, mar. bleu, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.358].

    552. Recueil général des œuvres et fantaisies de Tabarin. Rouen, 1664, pet. in-12, mar. vert, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. Méon et prince d’Essling.

    555. Péripatétiques résolutions et remonstrances sententieuses du docteur Bruscambille. Lyon, Va du cul, 1619, in-8, mar. violet, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 907].

    559. Le Moyen de parvenir. Chinon, François Rabelais, l’année pantagrueline, pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.351, rel. Bauzonnet-Trautz].

    562. L’École pour rire ou la manière d’aprendre le françois en riant. Leide, 1698, pet. in-12, mar. bleu, fil., tr. dor. (Duru). Ex. Nodier [1844, n° 941].

    565. Les Mondes célestes, terrestres et infernaux, tiré des œuvres de Dony par Gab. Chappuys. Lyon, 1580, pet. in-8, mar. bleu, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.364, rel. Bauzonnet-Trautz].



    566. Histoire de la vie de Tiel Wlespiegle. Amsterdam, 1703, pet. in-12, mar. bleu, fil., coins ornés, tr. dor. (Niedrée). Ex. Aimé-Martin et A. Chenest.

    567. Histoire prodigieuse et lamentable du docteur Faust, avec sa mort épouvantable. Jouxte la copie imprimée à Rouen, par Nicolas L’Oyselet, 1616, pet. in-12, mar. violet, fil., tr. dor. (Koehler). Ex. Nodier [1844, n° 810, mar. bleu].

    580. Imagination poétique, traduite en vers françois des latins et grecz, par l’auteur mesme d’iceux (par Barthelemy Aneau). Lyon, Macé Bonhomme, 1552, pet. in-8, mar. vert olive, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Debure [1853, n° 564].

    584. Devises et emblèmes d’amour moralisez, gravés à Paris, par Albert Flamen, peintre. Paris, Louis Boissevin, 1653, pet. in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Duru). Ex. Nodier [1844, n° 1.071].

    586. Notables enseignements, adages et proverbes, faitz et composez par Pierre Gringore dit Vauldemont. Lyon, Olivier Arnoullet, 1533, pet. in-8 goth., mar. r., fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    587. Proverbes en rimes ou rimes en proverbes. Paris, 1665, 2 vol. pet. in-12, mar. r., fil., tr. dor. (Niedrée). Ex. Aimé-Martin.

    587 bis. Blasco de Garay, Cartas en refranes Racionero de la sancta Iglesia de Toledo. Anberes, Antonio Telenio, 1577, très pet. in-16, mar. bleu doubl. fil., avec ornement (Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 1.068 bis].

    588. Dix plaisans dialogues du S. Nicolo Franco, trad. d’italien en français (par Gabr. Chappuis). Lyon, J. Beraud, 1579, in-16, mar. vert, fil., t. d. (Padeloup). Ex. Pixerécourt [1838, n° 1.531].

    591. Futeriana [i. e. Furetiriana] ou les bons mots et les remarques, histoires de morale, de critique, de plaisanterie et d’érudition, de M. Furetière. Paris, 1696, in-12, veau fauve, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.397, rel. Bauzonnet-Trautz].

    592.Études de mœurs et de critique sur les poëtes latins de la décadence, par D. Nisard. Paris, 1849, 2 vol. in-8, dos et coins de veau fauve (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin.

    594. Petri Bembi epistolarum Leonis decimi Pont. Max. nomine scriptarum libri XVI. Lugduni, apud haeredes Simonis Vincentii, 1538, in-8, mar. olive, fil. à comp., tr. dor. (Rel. anc.). Ex. Debure [1853, n° 1.096, mar. citron à comp., devise sur un des plats « Nulli plus fortuna quam consilium valet » et signature de Ballesdens sur le titre].

    596. Lettres de Madame de Sévigné. Paris, Blaise, 1818, 10 vol. in-8, d-rel. vél., non rog. Ex. Monmerqué.

    597. Les Lettres et Poésies de Madame de B. (Charlotte Saumaise de Chasan, comtesse de De Brégy). Leyde, Ant. du Val, 1666, pet. in-8, veau fauve, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. du libraire Crozet [1841, Seconde partie, n° 1.111].

    600. M. Tulii Ciceronis opera omnia. Amstelodami, Ludov. et D. Elzevirii, 1665 [i. e. 1661], 2 vol. in-4, m. r., fil., doublé de mar. r., fil., dent., réglé (Duseuil). Ex. Debure [1853, n° 1.112].

    607.Œuvres de Voltaire, édition Beuchot. Paris, Lefèvre, 25 vol. in-8, gr. pap. vél., d-rel. mar., non rogné. Ex. Pixerécourt.

    608. Collection de petits classiques français, dédiée à S. A. R. Madame, duchesse du Berry. Paris, Delangle, 1825, 8 vol. pet. in-8, mar. vert, fil., tr. dor. (Capé). Ex. Debure [1853, n° 1.117, dem. rel. dos de v. uni non rogné].

    611. Relation journalière du voyage du levant faict et descrit par haut et puissant seigneur Henry de Beauveau. Nancy, 1615, in-4, veau fauve, fil., tr. dor. (Duru). Ex. baron Taylor.

    614. De l’utilité des voyages et de l’avantage que la recherche des antiquitez procure aux sçavans, par Baudelot de Derval. Paris, 1686, 2 vol. in-12, fig., veau fauve, fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Pixerécourt [1838, n° 1.714, rel. Derome].



    615. Discours sur l’histoire universelle à monseigneur le Dauphin, par Jacq. Benigne Bossuet. Paris, 1682, 2 tomes en 1 vol. in-12, mar. vert, fil., tr. dor. (Derome). On remarque (p. 1) la flatterie du graveur, qui a représenté le Temps, assis et déposant sa faux pour soutenir les armoiries du Dauphin, fils de France. Ex. Pixerécourt [1838, n° 1.802].

    621. Varii historiæ romanæ scriptores. Henr. Stephanus, 1568, 4 vol. in-8, mar. vert, dent., tr. dor. (Derome). Ex. Renouard [1854, n° 2.751, mar. bleu de Constantinople, tabis, rel. Derome].

    633. Dissertations sur différens sujets de l’Histoire de France, par Bullet. Besançon, 1759, in-8, mar. cit., fil., non rogn. Ex. Pixerécourt [1838, n° 1.824, rel. Vogel].

    636. Recueil en 1 vol. in-8, mar. vert, 1604-1608, aux armes de De Thou. Ex. Renouard.

    645. La Grande Monarchie de France, composée par Claude Seyssel, évêque de Marseille. Paris, Vincent Sertenas, 1557, in-8, m. r., fil. doubl. de m. r., dent., tr. dor., réglé (Boyet). Ex. Debure [1853, n° 1.422].

    648. L’Histoire et Chronique de Clotaire, roy des Françoys, et de sa très-illustre espouse, madame saincte Radegonde (par Jeh. Bouchet). Poictiers, Enguilbert de Marnef, 1500, pet. in-4 goth., fig. en bois, mar. r., fil., comp., tr. dor., doublé de mar. bleu, dent. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.552].

    655. Le Cabinet du roy Louis XI (par Tristan l’hermite de Soliers). Paris, G. Quinet, 1661, pet. in-12, front., mar. bl., fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Aimé-Martin [1847, n° 974] et Alfred Chenest [1853, n° 251].

    671. La France-Turquie, c’est-à-dire conseils et moyens tenus par les ennemis de la couronne de France pour réduire le royaume en tel estat que la tyrannie turquesque. Orléans, Thibaut des Murs, 1576, in-8, v. fauve, fil., t. d. (Derome). Ex. Renouard [1854, n° 2.892].

    675. Histoire au vray du meurtre et assassinat proditoirement commis au cabinet d’un roy perfide et barbare, en la personne de Mgr. le duc de Guise. Paris, J. Grégoire, 1589, m. r., tr. dor. (Duru). Ex. Aimé-Martin.

    676. Légende de Domp. Claude de Guuyse, abbé de Cluny. S. l., 1581, in-8, m. bleu, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. provenant des bibliothèques Fossé d’Arcosse, Audenet, Aimé-Martin et A. Chenest [1853, n° 258].

    682. Satyre Ménippée de la vertu du catholicon d’Espagne. Paris, 1824, 2 tomes en 1 vol. gr. in-8, m. r., fil., t. d. (Trautz-Bauzonnet). Sur papier de Chine. Ex. A. Bertin [1854, n° 1.571, rel. Bauzonnet-Trautz].

    683. Cinq sermons du R. P. Porthaise. Paris, 1594, in-8, m. vert, fil., à comp., dent. tr. dor. (Derome). Ex. Renouard [1854, n° 2.939].

    684. Sermons de la simulée conversion, et nullité de la prétendve absolvtion de Henry de Bourbon, prince de Béarn, à Saint-Denis, en France, le dimanche 25 juillet 1593. Paris, 1594, in-8, m. r., fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. ayant fait partie des bibliothèques de Ballesdens, de Gaignat [1769, T II, n° 3.078], de Méon [1803, n° 3.427] et de Renouard.

    685. Procédure faicte contre Jean Chastel, escholier au collège des Jésuites, pour le parricide par luy attenté sur la personne du roy très-chrestien Henri IV. Paris, 1595, in-8, mar. bleu, fil., tr. dor. (Padeloup). Ex. Gaignat.

    686. Histoire des singeries de la Ligue. MDXCVI, pet. in-8, m. r., fil., dent., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.573, rel. Bauzonnet-Trautz].

    708. Napoléon en Égypte, Waterloo et le Fils de l’homme, par Barthélemy et Méry. Paris, gr. in-8, d-rel., mar. rouge, fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Sur papier de Chine. Ex. A. Bertin.

    711. Les Rues et Églises de Paris avec la dispense qui si fait par chascun iour. S. l. n. d., pet. in-4 goth., m. r., tr. dor. (Duru). Ex. Le Roux de Lincy [1855, n° 562].

    714. Les Antiquitez, Chroniques et Singularitez de Paris, ville capitale du royaume de France, par Gilles Corrozet. Paris, Nicolas Bonfons, 1581, in-16, veau f., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. Le Roux de Lincy [1855, n° 589].
    715. Les Antiquitez, Chroniques et Singularitez de Paris, ville capitale du royaume de France. Paris, Nicolas Bonfons, 1586-1588, 2 part. en 1 vol. in-8, veau vert, dent. Ex. Debure [1853, n° 1.508, v. vert, dent. à froid, rel. Thouvenin].



    716. Les Antiquités et Choses plus remarquables de Paris. Paris, Nic. Bonfons, 1608, in-8, fig. sur bois, mar. r., fil., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.684].

    724. Brevis ac dilucida Burgondiæ superioris, quæ comitatus nomine censetur, descriptio, per Gilbertum Cognatum Nozerenum. Basileæ, J. Oporinum, 1552, 2 tomes en 1 vol. in-8, fig. sur bois, mar. bleu, fil., tr. dor. (Bauzonnet). Ex. Nodier [1844, n° 1.172].

    745. San Juan de Uluà ou Relation de l’expédition française au Mexique, sous les ordres du contre-amiral Baudin, par P. Blanchard et A. Dauzats. Paris, Gide, 1839, gr. in-8, fig., mar. vert, fil., dent., tr. dor. (Duru). Ex. baron Taylor [1848, n° 2.089, broché].

    758. Explication historique et critique des médailles de l’œuvre du chevalier Hedlinger, précédée de l’éloge historique de ce célèbre artiste, par Chrétien de Mechel. Basle, 1778, in-4, fig., mar. vert, fil., tr. d., dent. Ex. Debure [1853, n° 1.702, in-fol., fig., mar. bleu, tr. dor.].

    783. Histoires tragiques extraites des œuvres ital. de Bandel et mises en langue françoyse, les six premières par Pierre Boistueau, surnommé Launay, natif de Bretaigne, les douze suivants par Franç. de Belleforest, Comingeois. Lyon, Jean Martin, 1564, in-16, mar. rouge à comp., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Ex. A. Bertin [1854, n° 1.854, rel. Bauzonnet-Trautz].


    Au moment où le feu des enchères allait s’ouvrir, on apprit que la vente n’aurait pas lieu. Félix Solar (1811-1870) en avait fait l’acquisition en bloc, moyennant la somme de 125.000 francs.


       


      


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    Eglise Saint-Martin de Langres (Haute-Marne)

    D’une famille originaire de la paroisse de Saint-Martin de Langres [Haute-Marne], Jean-Baptiste-Ernest Daguin est né le 1ernovembre 1817 à Brousseval [Haute-Marne], fils de Élie-Constant Daguin (° 1793), maître de forges à Vraincourt [Haute-Marne], et de Marie-Jeanne-Clotilde Adrien (° 1799), fille de Jean-Baptiste Adrien, maire de Louvemont [Haute-Marne] et propriétaire des forges du Buisson et du Chatelier, qui donna le haut-fourneau de Brousseval en dot à sa fille lors de son mariage à Louvemont, le 30 septembre 1816. 

    Sorti comme ingénieur de l’École centrale en 1839, Ernest Daguin épousa, à Paris, le 22 février 1845, Julie-Caroline Grandjean (1801-1889), fille de Pierre-Anselme Grandjean et de Caroline-Melchior Renaud.

    Fondateur en 1855 et directeur de la saline de Saint-Nicolas à Varangéville [Meurthe-et-Moselle], il acheta la soudière de La Madeleine [Laneuveville-devant-Nancy, Meurthe-et-Moselle] en 1884. Suppléant (1859-1861), puis juge (1862-1870) et président (1872-1875) du Tribunal de commerce de la Seine, il fut administrateur des Chemins de fer de l’Est. Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1867 et officier en 1874.



    Ernest Daguin était un ardent bibliophile, qui affectionnait plus particulièrement les classiques français du XVIIe siècle : les bibliophiles et les libraires l’avaient surnommé « le père des Corneille ». Lors de sa constitution légale en 1880, la Société des Amis des livres, née dès 1876 à l’initiative de Jules Andrieux, Ernest Gallien, Camille Grellet, Ferdinand Lemaire et du vicomte Philippe de Saint-Albin, le compta au nombre de ses 34 membres fondateurs.


    « Lorsqu’il ne trouvait pas les livres qu’il désirait dans la reliure du temps de leur impression, ou au moins dans une reliure ancienne à garder intacte, il faisait établir les exemplaires les plus beaux qu’il rencontrait, les confiait aux meilleurs relieurs, après les avoir fait encoller avec soin et même laver si c’était utile. Il a fait exécuter ainsi, par Trautz-Bauzonnet, Thibaron, Cuzin, Lortic, etc… un nombre important de reliures doublées, quelques-unes richement ornées. Très aimé des libraires et des relieurs avec lesquels il était en relations, ce bibliophile sympathique obtenait fréquemment des uns et des autres, un passe-droit, une préférence sur d’autres clients. M. Daguin a pu composer ainsi assez rapidement sa collection si intéressante d’éditions rares, originales ou autres et de belles reliures. »

    (Jules Le Petit. « La Bibliothèque de feu M. Daguin ». In Revue biblio-iconographique. Paris, 1905, p. 242)


    Veuf depuis 1889, Ernest Daguin mourut en son domicile parisien, 4 rue Castellane [VIIIe], le 12 janvier 1892.


    Sa fille Aline-Julie-Louise Daguin, née à Paris le 24 février 1846, avait épousé, à Paris [IXe], le 6 novembre 1869, Marcel Compaignon de Marchéville, né à Chartres [Eure-et-Loir], le 13 décembre 1840, fils d’Auguste-Léon Compaignon (° 1800), avocat, et de Aimée-Virginie-Antoinette Deshaulles (° 1811).



    Docteur en droit, auditeur au Conseil d’État depuis 1866, Marcel de Marchéville fut attaché au secrétariat du cabinet de Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique. Le Conseil d’État ayant été suspendu en 1870, il prit part à la campagne comme capitaine de la Garde mobile d’Eure-et-Loir. Dès 1872, il rentra au Conseil d’État en qualité de maître des requêtes et remplit avec distinction ses fonctions à la section de l’Intérieur jusqu’au jour où, en 1879, ses opinions politiques l’éloignèrent définitivement de la carrière administrative. Il devint alors le collaborateur de son beau-père dans la gestion de ses grandes affaires industrielles.

    Entre temps, il s’adonna à ses études favorites, la littérature, l’archéologie et la numismatique. Surnommé « le père des Racine et des Regnard », il laissa d’intéressants travaux sur le théâtre du XVIIe siècle. Membre fondateur en 1880 de la Société des Amis des livres – démissionnaire depuis -, président de la Société française de numismatique en 1893-1894 et 1900-1901, il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1874. 


    Demeurant au château du Moulin [Lassay-sur-Croisne, Loir-et-Cher], qu’il avait acheté en 1901 pour le restaurer, il décéda subitement le 15 mai 1904, sur la route de Lassay à Mur-de-Sologne. Ses obsèques eurent lieu à Selles-sur-Cher le 19 mai suivant.


    La bibliothèque d’Ernest Daguin était restée dans la famille. Après la mort de Marcel de Marchéville, elle fut vendue en l’hôtel des commissaires-priseurs, 9 rue Drouot, salle n° 7, au premier étage, en 12 vacations :



    Les mardi 13, mercredi 14 et jeudi 15 décembre 1904 :Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MR E. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Première partie. Livres illustrés du XIXe siècle. Romantiques et auteurs contemporains en éditions originales(Paris, A. Durel, 1904, in-8, [9]-[1 bl.]-101-[1 bl.]-[1]-[1 bl.] p., portrait, 409 + 4 doubles [bis] = 413 lots), dont Livres illustrés du XIXe siècle [206 lots = 49,87 %], Éditions microscopiques [21 lots = 5,08 %], Romantiques et auteurs contemporains [186 lots = 45,03 %]. Cette première partie a produit 67.894 fr.



    16.Œuvres complètes de P.-J. de Béranger. Édition unique, revue par l’auteur, ornée de 104 vignettes en taille-douce, dessinées par les peintres les plus célèbres. Paris, Perrotin, 1834, 4 vol. - Œuvres complètes de P.-J. de Béranger. Supplément. Paris, chez les marchands de nouveautés, 1834, 1 vol. – Musique des chansons de P.-J. de Béranger, contenant les airs anciens et modernes les plus usités. Paris, Perrotin, 1834, 1 vol. Ensemble 6 vol. gr. in-8, demi-rel. dos et coins de mar. rouge brique, dos sans nerfs, ornés aux petits fers, lyres aux centres, fil. sur les plats, non rog., couv. (Cuzin père). 2.205 fr.



    40. Les Contes rémois, par M. le Cte de C… (Chevigné). Dessins de E. Meissonier. Troisième édition. Paris, Michel Lévy frères, 1858, in-8, portraits et vignettes, plein chagrin La Vallière foncé, encadr. de fil. dor. et à froid sur le dos et les plats, dent. int., tête dor., non rog. 1.355 fr.

    48. Collection des classiques français (avec les notes de tous les commentateurs). Paris, Lefèvre (Imprimerie de Jules Didot l’aîné), 73 vol. gr. in-8, demi-rel. dos et coins de mar., non rog. 4.003 fr. avec le lot 155.

    90. Mémoires du comte de Grammont, par Antoine Hamilton. Un portrait de A. Hamilton et trente-trois compositions de C. Delort, gravés au burin et à l’eau-forte par L. Boisson, préface de H. Gausseron. Paris, L. Conquet, 1888, gr. in-8, demi-rel. dos et coins de mar. rouge, dos orné de filets droits et au pointillé et avec ornements dor., fil. sur les plats, non rog., couv. (Cuzin père). 815 fr.

    93.Œuvres complètes d’Horace traduites en françois par Charles Batteux. Edition augmentée d’un commentaire par N.-L. Achaintre. A Paris, chez Dalibon, 1823, 3 vol. gr. in-8, port. par Devéria, tiré sur Chine en 2 états, dont l’eau-forte pure, mar. vert à longs grains, dos ornés de petits compart. en mosaïque de mar. rouge, accompagnés d’ornem. dorés sur les plats, dent. à froid encad. un panneau, avec rosaces aux milieux et aux angles, en mosaïque sertie or, et mar. citron, rouge et bleu, dent. int., tr. dor. (Thouvenin jeune). 1.600 fr.

    143. Mœurs administratives, dessinées d’après nature par Henry Monnier, ex-employé au ministère de la Justice. Paris, Delpech, 1828, 12 planches lithographiées en couleurs. – Jadis et aujourd’hui, par Henry Monnier. Paris, Delpech, 1829, 18 planches lithographiées en couleurs. – Les Petites Misères humaines, par Henry Monnier. Paris, Delpech, s. d., 5 planches lithographiées en couleurs. – Les Petites Félicités humaines, par Henry Monnier. Paris, Delpech, s. d., 5 planches lithographiées en couleurs. – Album pour rire, par Ch. Philippon. Paris, chez Osterwald aîné (Lith. de Ducarme), s. d., 25 planches lithographiées en couleurs. Ensemble 5 ouvrages en 1 vol. in-4 oblong, demi-rel. chagrin brun, tr. peig., couvertures. 1.399 fr.

    144. Monnier, Lami et Vernet. Recueil de lithographies coloriées. Pet. in-fol. oblong, demi-rel. bas. Ensemble 135 pièces. 1.001 fr.

    155.Œuvres choisies de Parny, augmentées des variantes, de texte et de notes. A Paris, chez Lefèvre, 1827, gr. in-8, demi-rel. dos et coins de mar. vert clair, dos orné et mosaïqué, non rog. (Thouvenin). 4.003 fr. avec le lot 48.

    176. Les Saisons, poëme par Saint-Lambert. Nouvelle édition ornée d’une gravure. A Paris, chez Janet et Cotelle, 1823, gr. in-8, fig. par Roger, d’après Desenne, mar. violet à longs grains, dos à quatre nerfs, orné de petits compart. mosaïqués et dorés, 14 filets sur les plats avec ornements aux angles, encadrant une rosace en mosaïque sertie or, et mar. rouge, vert et violet foncé, doublé de mar. vert, large bande de mar. violet formant encad. avec filets et ornements aux angles et aux milieux des côtés, dent. à froid, milieux dorés, non rog. (Vogel). 1.440 fr.

    180. Scènes de la vie privée et publique des animaux. Vignettes par Grandville. – Études de mœurs contemporaines publiées sous la direction de P.-J. Stahl, avec la collab. de MM. de Balzac, E. de La Bédollière, J. Janin, Ch. Nodier, G. Sand, etc. Paris, J. Hetzel et Paulin, 1842, 2 vol. gr. in-8, demi-rel. dos et coins de mar. bleu, dos mosaïqués, fil. sur les plats, non rog., couv. (Allô). 800 fr.



    299. Notre-Dame de Paris (par Victor Hugo). Paris, Charles Gosselin, 1831, 2 vol. in-8, vignette sur chaque titre, demi-rel. dos et coins de mar. bleu foncé, dos ornés sans nerfs, fil., non rog. (Cuzin père). 1.630 fr.

    356. Contes d’Espagne et d’Italie, par M. Alfred de Musset. Paris, Urbain Canel, 1830, in-8, demi-rel. dos et coins de veau fauve, dos orné, fil. sur les plats, non rog. (Rel. de l’époque). 900 fr.

    360. Les Deux Maîtresses. – Frédéric et Bernerette, par Alfred de Musset. Paris, Dumont, 1840, 2 vol. in-8, demi-rel. dos et coins de mar. orange à long grain, dos plats à 5 nerfs, fil. dor. et ornem. à froid, fil. sur les plats, non rog., couv. (Cuzin père). 800 fr.



    Les vendredi 16 et samedi 17 décembre 1904 :Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Deuxième partie. Livres à figures du XVIIIe siècle (Paris, A. Durel, 1904, in-8, VIII-62-[1]-[1 bl.] p., 209 lots [chiffrés 410 à 618]), dont Livres à figures du XVIIIe siècle [183 lots = 87,55 %], Collection des auteurs classiques, français & latins, imprimés pour l’éducation du Dauphin [13 lots = 6,22 %], Collection Bleuet [13 lots = 6,22 %]. Avec un Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Deuxième partie. Livres à figures du XVIIIe siècle. Album (Paris, A. Durel, 1904, in-8, 16 pl. h.-t.). Le produit de cette seconde partie a été de 165.933 fr.


    411. Anacréon, Sapho, Bion et Moschus, traduction nouvelle en prose, suivie de la Veillée des fêtes de Vénus et d’un choix de pièces de différens auteurs, par M. M*** C*** (Moutonnet de Clairfond). A Paphos, et se trouve à Paris, chez Le Boucher, 1773, in-4, fig., br., non rog. 2.705 fr.


    Doublure

    415. La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro, comédie en cinq actes en prose, par M. de Beaumarchais, représentée pour la première fois, par les Comédiens français ordinaires du Roi, le mardi 27 avril 1784. De l’imprimerie de la Société littéraire typographique (Kehl), et se trouve à Paris, chez Ruault, libraire, au Palais-Royal, près le théâtre n° 216, 1785, gr. in-8, fig., mar. bleu, dos et angles ornés de branches de roses, 3 fil. et petite dent. sur les plats, doublé de mar. rouge, doublure décorée de double fil., formant encadrement garni de dorure au pointillé et enguirlandé de bouquets de roses dorées à petits fers, couronne de fleurs et ornements divers, doubles gardes, tr. dor. sur brochure, étui en mar. rouge (Cuzin père). 2.725 fr.



    416. La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro, comédie en cinq actes en prose, par M. de Beaumarchais, représentée pour la première fois, par les Comédiens français ordinaires du Roi, le mardi 27 avril 1784. De l’imprimerie de la Société littéraire typographique (Kehl), et se trouve à Paris, chez Ruault, libraire, au Palais-Royal, près le théâtre n° 216, 1785, gr. in-8, fig., mar. rouge, dos orné de feuillage, de fleurs et ornem. au pointillé, compart. de fil. droits, courbés et en losange, attributs et milieux dor. à petits fers et au pointillé, tr. dor. (Bozerian). 1.150 fr.

    428. Le Décaméron de Jean Boccace (traduit par Le Maçon). Londres (Paris), 1757-1761, 5 vol. in-8, fig., mar. rouge, dos ornés, fil., tr. dor. (Rel. anc.). 2.410 fr.



    Doublure

    452. Les Baisers, précédés du Mois de mai, poëme (par Dorat). A La Haye, et à Paris, chez Lambert et Delalain, 1770, in-8, fig., mar. bleu, dos orné à petits fers, fil. et large dent. à petits fers et au pointillé et avec attributs sur les plats, doublé de mar. rouge, petite dent., compart. de 8 filets droits, courbés et au pointillé et ornem. d’oiseaux aux angles formant encadrement, doubles gardes, tr. dor. (Cuzin père). 2.230 fr.



    456. Fables nouvelles (par Dorat). A La Haye, et se trouve à Paris, chez Monory, 1773, 2 tomes en 1 vol. in-8, fig., mar. rouge, dos orné, fil. et large dent. à petits fers avec attributs sur les plats, doublé de mar. bleu, petite dent., compart. de 8 filets droits, courbés, au pointillé et ornem. à petits fers aux angles formant encadrement, doubles gardes, tr. dor. (Cuzin père). 2.450 fr.

    463. Les Sens, poëme en six chants (par Du Rosoi). Londres (Paris), 1766, in-8, fig., mar. vert, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. sur brochure (A. Motte). 1.250 fr.



    470. Aventures de Joseph Andrews et de son ami Abraham Adams, écrites dans le goût des Aventures Don-Quichotte, publiées en anglois, par M. Fielding, et traduites en françois, à Londres, par une dame angloise (par Desfontaines). A Amsterdam, chez Barthelémi Vlam, 1775, 2 vol. in-12, veau granit., dos ornés, fil. sur les plats, tr. jasp. (Rel. anc.). Aux armes de la reine Marie-Antoinette (Cat. bibliothèque du Petit Trianon, n° 411). 850 fr.

    479. Iconologie par figures ou Traité complet des allégories, emblêmes, etc. Ouvrage utile aux artistes, aux amateurs, par MM. Gravelot et Cochin. Paris, Lattré, graveur, s. d., 4 vol. pet. in-8, fig., mar. vert, dos ornés, plats quadrillés avec dent., tr. dor. (Lefebvre). 2.410 fr.

    487. Heptaméron français, ou les Nouvelles de Marguerite, reine de Navarre. Berne, chez la Nouvelle Société typographique, 1780-1781, 3 vol. in-8, fig., mar. bleu, dos ornés de fil., de marguerites et cde fleurs de lis, compart. de 7 filets droits et au pointillé et ornem. de marguerites et de fleurs de lis aux angles, dent. int., tr. dor. sur brochure (Cuzin père). 1.155 fr.



    494. Choix de chansons mises en musique par M. de La Borde, premier valet de chambre ordinaire du Roi, gouverneur du Louvre, ornées d’estampes par J.-M. Moreau, dédiées à madame la Dauphine (Marie-Antoinette). A Paris, chez de Lormel, imprimeur de l’Académie royale de musique, 1773, 4 vol. gr. in-8, texte et musique gravés, frontispices et 100 fig. par Moreau, Le Barbier, Le Bouteux et Saint-Quentin, mar. rouge, dos ornés, fil. et ornem. aux angles, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de Laure-Auguste Fitz-James, princesse de Chimay. Contient le portrait dit « à la lyre » de La Borde et celui de madame de La Borde enceinte. 19.200 fr.

    495. Choix de chansons mises en musique par M. de La Borde, premier valet de chambre ordinaire du Roi, gouverneur du Louvre, ornées d’estampes par J.-M. Moreau, dédiées à madame la Dauphine (Marie-Antoinette). A Paris, chez de Lormel, imprimeur de l’Académie royale de musique, 1773, 4 vol. gr. in-8, texte et musique gravés, frontispices et 100 fig. par Moreau, Le Barbier, Le Bouteux et Saint-Quentin, cart., non rog. Avec le portrait de La Borde dit « à la lyre ». 3.700 fr.

    499.Contes et nouvelles en vers par M. de La Fontaine. A Amsterdam (Paris), Barbou, 1762, 2 vol. in-8, portr. de Ficquet, fig. d’Eisen, fleurons de Choffard, mar. vert, dos ornés, fil. et dent. sur les plats, dent. int., tr. dor. (Derome). 1.400 fr.


    La Matrone d'Ephèse

    504.  Contes et nouvelles en vers par J. de La Fontaine. A Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1795, 2 vol. in-4, pap. vél., portr. et fig., mar. vert à long grain, dos ornés de fleurs et attributs, dent. dans un encadr. de fil. dor. sur les plats, dent. int., non rog. 10.000 fr.



    512. Angola. Histoire indienne (par de La Morlière). Ouvrage sans vraisemblance. Nouvelle édition, revue et corrigée. A Agra (Paris), avec privilège du Grand Mogol, 1751, 2 parties en 1 vol. pet. in-12, mar. citron, dos et plats entièrement couverts par une mosaïque à répétition, sertie d’or, de mar. rouge et brun, fil. en bordure, doublé de mar. bleu, large dent. aux petits fers, tr. dor. (Thibaron-Joly). 1.020 fr.




    521. Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé. S. l. (Paris, Quillau), 1718, pet. in-8, mar. bleu foncé, composition en mosaïque sertie or et mar. de diverses nuances, couvrant presque entièrement les plats, représentant des moutons et un chien reposant sous un arbre après lequel sont attachées deux houlettes, le tout entouré d’un riche encadrement, accompagné d’ornements divers, oiseaux aux brillants plumages, fleurs, cornemuses, chapeaux de bergers, guirlandes, etc., dent. int., gardes de papier dor. (Monnier). 45.500 fr. Il aurait été acquis pour 7.000 fr.



    Doublure

    522. Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé. S. l. (Paris, Quillau), 1718, pet. in-8, mar. citron, dos et plats entièrement couverts d’une mosaïque à répétition sertie or et mar. bleu et rouge, fil. formant encadrem., doublé de mar. bleu, large dent. dix-huitième siècle en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 4.020 fr.



    523. Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé (traduites du grec de Longus, par Amyot). S. l. (Paris), 1745, pet. in-4, titre rouge, fig., mar. vert, dos orné, fil. et large dent. sur les plats, doublé et gardes de papier à ramage, tr. dor. (Rel. anc.). 300 fr.

    529. Molière. Œuvres. Suite de 1 portrait par Coypel, gravé par Lépicié, et 33 figures par Boucher, gravées par Laurent Cars, pour illustrer les Œuvres de Molière. Paris, (Prault), 1734, 1 vol. in-fol., demi-rel. dos et coins de mar. rouge, dos orné à petits fers, fil. sur les plats, planches montées sur onglets (Allô). 1.385 fr.

    531.Œuvres de Molière, avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièce par M. Bret. A Paris, par la Compagnie des libraires associés, 1773, 6 vol. in-8, fig., cart. dos de perc. rouge, non rog. (Lemardeley). 7.800 fr. avec le lot 532.

    532. Molière. Œuvres. Suite de 1 portrait d’après Mignard, gravé par Cathelin, 6 fleurons de titres,  et 33 figures par Moreau, pour l’édition de 1773. 7.800 fr. avec le lot 531.



    534. Le Temple de Gnide (par Montesquieu). Nouvelle édition, avec figures gravées par N. Le Mire, d’après les dessins de Ch. Eisen, le texte gravé par Droüet. A Paris, chez Le Mire, graveur, avec privilège du Roi, 1772, in-8, fig., veau marb., dos orné, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Exemplaire aux armes de Janson d’Arcissia. 4.000 fr.

    539. Les Métamorphoses d’Ovide, en latin et en françois, de la traduction de M. l’abbé Banier, de l’Académie royale des inscriptions et belles lettres, avec des explications historiques. Paris, chez Le Clerc, Panckoucke, Pissot, Delalain, 1767-1771, 4 vol. in-4, fig., mar. vert, dos ornés, fil., tr. dor. (Rel. anc.). 4.550 fr.



    542. Chansons nouvelles de M. de Piis, écuyer, secrétaire-interprête de Mgr comte d’Artois ; dédiées à Mgr comte d’Artois. A Paris, de l’imprimerie de Ph.-D. Pierres, 1785, in-18, mar. bleu, dos orné, 4 filets et perle, droits et brisés aux angles, avec ornements encadrant les plats, doublé de mar. citron, dent. à petits fers, fleurs aux angles, fil. et perle en bordure, tr. dor. sur broch. (Cuzin père). 655 fr.



    547. Prévost. Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. A Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1753, 2 vol. in-12, pap. de Hollande, mar. bleu, dos ornés, fil. et perles droits et brisés sur les plats, ornem. aux angles et aux milieux des côtés, doublés de mar. orange, large dent. dix-huitième siècle, agrémentée d’ornements divers en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). 1.130 fr.

    550. Les Grâces (Recueil de différents ouvrages en prose et en vers) (par Meunier de Querlon). A Paris, chez Laurent Prault, 1769, gr. in-8, fig., mar. rouge, dos orné, fil. et ornem. aux angles, tr. dor. (Rel. anc.). 1.420 fr.



    570. Paul et Virginie, par Jacques-Bernardin-Henri de Saint-Pierre, avec figures. A Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1789, in-18, mar. bleu à longs grains, dos orné, fil. dor. et dent. à froid encad. les plats, losange à froid au centre, dent. int., tr. dor. (Bibolet). 1.450 fr.



    586. La Princesse de Navarre, comédie-ballet (en trois actes, en vers, avec un prologue par Voltaire) feste donnée par le Roy en son château de Versailles, le mardi 23 février 1745. (Paris), de l’imprimerie de Ballard, (1745), in-8, mar. citron, dos fleurdelisé, fil. et dent. sur les plats, doublé et gardes de tabis, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes du roi Louis XV. 482 fr.

    587. Romans et contes de M. de Voltaire. A Bouillon, aux dépens de la Société typographique, 1778, 3 vol. in-8, portr. et fig., mar. vert, dos ornés, fil. et petite dent. sur les plats, tr. dor. (Rel. anc.). 1.450 fr.

    607. Don Quichotte de la Manche, traduit de l’espagnol de Michel de Cervantès, par Florian, ouvrage posthume. A Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1799, 6 vol. gr. in-18, mar. rouge, dos ornés, fil. sur les plats, dent. int., têtes dor., non rog. (Cuzin père). 1.680 fr.

    611. Les Amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d’Adonis, par La Fontaine. Édition ornée de figures dessinées par Moreau le jeune et gravées sous sa direction. A Paris, chez Saugrain, 1797, 2 vol. gr. in-18, mar. citron, dos ornés, 3 fil. sur les plats, dent. int., têtes dor., non rog. (Cuzin père). 1.105 fr.



    618. Histoire de Manon Lescaut et du chevalier des Grieux, par l’abbé Prévost. A Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1797, 2 vol. gr. in-18, mar. orange, dos ornés, 3 fil. sur les plats, doublés de mar. vert foncé, large dent. dix-huitième siècle en bordure, fil. et perle, tête dor., non rog. (Cuzin père). 2.330 fr.      


    Les mercredi 5, jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 avril 1905 : Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Troisième partie. Écrivains français du XIIe au XVIIIe siècle(Paris, A. Durel, 1905, in-8, VII-[1 bl.]-135-[1 bl.] p., 499 [chiffrés 619 à 1.117] + 1 double [bis] = 500 lots], dont Villehardouin [1 lot], Joinville [1 lot], Lorris et Meung [1 lot], Chartier [1 lot], Commines [3 lots], Chastelain et Bouchet [1 lot], Des Perriers [1 lot], Marguerite de Valois [4 lots], Marot [6 lots], Rabelais [4 lots], Ronsard[1 lot], Du Bellay [1 lot], Montaigne [7 lots], Charron [5 lots], Saint François de Sales [2 lots], Regnier [7 lots], Théophile de Viau [2 lots], Malherbe [2 lots], Pierre et Thomas Corneille [129 lots = 25,8 %], Balzac [2 lots], Scarron [8 lots], La Rochefoucauld [12 lots], Furetière [1 lot], La Fontaine [36 lots = 7,2 %], Molière [55 lots = 11 %], Pascal [9 lots], Sévigné [2 lots], Bossuet [22 lots], Perrault [2 lots], Bourdaloue [1 lot], Fléchier [6 lots], Quinault [3 lots], Boileau-Despréaux [14 lots], Racine [50 lots = 10 %], La Bruyère [10 lots], Hamilton [5 lots], Fénelon [5 lots], Regnard [20 lots], Massillon [1 lot], Le Sage [27 lots], Rousseau J.-B. [1 lot], Marivaux [9 lots], Piron [1 lot], Voltaire [8 lots], Prévost [3 lots], Gresset [1 lot], Rousseau J.-J. [2 lots], Vauvenargues [1 lot], Beaumarchais [1 lot], Saint-Pierre [2 lots], Parny [1 lot]. Avec un Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Troisième partie. Écrivains français du XIIe au XVIIIe siècle. Album (Paris, A. Durel, 1905, in-8, 17 pl. h.-t. [numérotées 17 à 33]). Le produit de cette troisième partie a été de 215.196 fr.


    626. Le Temple Jehan Bocace, de la ruyne daulcuns nobles malheureux, faict par George (Chastelain), son imitateur. L’Instruction du ieune prince – Le Chappellet des princes, en cinquante rondeaulx, et cinq ballades, faict et composé par le Trauerseur de voyes périlleuses (Jean Bouchet) – Lépistre de la royne Marie, à son frère Henry roy Dangleterre, faict et composée par le Trauerseur de voyes périlleuses (Jean Bouchet). Imprimé à Paris pour Galliot du Pré, marchant libraire … Mil cinq cens XVII (1517). Pet. in-fol., caract. goth., mar. brun, ornem. à froid sur le dos et sur les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. bleue (Cuzin père). Provient de la bibliothèque de Fernand Colomb. 3.020 fr. à Rahir.


    Fernand Colomb (1488-1539), fils naturel du découvreur de l’Amérique, fut l’un des plus grands collectionneurs de son temps, spécialisé dans les plaquettes gothiques françaises, italiennes et espagnoles, acquises au cours de ses multiples voyages à travers l’Europe, autour de 1530. Il légua au chapitre de la cathédrale de Séville ses 15.370 volumes, formant la célèbre Bibliothèque Colombine. Mais de nombreuses distractions y furent opérées et une centaine de pièces se sont retrouvées, vers 1885, sur le marché parisien.


    629. Histoires des amans fortunez, dédiées à très illustre princesse madame Marguerite de Bourbon, duchesse du Niuernois. A Paris, pour Gilles Robinot, 1558, in-4 réglé, mar. bleu, compart. de 8 filets dorés et au pointillé, semis de marguerites dans un encadrement de feuillages couvrant entièrement le dos et les plats, doublé de mar. La Vallière, guirlande de feuillages et de marguerites, fil. dor. et au pointillé, formant encadrement, doubles gardes, tr. ciselées, étui en mar. bleu (Cuzin père). 3.405 fr. à Belin.

    632. Les Opuscules et petitz traictez de Clémêt Marot de Quahors … Côtenens châtz royaulx, ballades, rôdeaulx, épistres, élégies, auec le têple de Cupido, la plaincte de Robertet, ensemble plusieurs aultres choses ioyeuses récréatiues, rédigées en ung. Nouvellement imprimées à Lyon, par Olivier Arnoullet, s. d., pet. in-8 goth., titre orné d’une figure sur bois, mar. La Vallière, ornem. à froid sur le dos et sur les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 2.810 fr. à Belin.

    641.Œuvres de maître François Rabelais, publiées sous le titre de Faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel … Avec des remarques et critiques (de Le Duchat et La Monnoye). Amsterdam, Henri Bordesius, 1711, 6 vol. in-8 réglés, fig. et carte, mar. olive, dos ornés à petits fers, fil., tr. dor. (Rel. anc.). 1.105 fr. à Rahir.

    644. Les Essais de Michel, seigneur de Montaigne, chevalier de l’Ordre du Roy et gentil-homme ordinaire de sa Chambre. Livre premier et second. A Bourdeaus, par S. Millanges, imprimeur ordinaire du Roy, 1580, 2 vol. pet. in-8, mar. La Vallière foncé, dos ornés, compart. de fil. et ornementation dor. à petits fers et au pointillé couvrant entièrement les plats, doublés de mar. rouge, compart. de fil. dor. et à froid, dent. formant encadrement, doubles gardes, tr. dor., étuis de mar. tête de nègre (Cuzin père). 4.510 fr. à Rahir.


    Exemplaire Ruble (n° 216)

    658. Les Premières Œuvres de M. Regnier. Au Roy. A Paris, chez Toussaincts du Bray, rüe Sainct Iacques, aux Espies murs, et en sa boutique au Palais, en la gallerie des prisonniers. MDC.VIII (1608). Auec privilège du Roy. In-4, réglé, mar. rouge, chiffres et couronne sur le dos et aux angles des plats, dent. int., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Provient des bibliothèques du général Tolosan (1805) et du baron de Ruble (1899). 5.000 à Durel.

    669. Mélite, ou les fausses lettres. Pièce comique (par Pierre Corneille). A Paris, chez François Targa, 1633, in-4, mar. rouge, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Lortic). 1.205 fr. à Belin.

    671. Clitandre ou l’Innocence délivrée, tragi-comédie, dédiée à monseigneur le duc de Longueville. A Paris, chez François Targa, au premier pilier de la grand’salle du Palais, au Soleil d’or, MDCXXXII (1632). Avec privilège du Roy. – Meslanges poétiques du mesme. A Paris, chez François Targa, 1632. Ensemble 1 vol. in-8, mar. rouge, dos orné, 3 fil. sur les plats, dent. int., tr. dor. (Cuzin père). 1.400 fr. à Pearson.

    672. La Vefve ou le Traistre trahy. Comédie. A Paris, chez François Targa, au premier pilier de la grand’salle du Palais, devant la chappelle, au Soleil d’or, MDCXXXIV (1634). Avec privilège du Roy. – Autres œuvres du mesme autheur. A Paris, chez François Targa, au premier pilier de la grand’salle du Palais, devant la chappelle, au Soleil d’or, MDCXXXV (1635). Ensemble 1 vol. in-8, mar. rouge, dos orné, 3 fil. sur les plats, dent. int., tr. dor. (Cuzin père). 1.150 fr. à Pearson.

    674. La Galerie du Palais ou l’Amie rivalle. Comédie. A Paris, chez Augustin Courbé, imprimeur et libraire de monseigneur frère du Roy, dans la petite salle du Palais, à la Palme, MDCXXXVII (1637). Avec privilège du Roy. In-4, mar. rouge jans., dent. int., tr. dor. (Chambolle-Duru). 1.120 fr. à Pearson.


    Marque d'Augustin Courbé

    683.Le Cid, tragi-comédie. A Paris, chez Augustin Courbé, imprimeur et libraire de monseigneur frère du Roy, dans la petite salle du Palais, à la Palme, MDCXXXVII (1637). Avec privilège du Roy. In-4, mar. rouge, dos orné, 3 fil. sur les plats, doublé de mar. bleu, large dent. aux petits fers, en bordure fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 22.800 fr. à Pearson.

    684. Le Cid, tragi-comédie. A Paris, chez Augustin Courbé, imprimeur et libraire de monseigneur frère du Roy, dans la petite salle du Palais, à la Palme, MDCXXXVII (1637). Avec privilège du Roy. – La Suitte et le Mariage du Cid, tragi-comédie (par Chevreau). A Paris, chez Toussainct Quinet, au Palais, sous la montée de la cour des Aydes. MDCXXXVIII (1638). Avec privilège du Roy. Ensemble 1 vol. in-4, veau ant., dos orné, fil., ornem. à froid aux angles, armoiries, fermoirs, tr. rouges (Rel. anc.). Aux armes du marquis de Astorga, avec son ex-libris. 9.700 fr. à Rahir.

    693. Horace, tragédie. A Paris, chez Augustin Courbé, imprimeur et libraire de monseigneur frère du Roy, dans la petite salle du Palais, à la Palme, MDCXXXXI (1641). Avec privilège du Roy. In-4, front. de Le Brun, gravé par P. Daret, vélin (Rel. anc.). 2.400 fr. à Pearson.

    703. Polyeucte. Martyr. Tragédie. A Paris, chez Antoine de Sommaville, en la gallerie des merciers, à l’Escu de France. Au Palais. Et Augustin Courbé, en la mesme gallerie, à la Palme. MDCXLIII (1643). Avec privilège du Roy. In-4, front. gravé, mar. rouge, dos orné, 3 fil. sur les plats, dent. int., tr. dor. (Thibaron-Joly). Exemplaire d’Eugène Paillet, avec sa signature sur le feuillet de garde. 1.155 fr. à Belin.

    729. Andromède, tragédie. Représentée avec les maschines sur le Théâtre royal de Bourbon. A Roüen, chez Laurens Maurry, près le palais. Avec privilège du Roy, MDCLI (1651). Et se vendent à Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, dans la salle Dauphine, à la Bonne Foy couronnée. In-4, front. gravé, 6 grandes fig. pliées, mar. rouge, dos orné, 3 fil. sur les plats, dent. int., tr. dor. (Cuzin père). 1.200 fr. à Belin.

    762.Œuvres de Corneille. Première partie. Imprimé à Roüen et se vend à Paris, chez Antoine de Sommaville et Augustin Courbé, 1644, in-12, portrait de Corneille, gravé par Michel Lasne, front. gravé, mar. rouge, dos orné, compart. de fil. à la Du Seuil, tr. dor. (Rel. anc.). 3.500 fr. à Prath, avec le lot 763.

    763.Œuvres de Corneille. Tome II. A Paris, chez Antoine Courbé, 1647, in-12, mar. rouge, dos orné, compart. de fil. à la Du Seuil, tr. dor. (Cuzin père). 3.500 fr. à Prath, avec le lot 762.

    764.Œuvres de Corneille. Imprimé à Roüen et se vend à Paris, chez Antoine de Sommaville, 1648, 2 vol. in-12, portr. et front. gravés, mar. rouge, dos ornés, compart. de fil. droits et courbés, sur les plats, formant encad. milieux dorés, à petits fers et au pointillé, doublés de mar. rouge, fil. droits, courbés et s’entrelaçant, déterminant de petits compart. dorés au pointillé, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 2.490 fr. à Rahir.

    774. Le Théâtre de P. Corneille. Reveu et corrigé par l’autheur. A Roüen, et se vend à Paris, chez Loüis Billaine et Thomas Jolly, 1664-1666, 4 vol., front. et fig. – Poëmes dramatiques de T. Corneille. A Roüen, et se vendent à Paris, chez Thomas Jolly, 1665, 2 vol., front., fig. Ensemble 7 tomes en 6 vol. in-8, mar. rouge, dos ornés, dent. sur les plats, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de Adrien de La Vieuville, avec l’ex-libris de maître Claude-René Lelong. 1.560 fr. à Rahir.

    801. Le Virgile travesty en vers burlesques de monsieur Scarron. A Paris, chez Toussainct Quinet, Guillaume de Luyne, 1648-1653, 7 livres en 1 vol. in-4, front. gravé, mar. La Vallière, dos orné, comp. de fil. et ornem. aux angles, doublé de mar. bleu, fil. et large dent. formant encadrement, doubles gardes, tr. dor. (Cuzin père). 1.040 fr. à Durel.

    823. Nouvelles en vers tirée (sic) de Bocace (sic) et de l’Arioste. Par M. de L. F. (La Fontaine). A Paris, chez Claude Barbin, 1665, pet. in-12, vélin (Rel. anc.). Premier essai de publication des Contes de La Fontaine. 2.800 fr. à Rahir.

    824.Contes et nouvelles en vers de M. de La Fontaine. Paris, chez Claude Barbin, 1665. – Deuxiesme partie des Contes et nouvelles en vers de M. de La Fontaine. Paris, chez Louis Billaine, MDCXLVI (pour 1666). Ensemble 1 vol. in-12, veau brun, dos orné (Rel. anc.). Éditions originales des deux premières parties des Contes de La Fontaine. 6.000 fr. à Belin, avec les lots 825 et 826.

    825. Contes et nouvelles en vers de M. de La Fontaine. Troisiesme partie. A Paris, chez Claude Barbin, 1671, in-12, veau brun, dos orné (Rel. anc.). Édition originale de la troisième partie des Contes de La Fontaine. 6.000 fr. à Belin, avec les lots 824 et 826.

    826. Nouveaux contes de monsieur de La Fontaine. A Mons [Reims ou Châlons], chez Gaspar Migeon, 1674, pet. in-8, veau brun, dos orné (Rel. anc.). Avec la marque (une ancre) adoptée par le comte de Toulouse. Édition originale, extrêmement rare, de la quatrième partie des Contes de La Fontaine. 6.000 fr. à Belin, avec les lots 824 et 825.

    840.Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine. A Paris, chez Claude Barbin, 1668, in-4, fig. de Chauveau, mar. bleu, dos orné à petits fers et au pointillé, compart. de 6 fil. droits et courbés et ornem. aux angles, doublé de mar. rouge, fil. et large dent. à petits fers formant encadrement, mors de mar. bleu, doubles gardes, tr. dor. (Cuzin père). Édition originale des 6 premiers livres des Fables. 1.900 fr. à Rahir.

    844. Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine et par lui reveües, corrigées et augmentées. Paris, chez Denis Thierry et Claude Barbin, 1678-79, 4 vol., nombr. fig. de F. Chauveau, gravées sur cuivre et tirées à mi-page. - Fables choisies par M. de La Fontaine. Paris, chez Claude Barbin, 1694, 1 vol., fig. à mi-page. Ensemble 5 vol. in-12, mar. bleu, dos ornés, fil., doublés de mar. citron, large dent. à petits fers encadrant les plats en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). Première édition complète des Fables. 2.200 fr. à Rahir.

    860. Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, comédie, avec les arguments de chaque scène. A Paris, chez Jean Ribou, 1660, in-12, mar. rouge, dos orné, fil., doublé de mar. rouge, large dent. à petits fers encad. les plats, en bordure fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). Édition originale de l’une des pièces les plus rares de Molière. 4.420 fr. à Rahir.



    896. Les Femmes sçavantes. Comédie par J. B. P. Molière. Et se vend pour l’auteur A Paris, au Palais, et chez Pierre Prome, 1673, in-12, mar. rouge, dos orné, fil., doublé de mar. rouge, dent. à petits fers encad. les plats, en bordure, fil. et perle, non rog. (Cuzin père). Éd. originale. 1.500 fr.


    Paris, Piasa, 19 octobre 2016

    901. Les Œuvres de monsieur Molière. A Paris, chez Claude Barbin, pour le tome premier, et Thomas Jolly, pour le tome second, 1666, 2 vol. in-12, 2 front. par F. Chauveau, mar. rouge, dos ornés, compart. de fil. à la Du Seuil, doublés de mar. rouge, large dent. à petits fers encad. les plats, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 2.500 fr. à Durel.

    904. Les Œuvres de monsieur de Molière, reveues, corrigées et augmentées, enrichies de figures en taille-douce. A Paris, chez Denis Thierry, Claude Barbin et Pierre Trabouillet, 1682, 8 vol. in-12, 29 fig. par Brissard, grav. par Sauvé, une en tête de chaque pièce, mar. rouge, dos ornés, fil., doublés de mar. bleu, dent. à petits fers encad. les plats, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 1.699 fr. à Rahir.

    930. Oraison funèbre de très-haut et puissant prince Louis de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang, prononcée dans l’église de Nostre-Dame de Paris, le 10. jour de mars 1687, par messire Jacques Bénigne Bossuet, évesque de Meaux. A Paris, chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1687, in-4, fleuron sur le titre, vignette en-tête et cul-de-lampe, par Parosel, mar. noir, dos et angles ornés de larmes, fil. à froid, tr. marbr. (Rel. anc.). Aux armes de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier. 1.810 fr. à Rahir.

    972.La Thébayde ou les Frères ennemis, tragédie. A Paris, chez Claude Barbin, 1664, in-12. – Alexandre le Grand, tragédie. A Paris, chez Pierre Trabouillet, 1666, in-12. – Andromaque, tragédie. A Paris, chez Claude Barbin, 1668, in-12. Ensemble 3 pièces les plus rares du théâtre de Racine en 1 vol. in-12, veau brun, dos orné (Rel. anc.). 1.900 fr. à Gougy.

    973.  La Thébayde ou les Frères ennemis, tragédie. A Paris, chez Claude Barbin, 1664, in-12. – Alexandre le Grand, tragédie. A Paris, chez Pierre Trabouillet, 1666, in-12. – Andromaque, tragédie. A Paris, chez Thomas Jolly, 1668, in-12. – Britannicus. A Paris, chez Claude Barbin, 1670, in-12. – Bérénice, tragédie par M. Racine. Ensemble 3 pièces les plus rares du théâtre de Racine en 1 vol. in-12, veau brun, dos orné (Rel. anc.). A Paris, chez Claude Barbin, in-12. Ensemble 5 pièces en 1 vol. in-12, mar. rouge, dos orné, comp. de fil. à la Du Seuil, dent. int., tr. dor. (Rel. anc.). 2.700 fr. à un amateur.

    976. Andromaque. Tragédie. A Paris, chez Claude Barbin, 1668, in-12, mar. rouge jans., doublé de mar. bleu, dent. à petits fers encad. les plats, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). 1.200 fr. à Rahir.

    981. Les Plaideurs. Comédie (par Racine). A Paris, chez Claude Barbin, 1669, in-12, mar. rouge jans., doublé de mar. bleu, dent. à petits fers, encad. les plats, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). 1.305 fr. à Rahir.



    989. Phèdre et Hippolyte, tragédie par M. Racine. A Paris, chez Jean Ribou, 1677, in-12, front. par Le Brun, gravé par Le Clerc, veau brun, dos orné (Rel. anc.). On lit au dos du front. « Pour Monsieur de Saint-Amant », de la main de Racine. 4.300 fr. à Pearson.

    1.036. Suite du quatrième livre de l’Odyssée d’Homère ou les Avantures de Télémaque, fils d’Ulysse. A Paris, chez la veuve de Claude Barbin, au Palais, sur le second perron de la Sainte Chappelle (sic), 1699, in-12. – Seconde partie des Avantures de Télémaque fils d’Ulysse, 1699, s. l., in-12. – Troisième partie des Avantures de Télémaque fils d’Ulysse, 1699, s. l., in-12. – Quatrième partie des Avantures de Télémaque fils d’Ulysse, s. l., s. d., in-12. – Cinquième partie des Avantures de Télémaque fils d’Ulysse, 1699, s. l., in-12. Ensemble 5 vol. in-12, mar. rouge, dos ornés, fil., dent. int., tr. dor. (Trautz-Bauzonnet). Provient des bibliothèques de Quentin-Bauchart, du comte de Sauvage et du baron James de Rothschild. 1.950 fr. à Pearson.



    1.045. Le Joueur, comédie en vers. A Paris, chez Thomas Guillain, 1697, in-12, mar. bleu jans., doublé de mar. citron, dent. à petits fers encad. les plats, ornem. aux angles, en bordure, fil. et perle, tr. dor. (Cuzin père). 1.000 fr. à Durel.



    Les lundi 10, mardi 11 et mercredi 12 avril 1905 : Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Quatrième partie. Livres anciens (Paris, A. Durel, 1905, in-8, VII-[1 bl.]-102 p., 397 lots [chiffrés 1.118 à 1.514]), dont Théologie [42 lots = 10,57 %], Jurisprudence [12 lots = 3,02 %], Sciences et Arts [45 lots = 11,33 %], Belles Lettres [246 lots = 61,96 %], Histoire [52 lots = 13,09 %]. Avec un Catalogue de beaux livres rares & précieux, anciens & modernes, ayant appartenu à MRE. Daguin, ancien président du Tribunal de commerce, Officier de la Légion d’honneur. Quatrième partie. Livres anciens. Album (Paris, A. Durel, 1905, in-8, 31 pl. h.-t. [numérotées 34 à 64]). Cette quatrième partie a produit 106.525 fr.


    1.126. Hore intemerate Virginis Marie secũdum usum Romanũ totaliter ad longũ sine reqre : cum pluribus oratiõibus in gallico et latino. Paris, Thielman Kerver pour Guillaume Eustace, s. d. (Almanach de 1497 à 1520), pet. in-4 goth., veau olive, dent. int., tr. dor. (Koehler). 1.100 fr.

    1.133. Heures latines et françoises à l’usage de ceux qui assistent au service de l’Église, avec des prières et réflexions morales sur les Évangiles des dimanches et fêtes de l’année. Tirées de la Sainte Écriture et des Saints Pères, et les vêpres et hymnes, selon le Bréviaire du diocèse de Paris, par le R. P. D. F. Maupin, R. Bénédictin. Paris, F.-H. Muguet, 1727, pet. in-12 réglé, mar. rouge, ornem. à petits fers et mosaïqués de mar. bleu et citron, couvrant entièrement le dos et les plats, doublé et gardes de tabis, tr. dor., étui en peau (Rel. anc.). 9.000 fr.

    1.139. Heures nouvelles, dédiées à madame la Dauphine. Écrites et gravées par L. Senault. A Paris, chez l’autheur, rue de Bussy, s. d., in-8, mar. rouge, dos orné, large dent. à petits fers sur les plats, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de la comtesse du Barry. 1.080 fr.

    1.157. Corpus doctrinæ christianæ … auctor Philippum Melanthonem. Wittemberg, anno 1570, in-fol., veau brun, compart. dorés et en couleurs, portraits de Luther et Melanchton au milieu des plats, coins et fermoirs en cuivre, tr. dor. ciselées (Rel. anc.). 1.100 fr.

    1.212. Phebus des deduitz de la chasse des bestes sauuaiges et des oyseaulx de proye (par Gaston Phœbus, comte de Foix). Paris, Jehan Treperel, s. d. (v. 1505), pet. in-fol. goth., fig. sur bois, mar. brun, ornem. à froid couvrant le dos et les plats avec titre en lettres dor., tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 6.950 fr.

    1.229. Les XXI épistres de Ovide, traslates de latin en françoys par révérend père en Dieu maistre Octavien de Saint Gelaix evesque Dangouleme. Lyon, Jehan Besson, 1522, pet. in-4 goth., fig. sur bois, mar. brun, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 1.225 fr.

    1.238. Opera jocunda no. d. Johanis Georgii Alioni astensis metro macharronico materno : et gallico composita. (à la fin :) Impressum Ast per magistrum Francischum de silva (1521), pet. in-8 semi-goth., fig. sur bois, mar. brun, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 2.650 fr.

    1.240. Sensuyt listoire des deux vrays amans Eurial et la belle Lucresse. Paris, Michel Le Noir, s. d., in-4 goth., fig. sur bois, mar. brun, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. dor. (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 1.500 fr.

    1.243. Sensuyt la dure et cruelle bataille et paix du glorieulx Sainct Pensard alencontre de Caresme. Cõpose par le prince de la Bazoche Diffould. Paris, Jehan Saint Denys, s. d., pet. in-8 goth., mar. brun, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor. sur les plats, tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 1.160 fr.

    1.245. Pronostication des c… saulvaiges, avec la manière de les apprivoiser. S. l. n. d. (v. 1530), pet. in-8 goth., titre orné d’une fig. sur bois, mar. brun, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor. sur le premier plat, tr. dor. (Cuzin père). Provient de la bibliothèque de Fernand Colomb. 1.210 fr.



    Frontispice, t. I

    1.284. Le Paradis perdu de Milton, traduction nouvelle, avec des notes, la vie de l’auteur, un discours sur son poëme, les remarques d’Addisson, un discours sur le poëme épique, par M. Racine. Paris, Desaint et Saillant, 1755, 3 vol. in-12, mar. citron, dos ornés, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de la marquise de Pompadour. 3.500 fr.

    1.292. Lomme pécheur par parsonnages ioué en la ville de Tours. Paris, Pierre Le Dru, 1508, pet. in-fol. goth. à 2 col., mar. brun, fil. et ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor., tr. bleue (Cuzin père). Le titre porte la marque et le nom du libraire Jehan Petit. De la bibliothèque de Fernand Colomb. 4.710 fr.

    1.396. La Partie de chasse de Henri IV, comédie en trois actes et en prose (par Collé) ; suivie de Lucile, comédie en un acte, mêlée d’ariettes (par Marmontel). A Paris, chez Vente, 1770, in-8, fig. de Gravelot, mar. rouge, dos orné de fleurs de lis et de dauphins, large dent. à petits fers avec fleurs de lis et dauphins aux angles, doublé et gardes de tabis, tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de la Dauphine Marie-Antoinette, femme de Louis XVI. 6.905 fr.

    1.411. Auli Gellii. Noctes atticæ, sev Virgiliæ atticæ, quas nunc primum a magno mendorum numero magnus veterum exemplarium numerus repurgavit. Parisiis, 1585, in-8 réglé, mar. rouge, dos et plats couverts de compositions à petits fers, tr. dor. (Rel. anc.). 1.310 fr.

    1.413. Gyron le Courtoys. Avecques la devise des armes de tous les chevaliers de la Table Ronde. Paris, Michel Le Noir, 1519, in-fol. goth., à 2 col., fig. sur bois, mar. rouge foncé, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor., tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 2.600 fr.

    1.414. Le Recueil des hystoires de Troye. Lyon, Anthoine du Ry, 1529, 3 parties en 1 vol. in-4 goth., mar. rouge foncé, ornem. à froid sur le dos et les plats, titre en lettres dor., tr. dor. ciselées (Cuzin père). De la bibliothèque de Fernand Colomb. 4.000 fr.



    1.435. L’Ingénieux Don Quixote de la Manche, composé par Michel de Cervantes, traduit fidellement d’espagnol en françois et dédié au Roy, par César Oudin, secrétaire interprète de Sa Majesté. A Paris, chez Jean Foüet, 1614. – Seconde partie de l’Histoire de l’ingénieux et redoutable chevalier Don Quichot de la Manche, composée en espagnol, par Miguel de Cervantes, Saavedra et traduicte fidelement en nostre langue, par F. de Rosset. A Paris, chez la vefve Jacques du Clou et Denis Moreau, 1618. Ensemble 2 vol. in-8, veau fauve, dos ornés, fil. et milieux dor. (Rel. anc.). Édition originale rarissime de la traduction française du chef-d’œuvre de Cervantès. 3.555 fr.

    1.466. L’Histoire de Thucydide Athénien, de la guerre, qui fut entre les Péloponésiens et Athéniens, tranlatée en langue françoyse par feu messire Claude de Seyssel lors évesque de Marseille et depuis archevesque de Turin. Paris, Josse Badius, 1527, in-fol., veau fauve, à compart. de fil. dor. et mosaïques de couleurs vert, rose, blanc, tr. dor. ciselées (Rel. anc.). 3.450 fr.

    1.484. Cérémonies observées au Sacre et coronément du très-chrestien et très-valeureux Henri IIII. roy de France et de Navarre. Ensemble en la réception de l’Ordre du S. Esprit en l’église de Chartres. A Paris, chez Iamet Mettayer et Pierre L’huillier, 1594, in-4, mar. La Vallière, compart. de mosaïq. bleu, encadrée dans des jeux de filets droits et courbes, avec des H couronnées couvrant entièrement les plats, doublé de mar. bleu, semis à l’infini d’H couronné et de guirlandes de lauriers, gardes de tabis bleu, tr. dor. (Lortic). 2.600 fr.

    1.493.Mémoires du cardinal de Retz, 4 vol. – Mémoires de Gui Joly, conseiller au Chatelet, 2 vol. – Mémoires de madame la duchesse de Nemours, 1 vol. A Amsterdam, chez J.-Fred. Bernard, 1731-1738. Ensemble 7 vol. in-12, portr. du cardinal de Retz par Thomassin, mar. vert, dos ornés, fil., tr. dor. (Derome). 1.620 fr.

    1.502. Les Vies des hommes illustres grecs et romains comparées l’une avec l’autre par Plutarque de Chaeronée, translatées premièrement de grec en françois par maistre Jaques Amyot. – Décade, contenant les vies des empereurs, mises en françois par Antoine Allegre. – Œuvres morales et meslées de Plutarque, translatées de grec en françois. Paris, Vascosan, 1567-1574, 14 vol. pet. in-8, mar. bleu foncé, dos ornés à petits fers, fil. tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de Machault d’Arnouville. 1.105 fr.    


     


      


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